Le bonheur en partant m’a dit qu’il reviendrait.

Je pensais naïvement que la vie ne me surprendrais plus. Je croyais que plus tu avançais dans la trentaine, plus ta vie te désenchantait. Qu’il fallait juste se taire et porter sa croix.

Alors j’ai fait comme tout le monde. Je me suis mordue les lèvres et j’ai continué à avancer malgré tout, contre vents et marées, pour ne pas qu’arrive l’inévitable. Je me suis battue de toutes mes forces pour garder un semblant de cohérence. Par amour fou, par peur, par égoïsme. Mais ce que je n’avais pas compris, c’est que tout était déjà fini depuis longtemps. Que le bonheur auquel j’avais rêvé de construire et finalement goûté quelques temps depuis mes 16 ans n’existait plus, qu’il avait claqué la porte à grands coups d’incompréhension, de mots difficiles à entendre, d’aveux qui te brulent le coeur, de regards qui te font perdre l’âme, de chemins pris séparément, de reproches, de fossés qui se creusent et d’envie d’ailleurs mélangée à la nostalgie d’avant, de l’ inscousiance perdue qui ne reviendrait jamais. On avait pourtant essayé.

Voila ce que m’avait apporté mes 30 ans. Amer constat finalement. Mais où était passé tout ce qui avait fait de nous un couple, des amants, des parents, tout ce qui nous avait fait nous aimer tellement ?

Alors j’ai fait comme les autres, j’ai continué à avancer, en me disant que la vie était comme ça, que les autres avaient leurs ombres au tableau, leurs cadavres dans les placards, leurs secrets et qu’ils n’avaient pas l’air si malheureux pour autant. J’ai été les autres, qui en rient, en jouent, se taisent ou en plaisantent, font de leurs faiblesses une force, une arme de séduction même, du moins aux yeux des autres, quand la lumiere est allumée . pas malheureuse finalement, mais incroyablement terre à terre et résignée. J’avais fini de rêver.

Je me suis alors nourrie d’autres bonheurs. de petits moments pour ma famille, mes enfants, de sourires, de rires , d’ idees sans lendemain, de travail, d’autres plaisirs aussi, bien égoïstes finalement alors qu’à ce moment là j’étais persuadée de le faire pour nous.

et puis il y a eu l’asphyxie, le déni, les grandes décisions à prendre, la tête qui explose, la terre qui tremble et l’évidence.

Le bonheur était parti, mais m’a promis qu’il reviendrait.

Et le bonheur n’a pas menti. il est revenu. rapidement, instantanément presque. Dans l’oreille attentive et bienveillante de certains proches, dans l’aide apportée, dans les portes qui s’ouvrent en même temps que celles qui se ferment. Dans le renoncement de la tête et l’ouverture du coeur. Dans le sourire des enfants, dans des rires, des sorties entres amis, en famille.

Et puis dans l’amour. Dans un regard qui te fait fondre malgré toi et tes grands principes à la con, dans un rire tellement fort qu’il brise toutes tes barrières, dans un sourire tellement beau qu’il te donne envie d’y croire de nouveau.

Le bonheur a frappé à ma porte de nouveau. Alors j’y ai beaucoup réfléchi et en même temps pas tellement, et puis j’ai dit oui . oui à la vie, oui à l’amour.

Vous l’aurez donc compris, j’ai un homme dans ma vie. un homme merveilleux qui a osé aller gratter plus loin que ma carapace, que ma grande gueule et mon caractère bien trempé pour me voir telle que j’étais vraiment.

On s’ est rencontré par hasard, dans un endroit où je n’ aurais jamais dû me trouver mais surtout où il était impératif que je sois. Un peu comme si l’univers tout entier avait comploté pour que l’ on se rencontre.

On s’ est vu et c’ est comme si on s’ était reconnu, comme si une energie incroyable s’ emparait de nous et nous revelait l’ un à l’ autre.

