Le bonheur en partant m’a dit qu’il reviendrait.

Je pensais naïvement que la vie ne me surprendrais plus. Je croyais que plus tu avançais dans la trentaine, plus ta vie te désenchantait. Qu’il fallait juste se taire et porter sa croix.

Alors j’ai fait comme tout le monde. Je me suis mordue les lèvres et j’ai continué à avancer malgré tout, contre vents et marées, pour ne pas qu’arrive l’inévitable. Je me suis battue de toutes mes forces pour garder un semblant de cohérence. Par amour fou, par peur, par égoïsme. Mais ce que je n’avais pas compris, c’est que tout était déjà fini depuis longtemps. Que le bonheur auquel j’avais rêvé de construire et finalement goûté quelques temps depuis mes 16 ans n’existait plus, qu’il avait claqué la porte à grands coups d’incompréhension, de mots difficiles à entendre, d’aveux qui te brulent le coeur, de regards qui te font perdre l’âme, de chemins pris séparément, de reproches, de fossés qui se creusent et d’envie d’ailleurs mélangée à la nostalgie d’avant, de l’ inscousiance perdue qui ne reviendrait jamais. On avait pourtant essayé.

Voila ce que m’avait apporté mes 30 ans. Amer constat finalement. Mais où était passé tout ce qui avait fait de nous un couple, des amants, des parents, tout ce qui nous avait fait nous aimer tellement ?

Alors j’ai fait comme les autres, j’ai continué à avancer, en me disant que la vie était comme ça, que les autres avaient leurs ombres au tableau, leurs cadavres dans les placards, leurs secrets et qu’ils n’avaient pas l’air si malheureux pour autant. J’ai été les autres, qui en rient, en jouent, se taisent ou en plaisantent, font de leurs faiblesses une force, une arme de séduction même, du moins aux yeux des autres, quand la lumiere est allumée . pas malheureuse finalement, mais incroyablement terre à terre et résignée. J’avais fini de rêver.

Je me suis alors nourrie d’autres bonheurs. de petits moments pour ma famille, mes enfants, de sourires, de rires , d’ idees sans lendemain, de travail, d’autres plaisirs aussi, bien égoïstes finalement alors qu’à ce moment là j’étais persuadée de le faire pour nous.

et puis il y a eu l’asphyxie, le déni, les grandes décisions à prendre, la tête qui explose, la terre qui tremble et l’évidence.

Le bonheur était parti, mais m’a promis qu’il reviendrait.

Et le bonheur n’a pas menti. il est revenu. rapidement, instantanément presque. Dans l’oreille attentive et bienveillante de certains proches, dans l’aide apportée, dans les portes qui s’ouvrent en même temps que celles qui se ferment. Dans le renoncement de la tête et l’ouverture du coeur. Dans le sourire des enfants, dans des rires, des sorties entres amis, en famille.

Et puis dans l’amour. Dans un regard qui te fait fondre malgré toi et tes grands principes à la con, dans un rire tellement fort qu’il brise toutes tes barrières, dans un sourire tellement beau qu’il te donne envie d’y croire de nouveau.

Le bonheur a frappé à ma porte de nouveau. Alors j’y ai beaucoup réfléchi et en même temps pas tellement, et puis j’ai dit oui . oui à la vie, oui à l’amour.

Vous l’aurez donc compris, j’ai un homme dans ma vie. un homme merveilleux qui a osé aller gratter plus loin que ma carapace, que ma grande gueule et mon caractère bien trempé pour me voir telle que j’étais vraiment.

On s’ est rencontré par hasard, dans un endroit où je n’ aurais jamais dû me trouver mais surtout où il était impératif que je sois. Un peu comme si l’univers tout entier avait comploté pour que l’ on se rencontre.

On s’ est vu et c’ est comme si on s’ était reconnu, comme si une energie incroyable s’ emparait de nous et nous revelait l’ un à l’ autre.

Alors on y a beaucoup réfléchi et en même temps pas tellement, parce que même si nos têtes se sont posées 1000 et 1 questions, nos coeurs savaient deja. Et apres un été passé ensemble, nous construisons désormais jour après jour une nouvelle vie. Une nouvelle vie à 2 et une nouvelle vie à 6. Une nouvelle vie de famille recomposée, lui, moi, ma marmaille et la sienne. Et depuis on ne se quitte plus.

