La vie est un chemin.

 

l’annonce de ma séparation avec papa débordé et mon article sur la garde alternée a créé beaucoup de réactions par ici et sur Facebook . j’ai reçu des centaines de commentaires, de témoignages, de réactions . Des mères séparées, des mères célibataires, des mères de familles recomposées, des mères toujours en couple avec le papa de leurs enfants . Des mamans de tout horizons .

J’ai aussi reçu des centaines de messages privés . Certains messages étaient là pour m’encourager, d’autres pour comprendre pourquoi, et beaucoup pour me partager un désarroi . Ce Désarroi, c’est celui de mères qui me disaient qu’elles n’étaient plus heureuses, pour certaines depuis longtemps, avec le papa de leurs enfants. Qu’elles pensent à les quitter mais hésitent . Qu’elles ne savent pas si c’est une bonne chose, ou pas, si elles ne vont pas faire pire que mieux . Et puis elles pensent à leurs enfants et ont peur de les perturber .

Je n’ai pas répondu à ces messages . Pardon . Mais voyez-vous, c’est que j’ai d’abord été très surprise et débordée par le nombre de messages, qu’il me manque du temps et qu’à vrai dire je ne savais pas trop quoi répondre .Mon histoire est particulière, comme chaque histoire . Et soyons honnête et pragmatique, les procédures de divorce ne permettent pas une grande liberté d’action et d’écriture .

Je ne veux pas du tout faire l’apologie de la séparation, bien loin de là . Car se séparer de son conjoint, qui plus est du père de ses enfants, est une décision importante, lourde de sens et d’impacts, qui vous changera vous mais forcement toute votre famille .

 Vous le savez, c’est une décision que j’ai prise moi-Même . La dure loi de la vie de couple étant que l’on doit être 2 pour vivre un couple, mais un seul pour le terminer. J’ai vécu presque 17 ans de vie avec le papa de ma marmaille. Nous avons vécu de très bons moments, dont la naissance de nos 3 merveilles qui restera le plus joli cadeau que l’on se soit fait . On s’est aimé beaucoup, énormément . On a aussi vécu des moments difficiles . Et je dirais que sur plusieurs aspects, nous sommes simplement arrivés au bout de notre chemin de couple . Je ne peux pas vraiment rentrer plus dans les détails de cette séparation.

Mais si je devais vous dire une seule chose  pour répondre à vos messages, c’est que la vie est un chemin. Ce chemin, nous le choisissons au départ comme étant le meilleur pour la vie que nous imaginons construire et ce que nous voudrions faire. Nous pensons à une destination idéale .

On passe du temps à chercher le chemin, on arpente les rues et la vie, on en trouve de jolis, on s’égare aussi dans des petites ruelles sombres . Parfois aussi on peut se tromper d’itinéraire, tomber et se relever .  Cette vie, peut être des plus confortables et vous faire marcher le pas et le cœur léger . Mais parcourir un chemin, c’est aussi apprendre, à se connaître tout d’abord, se rendre compte que finalement, cette vie n’est pas si confortable, on peut alors remarquer que vos pieds sont pleins de cloches et des blessures parce que le chemin est plus rude que prévu, qu’au fur à mesure on s’use de plus en plus . ou plus simplement que malgré le confort de cette vie, elle ne vous correspond pas , ou plus . Parce que le chemin nous a changé et que l’on aspire à autres choses, à d’autres paysages . Bref, une multitudes de possibilités qui peuvent nous faire réfléchir.

Alors quand on en arrive là, il y a 2 Décisions possibles : Soit on reste sur le chemin malgré tout et on continue à avancer , contre vents et marées, quitte à se blesser davantage,  pour peut être à un moment retrouver sa route ou au contraire se perdre à jamais.

Soit on se dit que l’on peut-veut- doit tout changer, de choix  et d’itinéraires, quitte à se tromper  pour peut être se trouver sur un chemin de vie qui nous correspond davantage ou au contraire regretter l’ancien chemin .