Alors on y a beaucoup réfléchi et en même temps pas tellement, parce que même si nos têtes se sont posées 1000 et 1 questions, nos coeurs savaient deja. Et apres un été passé ensemble, nous construisons désormais jour après jour une nouvelle vie. Une nouvelle vie à 2 et une nouvelle vie à 6. Une nouvelle vie de famille recomposée, lui, moi, ma marmaille et la sienne. Et depuis on ne se quitte plus.

Alors en effet il y a de la vie, du bordel, des cris, des rires, de la joie et puis de l’amour. Par kilo, par tonnes même.

Le bonheur est là aujourd’hui. À 2, et à 6. Il n’ est pas le même qu’ avant, n’ a pas ce goût d’insouciance de mes 16 ans, n’ a plus l’ envie idéaliste de reussir là où nos parents avaient échoués, ni la naïveté de la vingtenaire que j’étais mais il a l’ assurance, la détermination et le lacher- prise de la trentenaire que je suis aujourd’hui mélangé avec l’ apprentissage des leçons du passé. Et surtout il a le goût incroyable de l’amour qui te pousse à être meilleure.

Je croyais naivement que la vie ne me surprendrais plus. Pourtant elle a mis sur mon chemin un homme incroyable qui rend mes matins tellement joyeux, mes après-midi tellement belles et mes soirées tellement incroyables que je rêve de nouveau à des lendemains sans fin.

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La vie est un chemin.

 

l’annonce de ma séparation avec papa débordé et mon article sur la garde alternée a créé beaucoup de réactions par ici et sur Facebook . j’ai reçu des centaines de commentaires, de témoignages, de réactions . Des mères séparées, des mères célibataires, des mères de familles recomposées, des mères toujours en couple avec le papa de leurs enfants . Des mamans de tout horizons .

J’ai aussi reçu des centaines de messages privés . Certains messages étaient là pour m’encourager, d’autres pour comprendre pourquoi, et beaucoup pour me partager un désarroi . Ce Désarroi, c’est celui de mères qui me disaient qu’elles n’étaient plus heureuses, pour certaines depuis longtemps, avec le papa de leurs enfants. Qu’elles pensent à les quitter mais hésitent . Qu’elles ne savent pas si c’est une bonne chose, ou pas, si elles ne vont pas faire pire que mieux . Et puis elles pensent à leurs enfants et ont peur de les perturber .

Je n’ai pas répondu à ces messages . Pardon . Mais voyez-vous, c’est que j’ai d’abord été très surprise et débordée par le nombre de messages, qu’il me manque du temps et qu’à vrai dire je ne savais pas trop quoi répondre .Mon histoire est particulière, comme chaque histoire . Et soyons honnête et pragmatique, les procédures de divorce ne permettent pas une grande liberté d’action et d’écriture .

Je ne veux pas du tout faire l’apologie de la séparation, bien loin de là . Car se séparer de son conjoint, qui plus est du père de ses enfants, est une décision importante, lourde de sens et d’impacts, qui vous changera vous mais forcement toute votre famille .

 Vous le savez, c’est une décision que j’ai prise moi-Même . La dure loi de la vie de couple étant que l’on doit être 2 pour vivre un couple, mais un seul pour le terminer. J’ai vécu presque 17 ans de vie avec le papa de ma marmaille. Nous avons vécu de très bons moments, dont la naissance de nos 3 merveilles qui restera le plus joli cadeau que l’on se soit fait . On s’est aimé beaucoup, énormément . On a aussi vécu des moments difficiles . Et je dirais que sur plusieurs aspects, nous sommes simplement arrivés au bout de notre chemin de couple . Je ne peux pas vraiment rentrer plus dans les détails de cette séparation.

Mais si je devais vous dire une seule chose  pour répondre à vos messages, c’est que la vie est un chemin. Ce chemin, nous le choisissons au départ comme étant le meilleur pour la vie que nous imaginons construire et ce que nous voudrions faire. Nous pensons à une destination idéale .