Alors en effet il y a de la vie, du bordel, des cris, des rires, de la joie et puis de l’amour. Par kilo, par tonnes même.

Le bonheur est là aujourd’hui. À 2, et à 6. Il n’ est pas le même qu’ avant, n’ a pas ce goût d’insouciance de mes 16 ans, n’ a plus l’ envie idéaliste de reussir là où nos parents avaient échoués, ni la naïveté de la vingtenaire que j’étais mais il a l’ assurance, la détermination et le lacher- prise de la trentenaire que je suis aujourd’hui mélangé avec l’ apprentissage des leçons du passé. Et surtout il a le goût incroyable de l’amour qui te pousse à être meilleure.

Je croyais naivement que la vie ne me surprendrais plus. Pourtant elle a mis sur mon chemin un homme incroyable qui rend mes matins tellement joyeux, mes après-midi tellement belles et mes soirées tellement incroyables que je rêve de nouveau à des lendemains sans fin.

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Valérie

Je me rappelle très bien de ce 1er septembre 1998, où je me suis retrouvée seule dans cette grande cour entourée de toute cette foule de jeunes si bruyants et si heureux de se retrouver, alors que je ne connaissais personne.

Et puis c’est au moment de l’appel des élèves que je l’ai rencontrée, Valérie. Elle était là, Ce petit bout de fille, belle comme un cœur avec ses grands yeux brun et son sourire jusqu’aux oreilles.

Elle était plutôt sympa, Valérie. Elle était là depuis plusieurs années, elle connaissait donc très bien l’école, les profs, où se mettre pour ne pas se faire trop ennuyer par la bande de dernière année qui passent leur temps à charrier les nouveaux et ceux qui ne rentrent pas dans leur moule.

Surement parce qu’elle ne portait pas les dernières converses à la mode. Ou parce qu’elle riait un peu bêtement. Mais je l’aimais bien moi, Valérie. Et puis c’était presque la seule élève à m’avoir parlé, moi, la nouvelle.

elle avait beaucoup plus de poitrine que les filles de notre année. Elles en étaient jalouses, surtout quand on se déshabillait en cours d’éducation physique. Elles n’étaient pas très sympas les autres filles, et surnommaient Valérie « La débile aux gros nichons ». Mais Valérie continuait à leur sourire.

Les garçons n’étaient pas forcément plus gentils avec elle. Ils se moquaient beaucoup derrière son dos. Mais devant elle, ils faisaient mine de vouloir être amis. Pour que Valérie soit gentille avec eux.

Elle gloussait quand un garçon lui faisait un compliment ou lui faisait les yeux doux. Elle voulait avoir un petit copain, et être amoureuse. Comme toutes les filles de 15 ans de notre classe. Elle avait d’ailleurs déjà eu un petit copain l’année dernière, mais ça ne s’était pas trop bien terminé. Il l’avait emmené aux toilettes soit-disant pour l’embrasser mais dans sa tête il avait d’autres plans pour elle. Elle l’avait suivi parce qu’elle avait confiance, et quand il a commencé elle ne savait pas quoi faire, alors elle a juste pleuré en lui répétant qu’elle ne voulait pas. Heureusement un surveillant était arrivé et a arrêté le drame à temps. Depuis, la sœur de Valérie lui interdisait de voir ce garçon.

Elle était un peu triste parce qu’elle l’aimait bien, mais elle le trouvait trop méchant.

Valérie galérait beaucoup en classe, mais les professeurs ne lui en tenaient pas rigueur, parce que c’était difficile pour elle, et qu’elle était différente. Ils disaient à sa maman qu’ils savaient qu’elle n’avait pas le niveau, mais que tout ce qui était pris était pris , qu’ils essayaient de la maintenant dans une école normale mais qu’elle devrait probablement changer d’école bientôt. Une école qui correspondait plus à ses troubles et ses lacunes.

Je la trouvais bizarre parfois, à ne rien comprendre et à toujours devoir lui répéter les choses 10x, à ne pas comprendre quand les gens se moquaient d’elle et à se laisser autant faire par les garçons. Mais Valérie était comme ça, belle, gentille et naïve comme une enfant de 10 ans.