En fait, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions, ni de bons ou de mauvais chemins .

La seule chose qui existe vraiment ce sont les choix que l’on fait, et ces choix-là, je vous le jure, doivent être pris avec le cœur et avoir un seul but : le BONHEUR . Cette recherche du bonheur est intense, prenante, éprouvante et vous demandera tantôt d’être très altruiste, tantôt d’être très égoïste .

Alors finalement, la seule chose que je peux vous conseiller, ce n’est ni de partir ni de rester, mais d’écouter votre cœur et de ne chercher qu’une chose : LE BONHEUR .

Et la réponse vous apparaitra claire ( ou presque )

 

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La valse à 1000 temps

Je crois que je si je devais définir ma vie, c’est comme ça que je la définirais . Une valse à 1000 temps . Une vie vécue à 1000 à l’heure où chaque minute, chaque seconde compte et est comptée. pour être à l’heure, être une bonne mère , une bonne professionnelle, une femme qui gère . ( ou pas )

Ma vie d’aujourd’hui est incroyablement différente de celle d’il y a 6 mois . Plus rythmée, plus chronométrée plus intense. Pas meilleure, pas moins bonne. Pas plus fatiguante, pas moins non plus.

Après ma vie de mère au foyer ou je m’occupais à 100% de ma famille et de tout ce qui tournait autour, aujourd’hui c’est moi qui valse autour de ma famille, à la gérer sur un temps, à la déléguer sur 2 temps , à vivre ma vie professionnelle en 3 temps et à vivre une vie sociale en 4 temps. Alors même si c’est beaucoup plus troublant , c’est beaucoup plus dansant et tout aussi charmant .

Alors oui, ça me donne moins le temps. Moins de temps pour mes enfants, moins de temps pour moi, pour mes amies, le blog aussi ( je suis tellement à la bourre que j’en ai honte ) .Je suis plus absente à certains moments pour eux, pour vous, pour moi.  J’ai la vie qui bat la mesure,  la vie qui mesure mon émoi.

Je me sens entière de ces 1000 choses à faire, de ces enfants qui crient de bonheur en me retrouvant le soir, des impératifs professionnels et de ses possibilités de développement, de ces lessives qui débordent, de ces soirées à décompresser , de ces retrouvailles furtives avec mon chéri en toute fin de journée dans un bain chaud à discuter de nos journées trop chargées .

J’ai adoré ces moments de mère au foyer et j’en garde de merveilleux souvenirs, mais j’aime cette nouvelle vie aussi intense et débordante que je le suis, avec cette valse à 1000 temps que je danse quotidiennement comme on passe entre les gouttes. Je regrette parfois le temps en moins en famille, mais je me remplis de cette qualité de vie en plus et je savoure encore plus chaque moment ensemble . Dans cette valse à 1000 temps .

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Et je remercie mon chéri d’être un homme vrai et moderne qui m’épaule et s’occupe de sa famille merveilleusement bien  ❤

La place ingrate

Dans une fratrie de 3 enfants il y a l’ainé, le benjamin et …. l’enfant du milieu.

Pas le plus grand avec qui on joue à l’apprenti parent en essais-erreurs, pas le petit dernier que l’on chouchoute un peu trop parce que l’on sait qu’il n’y en aura plus après lui. l’enfant du milieu, cet enfant sandwich tiraillé entre l’envie de faire comme son ainé , mais qui voudrait aussi être un bébé pour que l’on s’occupe de lui autant que le benjamin qui n’a pas encore son autonomie.

Notre enfant du milieu, Ma Missmiddle comme je l’ai surnommée depuis peu, incarne parfaitement cet enfant sandwich.  elle veut des privilèges de grands et des attentions de petits, faire mieux que son grand -frère en se mettant à écrire  » comme lui  » pour montrer combien elle est grande et intelligente ( et elle a raison, elle l’est tellement ) ( et superbe qui plus est ) ( oui je suis totalement objective, je suis sa mère ) mais qui refuse de mettre ses chaussettes seules ou son écharpe pour que je l’habille comme j’habille sa petite sœur.