On passe du temps à chercher le chemin, on arpente les rues et la vie, on en trouve de jolis, on s’égare aussi dans des petites ruelles sombres . Parfois aussi on peut se tromper d’itinéraire, tomber et se relever .  Cette vie, peut être des plus confortables et vous faire marcher le pas et le cœur léger . Mais parcourir un chemin, c’est aussi apprendre, à se connaître tout d’abord, se rendre compte que finalement, cette vie n’est pas si confortable, on peut alors remarquer que vos pieds sont pleins de cloches et des blessures parce que le chemin est plus rude que prévu, qu’au fur à mesure on s’use de plus en plus . ou plus simplement que malgré le confort de cette vie, elle ne vous correspond pas , ou plus . Parce que le chemin nous a changé et que l’on aspire à autres choses, à d’autres paysages . Bref, une multitudes de possibilités qui peuvent nous faire réfléchir.

Alors quand on en arrive là, il y a 2 Décisions possibles : Soit on reste sur le chemin malgré tout et on continue à avancer , contre vents et marées, quitte à se blesser davantage,  pour peut être à un moment retrouver sa route ou au contraire se perdre à jamais.

Soit on se dit que l’on peut-veut- doit tout changer, de choix  et d’itinéraires, quitte à se tromper  pour peut être se trouver sur un chemin de vie qui nous correspond davantage ou au contraire regretter l’ancien chemin .

En fait, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions, ni de bons ou de mauvais chemins .

La seule chose qui existe vraiment ce sont les choix que l’on fait, et ces choix-là, je vous le jure, doivent être pris avec le cœur et avoir un seul but : le BONHEUR . Cette recherche du bonheur est intense, prenante, éprouvante et vous demandera tantôt d’être très altruiste, tantôt d’être très égoïste .

Alors finalement, la seule chose que je peux vous conseiller, ce n’est ni de partir ni de rester, mais d’écouter votre cœur et de ne chercher qu’une chose : LE BONHEUR .

Et la réponse vous apparaitra claire ( ou presque )

 

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La garde alternée ou le grand méchant jugement de la mère

Le quotidien d’une maman séparée tourne autour de plusieurs choses : ses enfants, son boulot, l’organisation nouvelle, sa vie avec ses enfants, et la vie sans ses enfants . Pour certaines 6 jours sur 15, 5 jours sur 15, ou  en garde alternée totale, c’est à dire aune semaine sur 2.  Donc, si tu calcule bien, tu as tes enfants une semaine, ensuite ils sont chez leur papa une semaine .

Nous avons choisi ce mode de garde .

Alors la semaine où je les ai , je m’occupe d’eux au max, je gères ma vie de maman, je prends un maximum de bonheur et de bon temps avec eux en fait vivre et menourrir de leurs sourires .

et la semaine où je ne les ai pas , et bien il y 2 options : s’enfermer jusqu’à leur retour en mangeant des paquets de bonbons de 2kg en matant Les feux de l’amour et sniffer leurs pyjamas , ou se dire que tu peux sortir, rencontrer des gens, pourquoi pas voyager . en fait vivre d’autres bonheurs .

Personnellement j’ai choisi la 2ème option. C’est pour moi la plus vivable et la plus intéressante à vivre . parce que je ne suis pas qu’une mère  et que je refais ma vie de femme.

Sache une chose, c’est que si tu choisis la 2 eme option,  tu risques fortement de te heurter à quelques réflexions, du genre que tu as l’air  plutôt heureuse de ne pas avoir tout le temps tes enfants. Parce que vois -tu , si tu ne pleures pas toutes les larmes de ton corps quand tu n’as pas tes enfants, t’es une mauvaise mère . Surtout si c’est toi qui demande le divorce- la séparation . Bah voyons .

Soyons honnête , avoir un peu de temps pour soi est agréable , les 2-3 ou 4 premiers jours . Mais la garde alternée c’est aussi avoir le cœur qui pince quand tu  » rends  » tes enfants ,  Savoir que tu les partageras le reste de ta vie, avoir un manque dans le creux du ventre, se demander comment ils vont et être d’une impatience folle à l’approche des retrouvailles.