Parce que Valérie était différente oui. Elle avait 18 ans en 1998 mais dans sa tête pas plus de 14. Sa mère avait bu pendant sa grossesse, et Valérie souffrait d’un retard mental. Sa maman ne buvait pas énormément, mais un peu tous les jours. Elle n’a pas su arrêter de boire pendant la grossesse. Et son bébé, Valérie, a bu avec elle, ce qui a causé des dégâts neurologiques irrémédiables.

À la fin de l’année, mon amie Valérie, la jolie Valérie aux grands yeux bruns et au sourire jusqu’aux oreilles, est partie dans une autre école. Une école plus adaptée à ses lacunes et son retard mental. Je ne l’ai jamais revue. Mais je m’en souviens presque comme si c’était hier.

Aujourd’hui, Valérie a 36 ans. La magie des réseaux sociaux m’a permis il y a quelques mois de voir que Valérie allait bien, des yeux toujours aussi grands et aussi bruns.

Elle est une adulte,mais dans sa tête elle n’aura jamais plus de 14 ans.

L’histoire de Valérie est une histoire que j’ai vécue. Une personne que j’ai connue. Et chaque jour elle me rappelle combien l’alcool est néfaste pour un fœtus et combien il est important de ne pas boire pendant la grossesse.

L’alcool est –il un réel danger pour le bébé ?

On entend beaucoup de choses différentes sur l’alcool pendant la grossesse, . Mais les équipes de Santé publique France est formelle, l’alcool est dangereux pour le fœtus, il peut provoquer des fausses couches ou un accouchement prématuré mais aussi un retard mental, physique et/ ou des troubles du  comportement de l’enfant. Bref, de quoi faire réfléchir…

Que fait l’alcool chez le bébé ?

L’alcool bu par la mère passe toujours dans le sang du bébé par le placenta et donc, il y a autant d’alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère. Hors, le bébé est beaucoup plus petit que nous adulte.

De plus, le bébé reste exposé plus longtemps aux effets toxiques de l’alcool, car son petit foie l’élimine plus lentement.

Y a-t-il une quantité minimum tolérée ?

En fait, on ne sait toujours pas en 2017 quelle est la quantité minimale d’alcool qui est toxique pour le fœtus. Dans ce cas, il est donc plutôt conseillé de ne pas boire du tout d’alcool pendant toute la durée de la grossesse.

Que faire alors ?

Il existe sur le marché une grande quantité de boissons sans alcool très attractives et super bonnes (même du virgin mojito ) qui vous permettra de profiter de la fête comme tout le monde.

Et puis n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme si vous avez des questions à ce sujet, ou encore de manière anonyme en allant sur alcool-info-service.fr ou téléphoner au 0 980 980 930 (7 jours/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé). Ca vaut le coup de se donner les meilleures chances de mettre au monde un merveilleux bébé en bonne santé !

7 Conseils pour faire vivre au mieux la séparation des parents aux enfants

Les ruptures amoureuses ne sont simples pour personne. Que ce soit pour celui qui part ou pour celui qui est laissé. cette expérience crée obligatoirement une déchirure . On était un couple , on en est plus un.

Lorsque nous sommes parent en plus d’être un couple qui se sépare, cela complique forcément les choses. Premièrement parce que même si le couple amoureux n’existe plus, le couple parental est toujours d’actualité, ce qui implique que ces 2 personnes devront continuer à exister et communiquer ensemble, d’une manière ou d’une autre. et ce n’est pas toujours très facile, surtout au début.

Deuxièmement parce que quoi que tu fasses, le parent de ton enfant restera le parent de ton enfant, que cela te plaise ou non. ( je n’ai pas dit que cela ne me plaisait pas de mon côté attention, je parle pour la généralité et l’effet de style ) ( on ne sait jamais que ce soit mal pris ) ( bordel t’as vu, je recommence avec ma manie des parenthèses ) .

Troisièmement parce que lorsqu’un couple se sépare, s’il a des enfants, c’est toute la famille qui encaisse et qui doit se reconstruire, les enfants au milieu de tout cela .