Elle m’aime plus que tout et me le dit 180 fois par jour, mais me déteste autant de fois ( et ne se prive pas de me le dire aussi :p )  car n’étant pas le centre de tout mon intérêt constamment . Une injustice profonde pour elle, elle qui se sent détrônée de sa place de petite protégée aux yeux de beaucoup, vu qu’elle n’est plus la plus petite de la famille.

Elle aime sa sœur tellement qu’elle passerait bien son temps à lui faire des bisous et à la prendre à bras comme une poupée , parce que  » elle est tropppp mignonne ma petite sœur  » tout en la jalousant d’avoir bousculé l’ordre établi.

Ma grande-petite hyper sensible, celle qui prend tellement les choses à cœur, qui adore autant qu’elle déteste le fait que je lui ai faite une petite sœur, petite sœur qu’elle avait tellement demandée et attendue. Celle qui grandit parfois sans que l’on s’en aperçoive ou au contraire dans un vent de tempête selon son humeur et son besoin d’attention.

Il n’y aura plus d’autres enfants dans la famille débordée, et elle aura toujours la place de  » l’enfant du milieu « , ce sera donc la place qu’elle tiendra à vie .

Et cette place qu’elle tient, l’étrange, ambiguë et peut-être  inconfortable de celle de l’enfant du milieu, lui forgera un caractère ( qu’elle a déjà bien trempé haha ) , l’ouvrira j’en suis certaine aux autres,aux compromis et au partage une fois qu’elle aura compris que les parents, ça a le cœur assez gros pour y loger des douzaines d’enfants en les aimant d’un amour incomparablement semblables et différents à la fois . et pour ça il faut qu’on lui dise beaucoup qu’on l’aime . presque plus souvent qu’aux autres peut-être ?

Mais je suis certaine qu’elle sera une superbe jeune fille téméraire et intrépide, une vraie grande sœur quand sa petite sœur grandira et qu’elles pourront partager plus, et qu’elle sera une de mes plus grandes fiertés. En fait, elle l’est déjà .

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( Les états d’âme de maman débordée ) moi, ma première grossesse et l’alcool .

Il y a un moment que j’avais envie de vous parler de ce sujet. Un sujet sensible et tabou, comme beaucoup de sujets concernant la maternité. Et puis je ne trouvais pas les mots, ou le courage d’en parler.

Et puis un jour, après une discussion intense avec une amie – maman , j’ai eu envie de mettre des mots sur ce sujet sensible qu’est l’alcool pendant la grossesse. Bien entendu, on le sait toutes, l’alcool c’est mal pendant la grossesse. . Parce que même si j’ai beau rigoler sur facebook et sur le blog pour ma passion ( toute mesurée ) pour le mojito, l’alcool pendant la grossesse est un sujet qui me touche particulièrement, et qui me fait me poser beaucoup de questions. De par mon histoire personnelle.

Avant d’être maman, et alors que le désir de me reproduire était à son comble, et bien tu ne le sais peut-être pas mais la procréation à été un peu fastidieuse. Bébé ne voulait pas arriver. Parce que j’étais stérile, partiellement certes, mais voila, la machine ne fonctionnait pas. Les ovaires ne fabriquaient pas d’ovules, l’utérus dysmature, et j’en passe. Bref, le gros bordel .

Après 1 an et demi de tests négatifs, de prises d’hormones un peu partout, de nombreux et longs rendez-vous chez mon gynécologue chéri et de jambes en l’air , papa débordé et moi avions décidé de prendre du recul. Bébé ne voulait pas arriver ? Et bien soit ! nous allons profiter !

C’était fin juin, ça tombait bien . Le soleil, les barbecues, les fêtes entres amis, un voyage en Italie. Et de l’alcool. Pas à outrance, mais un bon verre de vin pour accompagner un bon repas, un apéro, ou une bière fraiche en terrasse. La vie quoi !