Alors tu me diras que la mère peut garder la garde principale des enfants, que rien ne remplace une mère. Sauf qu’en 2017 les pères ont une place , et que je trouve important que le père de mes enfants, peu importe le pourquoi et les raisons de notre séparation, a  le droit et le devoir d’avoir ses enfants et de les voir autant que moi . Parce que c’est leur papa. Parce que c’est un bon papa. Parce qu’il est aussi impliqué que moi dans leur vie et que ce n’est pas parce que je les ai porté qu’il doit être mis au second rôle . Parce qu’il les aime .

Donc non, je ne pleure pas quand je n’ai pas mes enfants . Oui , je sors, je ris, je danse, je bois des verres, je fais la fête, du shopping, des expéditions, je voyage ( présentement je suis en vacances d’ailleurs, sans mes enfants ) , je rencontre des gens, je bosse beaucoup plus aussi ( j’ai aménagé mes horaires selon ma garde ) ( oui j’ai de la chance ) , je vis . 

Oui ils me manquent, oui je suis heureuse de les récupérer, oui j’en profite 2x plus quand je les ai , histoire qu’on ai tous des bons souvenirs ensemble en prévision de la semaine où l’on ne sera pas ensemble, oui je sniffe leur pyjama parfois quand ils me manquent trop.
Alors pour répondre à  la question, je ne m’occupe pas moins de mes enfants, je m’en occupe différemment, je gère le temps car je sais qu’il nous est imparti . je les aime INFINIMENT et même si j’ai pris la décision de la séparation ils ne me manquent pas moins pour autant . j’ai fait un choix qui ne fait pas de moi une mère qui délaisse ses enfants . je pourrais même vous dire  » Que du contraire !  » mais ce sera un autre débat pour un prochain article peut être 🙂

Mais les mamans ne sont aujourd’hui plus les seules à s’occuper de leurs enfants et les papas ont une place importante à tenir dans la vie de leurs enfants, et je ne compte pas leur en priver .

 

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2016 se termine, vive 2017 ! ( Le bilan de 2016, les envies de 2017, toussa toussa )

2016 est enterré, et notre 2016 à nous à été synonyme de changements en tout genre :

Soucis important avec l’ainé dans sa scolarité, diagnostic de TDAH, instit démissionnaire et école aux abonnés absents, changement d’école, une nouvelle équipe pédagogique au top, des solutions trouvées pour le TDAH, des vacances et des sorties sympas avec et sans les enfants, la reprise à temps plein du boulot pour moi, quelques difficultés pour trouver l’organisation , des enfants qui grandissent, une famille qui se construit petit à petit, de la fatigue, des fous rires, etc. etc  .

Bref de jolies montagnes russes, mais rien de bien grave ni d’insurmontable. La vie, la vraie, ni trop difficile ni trop douce.

Au niveau du blog, quelques changements aussi, un peu moins d’articles mais vous , pourtant, étiez toujours au rendez-vous et même tant et plus puisque vous avez été plus de 500.000 à lire mes articles en 2016 . oui , un truc de ouf ! Et je ne sais trop bien quoi vous dire , si ce n’est 500.000 mercis à vous d’être toujours au rendez-vous ! ( je ferai certainement une petite liste des articles les plus lus en 2016 sur le blog ) .

2016 a été une année formatrice, révélatrice, inspirante, réjouissante, ou l’on a pu relever des défis, consolider notre famille, notre amour et se dire que rien n’est tellement jamais acquis dans la vie que l’on ne peut faire qu’une seule chose : profiter de chaque instant !

Pour 2017 donc , on va continuer comme ça, de profiter au jour le jour, de ne pas faire trop de plan sur la comète, de trouver des moments pour nos enfants, et puis des moments pour nous aussi, de rire et de s’engueuler aussi sinon c’est pas marrant .

