Valérie

Je me rappelle très bien de ce 1er septembre 1998, où je me suis retrouvée seule dans cette grande cour entourée de toute cette foule de jeunes si bruyants et si heureux de se retrouver, alors que je ne connaissais personne.

Et puis c’est au moment de l’appel des élèves que je l’ai rencontrée, Valérie. Elle était là, Ce petit bout de fille, belle comme un cœur avec ses grands yeux brun et son sourire jusqu’aux oreilles.

Elle était plutôt sympa, Valérie. Elle était là depuis plusieurs années, elle connaissait donc très bien l’école, les profs, où se mettre pour ne pas se faire trop ennuyer par la bande de dernière année qui passent leur temps à charrier les nouveaux et ceux qui ne rentrent pas dans leur moule.

Surement parce qu’elle ne portait pas les dernières converses à la mode. Ou parce qu’elle riait un peu bêtement. Mais je l’aimais bien moi, Valérie. Et puis c’était presque la seule élève à m’avoir parlé, moi, la nouvelle.

elle avait beaucoup plus de poitrine que les filles de notre année. Elles en étaient jalouses, surtout quand on se déshabillait en cours d’éducation physique. Elles n’étaient pas très sympas les autres filles, et surnommaient Valérie « La débile aux gros nichons ». Mais Valérie continuait à leur sourire.

Les garçons n’étaient pas forcément plus gentils avec elle. Ils se moquaient beaucoup derrière son dos. Mais devant elle, ils faisaient mine de vouloir être amis. Pour que Valérie soit gentille avec eux.

Elle gloussait quand un garçon lui faisait un compliment ou lui faisait les yeux doux. Elle voulait avoir un petit copain, et être amoureuse. Comme toutes les filles de 15 ans de notre classe. Elle avait d’ailleurs déjà eu un petit copain l’année dernière, mais ça ne s’était pas trop bien terminé. Il l’avait emmené aux toilettes soit-disant pour l’embrasser mais dans sa tête il avait d’autres plans pour elle. Elle l’avait suivi parce qu’elle avait confiance, et quand il a commencé elle ne savait pas quoi faire, alors elle a juste pleuré en lui répétant qu’elle ne voulait pas. Heureusement un surveillant était arrivé et a arrêté le drame à temps. Depuis, la sœur de Valérie lui interdisait de voir ce garçon.

Elle était un peu triste parce qu’elle l’aimait bien, mais elle le trouvait trop méchant.

Valérie galérait beaucoup en classe, mais les professeurs ne lui en tenaient pas rigueur, parce que c’était difficile pour elle, et qu’elle était différente. Ils disaient à sa maman qu’ils savaient qu’elle n’avait pas le niveau, mais que tout ce qui était pris était pris , qu’ils essayaient de la maintenant dans une école normale mais qu’elle devrait probablement changer d’école bientôt. Une école qui correspondait plus à ses troubles et ses lacunes.

Je la trouvais bizarre parfois, à ne rien comprendre et à toujours devoir lui répéter les choses 10x, à ne pas comprendre quand les gens se moquaient d’elle et à se laisser autant faire par les garçons. Mais Valérie était comme ça, belle, gentille et naïve comme une enfant de 10 ans.

Parce que Valérie était différente oui. Elle avait 18 ans en 1998 mais dans sa tête pas plus de 14. Sa mère avait bu pendant sa grossesse, et Valérie souffrait d’un retard mental. Sa maman ne buvait pas énormément, mais un peu tous les jours. Elle n’a pas su arrêter de boire pendant la grossesse. Et son bébé, Valérie, a bu avec elle, ce qui a causé des dégâts neurologiques irrémédiables.

À la fin de l’année, mon amie Valérie, la jolie Valérie aux grands yeux bruns et au sourire jusqu’aux oreilles, est partie dans une autre école. Une école plus adaptée à ses lacunes et son retard mental. Je ne l’ai jamais revue. Mais je m’en souviens presque comme si c’était hier.

Aujourd’hui, Valérie a 36 ans. La magie des réseaux sociaux m’a permis il y a quelques mois de voir que Valérie allait bien, des yeux toujours aussi grands et aussi bruns.

Elle est une adulte,mais dans sa tête elle n’aura jamais plus de 14 ans.