3 mois s’écoule. Nous nous mettons en tête , petit à petit, que nous ne serons probablement jamais parents «  biologiquement »  mais je reprends quand même rendez-vous avec mon gyné. Pour voir l’état désastreux de mon utérus et son inutilité. Parallèlement, nous nous renseignons sur les démarches à mettre en place pour une éventuelle adoption.

Le jour du Rendez-vous chez le gynécologue, et après une discussion sur nos nouvelles attentes, envies et angoisses, je m’installe à contrecœur sur sa table d’examens.

Et là, la vie . En moi, un petit cœur qui bat. Un petit truc gigotant de 10 semaines. La vie. Il a fallu que l’on ne veuille plus de lui pour qu’il s’invite. Déjà un sale gosse, pour sûr ! Les larmes, la joie. Le bonheur, l’incroyable, l’inattendu, le miracle . La vie. En moi.

Et puis les questions : et mes apéros, mes verres de vins qui accompagnent les bons repas et mes bières fraiches en terrasse ? «  Oh tu sais ce ne sont pas 2-3 verres qui vont faire du mal à un bébé ». voila ce que l’on m’a répondu.

La grossesse se déroule bien, et je donne naissance 6 mois plus tard à un beau petit garçon. 51cm, 3kg750. Rond, tout chaud, magnifique. Oubliée la stérilité, je mets 2 autres enfants au monde, très facilement.

Ce premier enfant à bien grandit . Il est beau, grand, intelligent. Il est TDAH aussi. Entendez par là qu’il a des troubles de l’attention et de l’hyperactivité .  Après le diagnostic il y a quelques mois , et la prise en charge, des questions me taraudent : d’où viennent ces troubles ? De la fatalité ? Ou de mes apéros en terrasse quand j’étais certaine d’être stérile alors qu’il était là en secret ?

Cette question, je me la poserai toute ma vie. Et même si les spécialistes me disent qu’on ne sait pas d’où viennent ces troubles et que ce n’est de la faute de personne, cette question restera une des questions que je me poserais toute ma vie . Et si l’alcool y était pour quelque chose ?

Pour les grossesses de mes filles, ayant très vite conscience de mes grossesses, je n’ai ingéré aucunes boissons alcoolisées. Monstrinette à presque 5 ans, et même si elle est extrêmement dynamique, elle n’est apparemment pas hyperactive, et n’a aucuns soucis de concentration.

 

L’alcool pendant la grossesse , vraiment un danger pour le bébé ?

 

Parce qu’en vrai, on se pose toutes la question , et on entend un tas de choses différentes et contradictoires à ce sujet. Mais selon la santé publique France , L’alcool est dangereux pour le fœtus, il peut provoquer

* Fausse couche ou accouchement prématuré ;

* Retard mental ou physique, troubles du  comportement de l’enfant

L’alcool passe-t-il dans le sang du bébé ?

Parce l’alcool bu par la mère passe dans le sang du bébé par le placenta et que donc, rapidement il y a autant d’alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère. ( alors qu’il est beaucoup plus petit )

De plus, le bébé reste exposé plus longtemps aux effets toxiques de l’alcool, car son petit foie l’élimine plus lentement.

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Mais Existe-t-il une quantité d’alcool sans risque pour le fœtus ?

En vrai, on ne sait pas vraiment aujourd’hui quelle est la quantité minimale d’alcool qui est toxique pour l’enfant à naître. Il est donc recommandé de ne pas boire du tout d’alcool pendant  votre grossesse.

 Certains alcools sont-ils moins dangereux que d’autres ?

Hélas non ( imagine, on te dirait que le mojito est INOFFENSIF , ce serait le bonheur haha ) Il n’y a pas d’alcool moins dangereux qu’un autre. Même une petite coupe le 31 décembre . je sais c’est rude, mais être mère c’est faire un tas de sacrifice , et ce dés le début .