En 2017, même si tu sais que je ne fais JAMAIS de résolutions, parce que les résolutions sont faites pour des gens lisses et parfaits et que nous ici on est un peu fou et trèèès imparfait, il y a 2 -3 choses que j’aimerais faire de cette année, histoire de bien la sentir vibrer et d’en profiter un max :

  • Continuer à évoluer dans mon boulot : j’apprends beaucoup pour l’instant, je me prends des bons moments mais aussi pas mal de moments contraignants. Je veux donc continuer à apprendre, m’investir et si possible me prendre des murs, parce que c’est comme ça que j’apprends le mieux haha ( tu le sais que je suis bizarre )
  • Profiter un maximum de mes hyperactifs : on l’est tous dans la famille, alors profitons -en pour ne pas nous ennuyer ! je vais tenter d’organiser plus souvent des sorties, activités, vacances et vadrouille en famille .
  • Re-aménager notre maison : qui est grande et assez neuve mais qui mériterait un meilleur aménagement pour plus de facilité à 5 ( rangement, chambre des enfants, déco, toussa toussa )
  • Prendre un peu plus soin de ma peau : mes 33 ans arrivent à grands pas et je vois 2-3 rides qui se profilent. je ne peux pas arrêter le temps, mais je dois penser à plus la chouchouter . en commençant par exemple à me demaquiller haha. même que si t’es sympa je t’en parlerai 🙂
  • Voyager ! en famille, en amoureux, entres filles, entres amis . les prochains mois je veux voir du pays ! oh pas faire le tour du monde, mais je voudrais en découvrir plus sur l’Europe.
  • Apprendre à mes enfants le féminisme : Car ces acquis ne tiennent clairement qu’à un fil et que plus nos filles sauront qu’elles sont libres, belles et intelligentes, mieux ce sera ! Et comme une lectrice me l à dit très justement, nos fils doivent aussi connaître ces valeurs pour respecter les femmes . Cqfd.
  • Prendre du temps avec mes enfants individuellement : quand on a une ( petite ) famille nombreuse et un agenda bien chargé ce n’est pas toujours facile, mais j’aimerais essayer de prendre parfois du temps avec l’un et l’autre, en dehors de la fratrie .
  • Ne pas prendre la vie au sérieux : Rire, danser, m’amuser, m’éclater même, comme l’année passée quoi !
  • Continuer à partager avec vous ! mes idées, mes avis , mon humour à la con, mes coups de cœur, mon quotidien, mes sorties, ….sur le blog et la page .
  • Rester moi-même !

Et Vous, vous avez envie de quoi cette année ?

 

Bonne année les parents débordants !

 

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Ces trucs que je kiffe depuis que j’ai repris le boulot .

Bon ok,  notre organisation n’est pas encore parfaite, mes cernes font déjà 40 cm environ après  un mois de boulot à peine,mais il faut quand même que je vous avoue qu’il y a des trucs que je kiffe dans ma vie toute fraiche de workingmum .  Comme par exemple :

 

Manger le midi sans se prendre de la panade dans le visage  : Parce que oui, des centaines de mères au foyer se font presque quotidiennement agressées par leurs bébés à coup de cuillère de purée chaque midi.

Aller faire pipi sans être accompagnée : Et ça c’est juste le bonheur. j’te jure .

Passer ma journée en talons hauts : sans devoir courir après des petits humains toute la journée .

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Cohabiter avec des humains sans devoir leur torcher le cul : Et non je ne suis pas infirmière.

Troquer mon heure de table contre une heure de shopping childfree : C’est aussi l’avantage de bosser tout près d’un centre commercial. Et si tu me demanderas quel est l’intérêt de travailler si c’est pour dépenser son salaire en fringue c’est que tu n’es pas une shoppingaddict.