Il est donc important de les accompagner et de les  » préserver  » au mieux de tout ce changement . non pas que je dise qu’il faille les enfermer dans une bulle de verre et les épargner de la vraie vie ou faire toute en fonction d’eux. Si je pensais comme cela, je n’aurais pas quitter mon mari, je serais rester pour les épargner et ne pas avoir à partager mes enfants . Quand je dis épargner, je veux parler d’attitude à adopter pour que les enfants s’adaptent avec le plus de facilités possibles à cet énorme changement de vie.

Aujourd’hui sur le blog, je voulais vous donner quelques conseils d’attitudes positives à adopter que les enfants vivent au mieux la séparation.

Expliquez-leur la situation avec des mots simples : adaptez votre discours selon l’âge de vos enfants, mais ne commencez pas à rentrer dans des longs discours interminables. Il est bien entendu important de leur dire la vérité, mais avec des mots qu’ils comprendront .

Rassurez-les ! Les enfants ont souvent besoin d’être rassurés sur les sentiments que vous éprouvez pour eux. Alors dites leurs bien que papa et maman les aiment et qu’ils les aimeront toujours, et que la séparation ne change RIEN au sentiment d’amour que vous éprouvez pour eux. parce qu’après tout, ce sont eux les amour de votre vie. alors dites leurs que vous les aimez, plus que de raison, ils en auront besoin.

Ne dites jamais de mal sur l’autre parent en la présence des enfants : Les cas de séparation menent parfois à ne plus supporter l’ancien conjoint ( en même temps si c’était le Big love vous ne vous seriez pas séparés ) . vos sentiments vous appartiennent et si dans votre cœur l’ancien(ne) compagn(on)e porte désormais le doux surnom de  » l’autre con(ne)  » , gardez-le pour vous . Pour vos enfants, c’est leur papa-maman. soyez adulte et intelligent et ne dites que du bien de l’autre parent. et si vous n’y arrivez pas, et bien ne dites rien . et si cela vous démanche vraiment trop téléphonez à votre mère une fois les enfants au lit, elle sera d’office d’accord avec vous ! ( ben oui, c’était la belle-mère de ton ex )

Ne vous disputez pas devant les enfants : Lors de l’échange de garde, il peut être fort tentant de profiter de voir l’ancien compagnon pour parler de sujets divers, comme  » tu ne m’as pas rendu son pull dimanche passé  » ou  » tu es 10 minutes en retard pour venir les chercher – me les rapporter  » , j’en passe et des meilleurs . Imaginez un peu 2 minutes vos enfants au milieu de cela. Privilégiez donc les discussions par téléphone, par mail ou messages, lorsque les enfants ne sont pas présents il va de soi, et insultez -vous avec cœur et ferveur si vous le souhaitez. mais JAMAIS devant eux. vous êtes leurs 2 parents, ils vous aiment autant l’un que l’autre etvous vour et vous entendre vous traiter de tous les noms n’ est en rien bénéfique à leur bien- être psychologique. ou louez un ring de boxe, histoire de sortir l’animosité une bonne fois et se défouler .

Systématisez les gardes : Pour le bien de l’enfant et son équilibre, il est intéressant qu’un jour et une heure la plus récurrente possible soit appliquée, comme par exemple tous les lundis à 18h, les dimanches à 16h, ou autre. faites comme vous voulez mais trouvez un accord facile pour que l’enfant sache toujours quand il va chez l’autre parent. et si vous désirez vraiment vous disputez, trouvez un autre sujet comme les allocs ou qui reprend le meuble trop laid que tata Gertrude nous a offert à notre mariage- toi-moi toi c’est ta tante- non toi .

Ne vous confiez pas à votre enfant : La séparation est une étape difficile, et qui plus est les enfants posent beaucoup-énormément de questions auxquelles il est important de répondre avec honnêteté et bienveillance. Mais il est je pense préférable d’éviter de rentrer dans les détails de la séparation . ces sont des enfants qui ont besoin de comprendre, pas des psys qui vont vous psychanalyser. alors certes l’oreille attentive de votre fille est gratuite alors que votre psy vous délestera de 75 boules juste pour que vous puissiez pleurer sur son épaule de tout votre malheur, mais une meilleure amie et un mojito vous apporterons le même soutien en bien moins cher ( et en prime vous pourrez insulter votre ex avec elle, et ça c’est trop cool ) ( oui parce que vous ne pouvez pas insulter votre ex devant votre enfant cfr. le conseil n*3 ) .