Il existe par contre de plus en plus de boissons sans alcool et franchement « sympas » pour ne pas se sentir exclues. Personnellement pour les grossesse des filles, j’étais fan du Pisang sans alcool et des cidres 0% . Tout aussi fun !

 

Et puis n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme si vous avez des questions à ce sujet . Mais ça vaut le coup de se donner les meilleures chances de mettre au monde un merveilleux bébé en bonne santé !

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Article écrit en collaboration avec la santé publique France

Je ne suis pas une mère fusionnelle

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Toi qui me suis presque quotidiennement, tu peux constater que dans ma vie, je fais mille et une choses, avec mais aussi sans mes enfants . on part en ballade, on va dans des parcs d’attractions, on sort avec eux. Mais on fait aussi beaucoup de choses sans eux , comme des sorties, des petites vacances à 2 ou entres amis.

Je sais que certaines – ou beaucoup – d’entre vous se disent, commentaires à l’appui, que c’est difficile de vous imaginer sans vos propres enfants plus de 48h. Moi pas.

Entendons-nous bien , j’aime mes enfants, éperdument.  je les ai tous les 3 désirés, ils sont très importants pour moi et je me bats comme une lionne pour eux au quotidien. Mais l’idée de passer une soirée, ou même quelques jours sans eux ne m’effraie pas. je dirais même que c’est un besoin parfois. Pour les aimer encore plus.

J’aime passer des moments avec eux, à ne m’occuper QUE d’eux, à jouer, à sortir, à être leur maman. mais j’aime aussi avoir des moments rien qu’avec mes copines, le temps d’un soir, d’une journée ou d’un week-end. J’aime rentrer à pas d’heure après une soirée festive avec mon chéri et des amis, aller faire du shopping seule, passer 4 jours en citytrip , aller me depasser au sport ,faire un resto,un ciné rien qu’avec des adultes, à être juste une femme.

Je ne suis pas une mère fusionnelle, c’est un fait . Je ne me sens pas l’obligation d’être scotchée à ma progéniture H24, à n’être qu’une maman et à m’occuper d’eux tout le temps, je ne me sens pas à la limite du suicide dés qu’ils sont à plus de 500 m de moi. Je ne sais pas si on peut dire que j’ai coupé le cordon. mais en tout cas c’est ma façon d’être une maman.

Après, j’ai eu du mal un peu à me rendre à cette évidence.  Parce que pour la société  ( les gens ) , être une maman et penser à soi de temps en temps équivaut à les abandonner dans un bois à minuit ou tenter de les revendre sur EBay. Bref, t’es une mère indigne si tu fais autre chose que pouponner une fois que tu t’es reproduite. c’est TON rôle . le SEUL qui compte . comme si tu ne pouvais plus faire que ça . ( et puis ne dit pas ouvertement que tu as une sexualité active ou tu seras en plus qualifiée de mère indigne ET perverse ) . Tu me diras que les mentalités changent, oui, mais lentement , trèèèèèès lentement. et difficilement aussi.

Je ne me sens pas indigne, je me sens juste être une mère qui n’est pas qu’une mère . Et puis même que je pense éduquer mes filles dans ce sens tu vois , qu’une femme qui devient mère ne devient pas  » QU’ une mère  » , que la maternité est extrêmement enrichissante, belle, pleine de bonheur, mais que ce n’est surtout pas réducteur à cette seule fonction, sauf si elle le décide ELLES – MÊMES.

J’ai moi-même fait une pause dans ma vie professionnelle pour m’occuper d’eux pendant plus de 2 ans, avant de reprendre une vie profesionnelle il y a peu , par choix, par envie et par besoin. Parce qu’à ce moment là on avait tous besoin que je sois beaucoup là ( problèmes personnels, problèmes scolaires de monmonstre, 3eme bébé en vue , …… enfin toussa toussa quoi  )

Et eux ?