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Ne plus devoir manger les biscuits en cachette  après le repas : Oui je tente de donner une éducation de non grignotage à mes enfants alors que je suis la première à le faire . Depuis que je retravaille un de mes tiroirs de bureau est carrément devenu un garde-manger . ( rendez-vous dans 6 mois avec 10 kg de plus hahah )

Ne pas devoir gérer les conflits du matin au soir : fini les mamaaaannnnnnsss elle m’a frappé , il m’a volé mon gouterrrrr ou autres excuses du genre pour attirer mon attention toutes les 2 secondes. maintenant c’est papa débordé qui gère ça ( et il comprend nettement mieux ma tête déconfite quand il rentrait le soir maintenant ^^ )

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Le calme : oui bon, en vrai dans le domaine où je travaille le calme est tout relatif, mais c’est quand même beaucoup plus calme qu’une maison avec 3 enfants déchainés . quoique.

Rentrer le soir et voir leurs sourires s’illuminer : quand je passe la porte et les entendre me raconter leur journée . c’est juste le BONHEUR et certainement le meilleur moment de ma journée .

 

Et vous les working mum, c’est quoi votre plus grand Kif ?

 

 

Celle qui retravaillait

Il y a presque 3 ans, et après pas mal de discussions familiales,  J’avais décidé de m’occuper à temps plein de ma famille. C’était un besoin qui m’animait depuis un moment, d’être la pour eux, tout le temps. Dans l’euphorie, on refaisait même un 3eme moufflet, histoire de ne pas s’ennuyer et de vivre la douce folie de la famille nombreuse .

A la base, le deal était que je serais maman à temps plein ( ou presque ) jusqu’à l’entrée à l’école de Ptitederniere.

Et honnêtement, je vis ces moments de maman  » au foyer  » avec beaucoup de joie et de bonheur. Je réponds à des besoins, et j’ai cajolé mon dernier bébé bien plus que je n’ai pu le faire avec les deux premiers. ce sont de beaux moments.

Mais dans la vie ( surtout dans la mienne ), rien n’est immuable. Après avoir pouponné pendant 13 mois, résolu (ou presque ) les gros soucis scolaire de Monmonstre et géré à temps plein toute ma famille, un jour de juin et presque par hasard, j’ai eu envie de retravailler.

Parce que je m’étouffe à ne vivre que d’eux , parce que je ressens aujourd’hui un plus grand besoin d’indépendance, parce que je me suis lassée de n’être qu’une maman, parce que j’ai envie de vivre dans un monde d’adulte, parce que je ne suis pas assez débordée à mon goût, parce que j’ai envie de nouveaux challenges, parce qu’il faut payer les factures, parce que j’en ai marre de me refuser certaines choses . parce que la vie change . parce que j’ai changé aussi, et que je suis aujourd’hui moins en accord avec ma vie de mère au foyer.

Bref, j’ai remis à jour mon cv, je l’ai remis sur le marché et …. j’ai été très vite recontactée. Par plusieurs sociétés. J’ai passé pas mal d’entretiens pendant 15 jours assez intenses. Et j’ai décroché un job. Un job très intéressant. Très prenant aussi. Un job à mon image je crois : débordant et exigeant. Je commence dans 5 semaines.

Ce temps avant  » la reprise  » dans la cour des grands est mis à profit pour mettre en place une organisation différente, parce que soyons honnête, bosser temps plein veut bien entendu dire que je serai moins disponible pour ma famille, ou différemment en tout cas .

Tout cela inclus un plus grand partage des tâches au sein de la famille et du couple, une nouvelle organisation, un changement dans nos habitudes, une place plus importante pour d’autres moyens de garde ( garderie, grands-parents, …. ) , une mise en place éventuellement d’aide extérieure pour la maison, …..

C’est aussi un pas de plus vers celle que je suis actuellement.  Et oui, tu peux me trouver bi-polaire ! Mais je pars du principe qu’il faut suivre ses besoins et ses envies dans la vie, et que l’on peut avoir une multitude de besoins totalement différents selon la période de la vie . c’est ma façon d’être moi et d’être heureuse.