Faites en sorte de vous entendre au mieux au sujet et pour les enfants : parce qu’au final, que vous soyez séparés est une chose, mais n’oubliez jamais qu’un jour, vous vous êtes tellement aimés que vous avez fait des enfants ensemble. et à défaut de réussir son couple amoureux, on peut tenter de réussir son couple parental. ça demande juste un peu de communication et de bons sentiments .

Il est bien entendu que je ne suis pas psychologue et que c’est article est tourné de façon légèrement humoristique. Cela révèle des faits generaux et ne se réfère pas forcement à mon experience personne.après toutes ces années tu sais que j’ai un humour tout pourri. mais peux-tu que ces conseils peuvent en aider certain(e)s d’entre-vous ?

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La vie est un chemin.

 

l’annonce de ma séparation avec papa débordé et mon article sur la garde alternée a créé beaucoup de réactions par ici et sur Facebook . j’ai reçu des centaines de commentaires, de témoignages, de réactions . Des mères séparées, des mères célibataires, des mères de familles recomposées, des mères toujours en couple avec le papa de leurs enfants . Des mamans de tout horizons .

J’ai aussi reçu des centaines de messages privés . Certains messages étaient là pour m’encourager, d’autres pour comprendre pourquoi, et beaucoup pour me partager un désarroi . Ce Désarroi, c’est celui de mères qui me disaient qu’elles n’étaient plus heureuses, pour certaines depuis longtemps, avec le papa de leurs enfants. Qu’elles pensent à les quitter mais hésitent . Qu’elles ne savent pas si c’est une bonne chose, ou pas, si elles ne vont pas faire pire que mieux . Et puis elles pensent à leurs enfants et ont peur de les perturber .

Je n’ai pas répondu à ces messages . Pardon . Mais voyez-vous, c’est que j’ai d’abord été très surprise et débordée par le nombre de messages, qu’il me manque du temps et qu’à vrai dire je ne savais pas trop quoi répondre .Mon histoire est particulière, comme chaque histoire . Et soyons honnête et pragmatique, les procédures de divorce ne permettent pas une grande liberté d’action et d’écriture .

Je ne veux pas du tout faire l’apologie de la séparation, bien loin de là . Car se séparer de son conjoint, qui plus est du père de ses enfants, est une décision importante, lourde de sens et d’impacts, qui vous changera vous mais forcement toute votre famille .

 Vous le savez, c’est une décision que j’ai prise moi-Même . La dure loi de la vie de couple étant que l’on doit être 2 pour vivre un couple, mais un seul pour le terminer. J’ai vécu presque 17 ans de vie avec le papa de ma marmaille. Nous avons vécu de très bons moments, dont la naissance de nos 3 merveilles qui restera le plus joli cadeau que l’on se soit fait . On s’est aimé beaucoup, énormément . On a aussi vécu des moments difficiles . Et je dirais que sur plusieurs aspects, nous sommes simplement arrivés au bout de notre chemin de couple . Je ne peux pas vraiment rentrer plus dans les détails de cette séparation.

Mais si je devais vous dire une seule chose  pour répondre à vos messages, c’est que la vie est un chemin. Ce chemin, nous le choisissons au départ comme étant le meilleur pour la vie que nous imaginons construire et ce que nous voudrions faire. Nous pensons à une destination idéale .

On passe du temps à chercher le chemin, on arpente les rues et la vie, on en trouve de jolis, on s’égare aussi dans des petites ruelles sombres . Parfois aussi on peut se tromper d’itinéraire, tomber et se relever .  Cette vie, peut être des plus confortables et vous faire marcher le pas et le cœur léger . Mais parcourir un chemin, c’est aussi apprendre, à se connaître tout d’abord, se rendre compte que finalement, cette vie n’est pas si confortable, on peut alors remarquer que vos pieds sont pleins de cloches et des blessures parce que le chemin est plus rude que prévu, qu’au fur à mesure on s’use de plus en plus . ou plus simplement que malgré le confort de cette vie, elle ne vous correspond pas , ou plus . Parce que le chemin nous a changé et que l’on aspire à autres choses, à d’autres paysages . Bref, une multitudes de possibilités qui peuvent nous faire réfléchir.