Et pendant que je suis ailleurs, ils font quoi tu me diras ? et bien ils sont avec leur papa à faire les fous, ils crapahutent dans la nature avec leur mouvement de jeunesse, tissent des liens avec leurs grands -parents , font une sortie avec leurs parrains-marraines. Et quand je les retrouve ils ont une tonne de chose à me raconter et moi -aussi .

Je ne me sens pas coupable de vivre des choses sans eux, ni qu’ils vivent des choses sans moi pendant que je vis des choses sans eux ( tu me suis ? ). Et puis en vrai j’en ai un peu marre que l’on  » catégorise  » une mère qui ne reste pas H24 auprès de sa marmaille , qui ose sortir avec des copines, faire du sport ou n’importe quoi d’autres sans ses enfants comme des mères » INDIGNES  » . Parce que tu vois, bizarrement, un père qui fait EXACTEMENT la même chose est juste  » un papa  » aux yeux du monde. Et même plus, s’il s’occupe de SES enfants alors que la maman est absente peu importe la raison, il sera encensée et qualifié de papa merveilleux, et la petite veinarde qui l’aura épousé aurait bien le devoir de le traiter en être divin jusqu’à la fin de ses jours . alors que ce qu’il fait est juste normal . il s’occupe de ses enfants, comme toi tu le fais . ( ne me demande pas si je suis feministe :p )

Je ne suis pas une mère fusionnelle. je fais un tas de choses sans eux, et pour moi.

 

( Bien entendu, je ne juge pas les mères fusionnelles. Je pense qu’il y a tellement de façons d’être une maman , soyez libres d’être vous )

Ces choses que toutes les mamans font …

Des mamans , il y en a des millions. Chacune unique en leur genre. Et pourtant, il a des choses que l’on fait toutes, quelque soit le genre de mère que l’on est .

On va toutes faire un petit tour dans la chambre de nos enfants afin de veiller qu’ils dorment bien et soient bien couverts avant d’aller nous même nous coucher.

On a toutes la larme à l’oeil lors de leur premier jour d’école, même si on a tellement attendu ce moment pour qu’ils nous lâchent  un peu la grappe.

On se reveille toutes au moindre bruit la nuit.

On est toute tellement exaspérée par nos marmots qu’on penserait presque à les abandonner dans un bois la seconde d’avant, pour craquer devant leurs joliss sourire juste après, et se dire qu’on a trop de la chance ( vie ma vie de mère bipolaire ).

On a toutes tellement trop de lessives, de repassage, de pliage que l’on rêverait presque de vivre nus .

On râle toutes quand ils ne font pas leurs nuits, mais inquiètent dés qu’ils la font ( mais pourrqquuuooiii il ne s’est pas réveillé  ? ).

On rêve toute de partir en vacances 1 semaine sans eux, mais on arrête pas d’appeler la nounou-papy-mamy-la babysitter quand on les lâche 1 seule journée.

On ne parle QUE d’eux pendant nos soirées entres copines. alors que l’on avait promis de ne plus jamais le faire .

On s’imagine toujours qu’ils ont la méningite dés qu’ils font 38 de fièvre, alors qu’en fait ils ont juste un gros rhume.

On essaie toutes de leurs faire manger des légumes  , alors que l’on se goinfre de  chocolat en cachette.

On se couche toutes trop tard, et on se lève toutes trop tôt.

On est tellement fière la première fois qu’ils disent maman. Mais on le regrette un peu quand ils ont 6 ans ( mamannnnnn, pourquooiii??? maman, t’as pas vu mon shorttttt ? mamannnnnnnn )

On craque toutes pour des petites pièces pour eux alors qu’on faisait du shopping pour NOUS à la base.

On en a TOUTES marre de leurs bagarres intempestives. même si on les aime fort.

On courent toutes partout, entre le sport du grand, la danse de la petite, le boulot, les rendez-vous médicaux, l’école, ….. #mamantaxi

On avait toutes beaucoup de principes….avant d’avoir des enfants. Et on est revenus dessus.