Je n’y vais pas la fleur au fusil, car je sais que 3 enfants et un temps plein ça va être  » chaud patate  » comme on dit chez moi, mais je sais que je suis bien aidée par papa débordé qui prend son rôle très à cœur et qui intègre très bien les valeurs féministes du partage des tâches .

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Bref, je vais être vraiment vraiment débordée !

 

 

Quelle mère suis -je ?

Une maman, on sait tous ce que c’est . Mais les mamans sont toutes différentes les unes des autres, même s’il y a un critère qui les rassemblent : elles ont toutes eu l’idée ( bizarre ) de faire des enfants . Il y a des mamans qui bossent, des mamans au foyer, des sévères, des très cool, des mamans à talons, il y a celles qui préfèrent les baskets pour courir plus vite , des mamans qui voyagent, celles qui ne bougent pas de la maison, des mamans sportives, …..  Bref, il y a autant de mamans différentes qu’il y a de femmes.

Alors quand Le  » Belgian Family blog «  m’a demandé de vous décrire  » Quelle mère je suis  » , j’avoue que j’ai eu un peu de mal à me décrire  . Parce que je suis un Melting Pot d’un tas de trucs bizarres et d’univers différents à moi toute seule . Je suis comme tout ces petits bouts de tissus qui ne se ressemblent pas , et que l’on coud les uns aux autres pour en faire une couverture pas si moche au final.

En fait, je crois que je suis une mère Patchwork .

  • Un peu Rock’n Roll avec mes quelques tatoos et mes cheveux de toutes les couleurs.
  • au foyer à faire en sorte que tout mon petit monde ait tout ce qui lui faut et à gérer en grande partie toute l’organisation de ma famille , qui a consciemment décidé de lever le pied pour m’occuper de ma famille, mais avec plusieurs projets professionnels aboutis ou non, qui verront ou non le jour, l’avenir nous le dira.
  • Assez égoïste pour prendre régulièrement des moments pour moi et souffler hors de ce joyeux bazard
  • Tout à fait débordée entre les 8 lessives en retard, des enfants qui courent partout entre un tas de rendez-vous médicaux des enfants, les sports .et des idées pleins la tête, des projets par centaines et l’occasion d’en réaliser quelques uns.
  • Sévère, j’ai tendance à trop vite crier et j’ai difficile à accepter que mes enfants dépassent les limites imposées et mes limites personnelles
  • Fun, souvent à danser et chanter avec mes 3 monstres pour les faire rire
  • Distraite, j’oublie souvent un rendez-vous, un anniversaire, un gâteau à faire pour l’école ou une sortie scolaire.
  • Caline, toujours à les bisouter et les papouiller . Mais distante quand ils dépassent les bornes et que j’ai besoin de prendre du recul.
  • Sportive depuis peu, je ne peux plus me passer de mes 2 séances de fitness par semaine.
  • Pas du tout fusionnelle, même si j’aime infiniment mes enfants , j’ai besoin de mes moments à moi et aussi avec papa débordé. Je n’ai donc aucun mal à laisser mes enfants quelques jours ou quelques heures à des bras tout aussi bienveillants que moi pendant que je passe une soirée en amoureux, une après-midi entre copines, un Week-end à l’étranger .
  • Pas très poule non plus, mais plutôt louve, je préfère regarder mes enfants évoluer à leur rythme en les aidant si besoin plutôt qu’être toujours derrière eux à tout faire à leur place, quitte à ce que ce soit le bordel chez moi.
  • Loufoque, avec un humour très second degré dans la vie comme sur mon blog, que soit on adore, soit on déteste, mais qui me caractérise parfaitement .
  • Un peu excessive, dans la vie comme dans la maternité, j’ai tendance à vite m’énerver. Mais je sais aussi revenir sur mes pas et m’excuser auprès de mes enfants lorsque je m’emballe trop vite .

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Et vous , quelle mère êtes -vous ?