Alors quand on en arrive là, il y a 2 Décisions possibles : Soit on reste sur le chemin malgré tout et on continue à avancer , contre vents et marées, quitte à se blesser davantage,  pour peut être à un moment retrouver sa route ou au contraire se perdre à jamais.

Soit on se dit que l’on peut-veut- doit tout changer, de choix  et d’itinéraires, quitte à se tromper  pour peut être se trouver sur un chemin de vie qui nous correspond davantage ou au contraire regretter l’ancien chemin .

En fait, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions, ni de bons ou de mauvais chemins .

La seule chose qui existe vraiment ce sont les choix que l’on fait, et ces choix-là, je vous le jure, doivent être pris avec le cœur et avoir un seul but : le BONHEUR . Cette recherche du bonheur est intense, prenante, éprouvante et vous demandera tantôt d’être très altruiste, tantôt d’être très égoïste .

Alors finalement, la seule chose que je peux vous conseiller, ce n’est ni de partir ni de rester, mais d’écouter votre cœur et de ne chercher qu’une chose : LE BONHEUR .

Et la réponse vous apparaitra claire ( ou presque )

 

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La valse à 1000 temps

Je crois que je si je devais définir ma vie, c’est comme ça que je la définirais . Une valse à 1000 temps . Une vie vécue à 1000 à l’heure où chaque minute, chaque seconde compte et est comptée. pour être à l’heure, être une bonne mère , une bonne professionnelle, une femme qui gère . ( ou pas )

Ma vie d’aujourd’hui est incroyablement différente de celle d’il y a 6 mois . Plus rythmée, plus chronométrée plus intense. Pas meilleure, pas moins bonne. Pas plus fatiguante, pas moins non plus.

Après ma vie de mère au foyer ou je m’occupais à 100% de ma famille et de tout ce qui tournait autour, aujourd’hui c’est moi qui valse autour de ma famille, à la gérer sur un temps, à la déléguer sur 2 temps , à vivre ma vie professionnelle en 3 temps et à vivre une vie sociale en 4 temps. Alors même si c’est beaucoup plus troublant , c’est beaucoup plus dansant et tout aussi charmant .

Alors oui, ça me donne moins le temps. Moins de temps pour mes enfants, moins de temps pour moi, pour mes amies, le blog aussi ( je suis tellement à la bourre que j’en ai honte ) .Je suis plus absente à certains moments pour eux, pour vous, pour moi.  J’ai la vie qui bat la mesure,  la vie qui mesure mon émoi.

Je me sens entière de ces 1000 choses à faire, de ces enfants qui crient de bonheur en me retrouvant le soir, des impératifs professionnels et de ses possibilités de développement, de ces lessives qui débordent, de ces soirées à décompresser , de ces retrouvailles furtives avec mon chéri en toute fin de journée dans un bain chaud à discuter de nos journées trop chargées .

J’ai adoré ces moments de mère au foyer et j’en garde de merveilleux souvenirs, mais j’aime cette nouvelle vie aussi intense et débordante que je le suis, avec cette valse à 1000 temps que je danse quotidiennement comme on passe entre les gouttes. Je regrette parfois le temps en moins en famille, mais je me remplis de cette qualité de vie en plus et je savoure encore plus chaque moment ensemble . Dans cette valse à 1000 temps .

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Et je remercie mon chéri d’être un homme vrai et moderne qui m’épaule et s’occupe de sa famille merveilleusement bien  ❤

La place ingrate

Dans une fratrie de 3 enfants il y a l’ainé, le benjamin et …. l’enfant du milieu.

Pas le plus grand avec qui on joue à l’apprenti parent en essais-erreurs, pas le petit dernier que l’on chouchoute un peu trop parce que l’on sait qu’il n’y en aura plus après lui. l’enfant du milieu, cet enfant sandwich tiraillé entre l’envie de faire comme son ainé , mais qui voudrait aussi être un bébé pour que l’on s’occupe de lui autant que le benjamin qui n’a pas encore son autonomie.