On kiffe trop les  odeurs de nos bébés.

On a toujours la larme à l’oeil quand on sort leurs premières tenues #nostalgie

On comprend toutes mieux notre maman maintenant que l’on est nous même maman quand elle nous disait qu’elle était fatiguée.

On essaie toutes de faire au mieux, d’être les meilleures mamans possibles, et parfois c’est très difficile . Mais on ne regrette pas un instant d’avoir mis au monde nos enfants.

 

 

Le blues de la mère au foyer

Dans ma vie, j’ai déjà été tout un tas de choses .

J’ai été une étudiante peu organisée, toujours à la bourre.

Une stagiaire très appliquée, prête à tout pour se faire une place dans le monde du travail, au sein d’un secteur que j’aimais pour son dynamisme et ses challenges à relever .

J’ai été une recruteuse ambitieuse et compétente, mais peu trop sensible et perméable au stress d’un monde ou il faut toujours en donner plus.

Une animatrice culinaire passionnée et heureuse de partager ma passion, et qui a  presque failli se faire une place, si l’argent et l’énergie débordante que cette mini entreprise n’avait pas été un soucis.

Et aujourd’hui…..

Je suis juste une maman. Une maman maladroite et fatiguée qui tente de jongler entre les besoins intenses d’un aîné dont je ne peux détourner l’attention 1 minutes de peur que nous ne nous enfoncions encore plus dans des problèmes scolaires et comportementaux, entre une puinée de presque 5 ans qui a du mal à trouver sa place de 2eme confortable et qui tringue un peu de ces changements fous en moins d’un an et donc nous le fait bien comprendre , et ce bébé d’un peu moins d’un an, qui est à peu près trimbaler partout où l’on doit aller pour son grand frère tout en essayant de grandir .

Juste une maman. une maman qui conduit à l’école, prépare à manger, s’occupe des bains, de la maison, de faire le taxi pour aller au sport ou chez spécialistes qui s’occupent de l’aîné, qui cajole, calme, s’énerve, prévoit les vêtements du lendemain, s’assure que tout le monde ait tout ce qui leur faut, essaye de ne pas oublier de payer à temps la visite au musée, prend les rendez-vous médicaux, celle qui est là tout le temps, ….

Et qui, de temps en temps, écrit des articles, ici et ailleurs, pour faire rire des autres mamans,  faire réfléchir, donner des idées ou juste partager.

J’ai choisi cette vie de mère de famille nombreuse, je l’ai ( plus ou moins ) réfléchie. J’ai décidé de m’occuper de ma famille, d’être le parent par défaut. je savais ce que cela impliquait. Je sais aussi combien je les aime, combien c’est précieux que je sois là pour notre famille, pour mes enfants.

Mais ce soir, juste ce soir, et peut être demain aussi, je voudrais être autre chose qu’une maman. Une workingirl ambitieuse, une secrétaire, une free-lance, n’importe quoi, mais juste être quelqu’un hors de ma famille que j’aime tant, mais qui fait tellement partie de moi que j’ai parfois l’impression de m’effacer à son contact permanent, de me fondre en elle telle une fusion douloureuse, d’être écrasée sous son poids, sous sa masse jusqu’à en devenir invisible, du moins à mes yeux déformés par la fatigue.

Ne pas être que la mère de, mais aussi celle qui. Celle qui a réussi à faire accepter un gros dossier de financement au bureau comptable, celle qui a signé un super contrat, celle qui obtient l’accord de la direction pour un nouveau projet, celle qui organise un gros événement, celle qui a écrit un best-seller. Et pas juste celle qui est maman de 3 enfants .

Demain ça ira mieux, parce que l’amour, comme d’habitude, prendra le pas sur les difficultés et mon égoïsme saisonnier.

Mais ce soir, je voudrais ne pas être qu’une maman.

 

( Je crois qu’en fait, j’aurais surtout besoin d’une bonne soirée Mojito avec des copines )

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