Notre enfant du milieu, Ma Missmiddle comme je l’ai surnommée depuis peu, incarne parfaitement cet enfant sandwich.  elle veut des privilèges de grands et des attentions de petits, faire mieux que son grand -frère en se mettant à écrire  » comme lui  » pour montrer combien elle est grande et intelligente ( et elle a raison, elle l’est tellement ) ( et superbe qui plus est ) ( oui je suis totalement objective, je suis sa mère ) mais qui refuse de mettre ses chaussettes seules ou son écharpe pour que je l’habille comme j’habille sa petite sœur.

Elle m’aime plus que tout et me le dit 180 fois par jour, mais me déteste autant de fois ( et ne se prive pas de me le dire aussi :p )  car n’étant pas le centre de tout mon intérêt constamment . Une injustice profonde pour elle, elle qui se sent détrônée de sa place de petite protégée aux yeux de beaucoup, vu qu’elle n’est plus la plus petite de la famille.

Elle aime sa sœur tellement qu’elle passerait bien son temps à lui faire des bisous et à la prendre à bras comme une poupée , parce que  » elle est tropppp mignonne ma petite sœur  » tout en la jalousant d’avoir bousculé l’ordre établi.

Ma grande-petite hyper sensible, celle qui prend tellement les choses à cœur, qui adore autant qu’elle déteste le fait que je lui ai faite une petite sœur, petite sœur qu’elle avait tellement demandée et attendue. Celle qui grandit parfois sans que l’on s’en aperçoive ou au contraire dans un vent de tempête selon son humeur et son besoin d’attention.

Il n’y aura plus d’autres enfants dans la famille débordée, et elle aura toujours la place de  » l’enfant du milieu « , ce sera donc la place qu’elle tiendra à vie .

Et cette place qu’elle tient, l’étrange, ambiguë et peut-être  inconfortable de celle de l’enfant du milieu, lui forgera un caractère ( qu’elle a déjà bien trempé haha ) , l’ouvrira j’en suis certaine aux autres,aux compromis et au partage une fois qu’elle aura compris que les parents, ça a le cœur assez gros pour y loger des douzaines d’enfants en les aimant d’un amour incomparablement semblables et différents à la fois . et pour ça il faut qu’on lui dise beaucoup qu’on l’aime . presque plus souvent qu’aux autres peut-être ?

Mais je suis certaine qu’elle sera une superbe jeune fille téméraire et intrépide, une vraie grande sœur quand sa petite sœur grandira et qu’elles pourront partager plus, et qu’elle sera une de mes plus grandes fiertés. En fait, elle l’est déjà .

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( Les états d’âme de maman débordée ) moi, ma première grossesse et l’alcool .

Il y a un moment que j’avais envie de vous parler de ce sujet. Un sujet sensible et tabou, comme beaucoup de sujets concernant la maternité. Et puis je ne trouvais pas les mots, ou le courage d’en parler.

Et puis un jour, après une discussion intense avec une amie – maman , j’ai eu envie de mettre des mots sur ce sujet sensible qu’est l’alcool pendant la grossesse. Bien entendu, on le sait toutes, l’alcool c’est mal pendant la grossesse. . Parce que même si j’ai beau rigoler sur facebook et sur le blog pour ma passion ( toute mesurée ) pour le mojito, l’alcool pendant la grossesse est un sujet qui me touche particulièrement, et qui me fait me poser beaucoup de questions. De par mon histoire personnelle.

Avant d’être maman, et alors que le désir de me reproduire était à son comble, et bien tu ne le sais peut-être pas mais la procréation à été un peu fastidieuse. Bébé ne voulait pas arriver. Parce que j’étais stérile, partiellement certes, mais voila, la machine ne fonctionnait pas. Les ovaires ne fabriquaient pas d’ovules, l’utérus dysmature, et j’en passe. Bref, le gros bordel .

Après 1 an et demi de tests négatifs, de prises d’hormones un peu partout, de nombreux et longs rendez-vous chez mon gynécologue chéri et de jambes en l’air , papa débordé et moi avions décidé de prendre du recul. Bébé ne voulait pas arriver ? Et bien soit ! nous allons profiter !

C’était fin juin, ça tombait bien . Le soleil, les barbecues, les fêtes entres amis, un voyage en Italie. Et de l’alcool. Pas à outrance, mais un bon verre de vin pour accompagner un bon repas, un apéro, ou une bière fraiche en terrasse. La vie quoi !

3 mois s’écoule. Nous nous mettons en tête , petit à petit, que nous ne serons probablement jamais parents «  biologiquement »  mais je reprends quand même rendez-vous avec mon gyné. Pour voir l’état désastreux de mon utérus et son inutilité. Parallèlement, nous nous renseignons sur les démarches à mettre en place pour une éventuelle adoption.

Le jour du Rendez-vous chez le gynécologue, et après une discussion sur nos nouvelles attentes, envies et angoisses, je m’installe à contrecœur sur sa table d’examens.

Et là, la vie . En moi, un petit cœur qui bat. Un petit truc gigotant de 10 semaines. La vie. Il a fallu que l’on ne veuille plus de lui pour qu’il s’invite. Déjà un sale gosse, pour sûr ! Les larmes, la joie. Le bonheur, l’incroyable, l’inattendu, le miracle . La vie. En moi.

Et puis les questions : et mes apéros, mes verres de vins qui accompagnent les bons repas et mes bières fraiches en terrasse ? «  Oh tu sais ce ne sont pas 2-3 verres qui vont faire du mal à un bébé ». voila ce que l’on m’a répondu.

La grossesse se déroule bien, et je donne naissance 6 mois plus tard à un beau petit garçon. 51cm, 3kg750. Rond, tout chaud, magnifique. Oubliée la stérilité, je mets 2 autres enfants au monde, très facilement.

Ce premier enfant à bien grandit . Il est beau, grand, intelligent. Il est TDAH aussi. Entendez par là qu’il a des troubles de l’attention et de l’hyperactivité .  Après le diagnostic il y a quelques mois , et la prise en charge, des questions me taraudent : d’où viennent ces troubles ? De la fatalité ? Ou de mes apéros en terrasse quand j’étais certaine d’être stérile alors qu’il était là en secret ?

Cette question, je me la poserai toute ma vie. Et même si les spécialistes me disent qu’on ne sait pas d’où viennent ces troubles et que ce n’est de la faute de personne, cette question restera une des questions que je me poserais toute ma vie . Et si l’alcool y était pour quelque chose ?

Pour les grossesses de mes filles, ayant très vite conscience de mes grossesses, je n’ai ingéré aucunes boissons alcoolisées. Monstrinette à presque 5 ans, et même si elle est extrêmement dynamique, elle n’est apparemment pas hyperactive, et n’a aucuns soucis de concentration.

 

L’alcool pendant la grossesse , vraiment un danger pour le bébé ?

 

Parce qu’en vrai, on se pose toutes la question , et on entend un tas de choses différentes et contradictoires à ce sujet. Mais selon la santé publique France , L’alcool est dangereux pour le fœtus, il peut provoquer

* Fausse couche ou accouchement prématuré ;

* Retard mental ou physique, troubles du  comportement de l’enfant

L’alcool passe-t-il dans le sang du bébé ?

Parce l’alcool bu par la mère passe dans le sang du bébé par le placenta et que donc, rapidement il y a autant d’alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère. ( alors qu’il est beaucoup plus petit )

De plus, le bébé reste exposé plus longtemps aux effets toxiques de l’alcool, car son petit foie l’élimine plus lentement.

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Mais Existe-t-il une quantité d’alcool sans risque pour le fœtus ?

En vrai, on ne sait pas vraiment aujourd’hui quelle est la quantité minimale d’alcool qui est toxique pour l’enfant à naître. Il est donc recommandé de ne pas boire du tout d’alcool pendant  votre grossesse.

 Certains alcools sont-ils moins dangereux que d’autres ?

Hélas non ( imagine, on te dirait que le mojito est INOFFENSIF , ce serait le bonheur haha ) Il n’y a pas d’alcool moins dangereux qu’un autre. Même une petite coupe le 31 décembre . je sais c’est rude, mais être mère c’est faire un tas de sacrifice , et ce dés le début .

Il existe par contre de plus en plus de boissons sans alcool et franchement « sympas » pour ne pas se sentir exclues. Personnellement pour les grossesse des filles, j’étais fan du Pisang sans alcool et des cidres 0% . Tout aussi fun !

 

Et puis n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme si vous avez des questions à ce sujet . Mais ça vaut le coup de se donner les meilleures chances de mettre au monde un merveilleux bébé en bonne santé !

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Article écrit en collaboration avec la santé publique France