L’histoire de Valérie est une histoire que j’ai vécue. Une personne que j’ai connue. Et chaque jour elle me rappelle combien l’alcool est néfaste pour un fœtus et combien il est important de ne pas boire pendant la grossesse.

L’alcool est –il un réel danger pour le bébé ?

On entend beaucoup de choses différentes sur l’alcool pendant la grossesse, . Mais les équipes de Santé publique France est formelle, l’alcool est dangereux pour le fœtus, il peut provoquer des fausses couches ou un accouchement prématuré mais aussi un retard mental, physique et/ ou des troubles du  comportement de l’enfant. Bref, de quoi faire réfléchir…

Que fait l’alcool chez le bébé ?

L’alcool bu par la mère passe toujours dans le sang du bébé par le placenta et donc, il y a autant d’alcool dans le sang du bébé que dans celui de la mère. Hors, le bébé est beaucoup plus petit que nous adulte.

De plus, le bébé reste exposé plus longtemps aux effets toxiques de l’alcool, car son petit foie l’élimine plus lentement.

Y a-t-il une quantité minimum tolérée ?

En fait, on ne sait toujours pas en 2017 quelle est la quantité minimale d’alcool qui est toxique pour le fœtus. Dans ce cas, il est donc plutôt conseillé de ne pas boire du tout d’alcool pendant toute la durée de la grossesse.

Que faire alors ?

Il existe sur le marché une grande quantité de boissons sans alcool très attractives et super bonnes (même du virgin mojito ) qui vous permettra de profiter de la fête comme tout le monde.

Et puis n’hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme si vous avez des questions à ce sujet, ou encore de manière anonyme en allant sur alcool-info-service.fr ou téléphoner au 0 980 980 930 (7 jours/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé). Ca vaut le coup de se donner les meilleures chances de mettre au monde un merveilleux bébé en bonne santé !

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La garde alternée ou le grand méchant jugement de la mère

Le quotidien d’une maman séparée tourne autour de plusieurs choses : ses enfants, son boulot, l’organisation nouvelle, sa vie avec ses enfants, et la vie sans ses enfants . Pour certaines 6 jours sur 15, 5 jours sur 15, ou  en garde alternée totale, c’est à dire aune semaine sur 2.  Donc, si tu calcule bien, tu as tes enfants une semaine, ensuite ils sont chez leur papa une semaine .

Nous avons choisi ce mode de garde .

Alors la semaine où je les ai , je m’occupe d’eux au max, je gères ma vie de maman, je prends un maximum de bonheur et de bon temps avec eux en fait vivre et menourrir de leurs sourires .

et la semaine où je ne les ai pas , et bien il y 2 options : s’enfermer jusqu’à leur retour en mangeant des paquets de bonbons de 2kg en matant Les feux de l’amour et sniffer leurs pyjamas , ou se dire que tu peux sortir, rencontrer des gens, pourquoi pas voyager . en fait vivre d’autres bonheurs .

Personnellement j’ai choisi la 2ème option. C’est pour moi la plus vivable et la plus intéressante à vivre . parce que je ne suis pas qu’une mère  et que je refais ma vie de femme.

Sache une chose, c’est que si tu choisis la 2 eme option,  tu risques fortement de te heurter à quelques réflexions, du genre que tu as l’air  plutôt heureuse de ne pas avoir tout le temps tes enfants. Parce que vois -tu , si tu ne pleures pas toutes les larmes de ton corps quand tu n’as pas tes enfants, t’es une mauvaise mère . Surtout si c’est toi qui demande le divorce- la séparation . Bah voyons .

Soyons honnête , avoir un peu de temps pour soi est agréable , les 2-3 ou 4 premiers jours . Mais la garde alternée c’est aussi avoir le cœur qui pince quand tu  » rends  » tes enfants ,  Savoir que tu les partageras le reste de ta vie, avoir un manque dans le creux du ventre, se demander comment ils vont et être d’une impatience folle à l’approche des retrouvailles.

Alors tu me diras que la mère peut garder la garde principale des enfants, que rien ne remplace une mère. Sauf qu’en 2017 les pères ont une place , et que je trouve important que le père de mes enfants, peu importe le pourquoi et les raisons de notre séparation, a  le droit et le devoir d’avoir ses enfants et de les voir autant que moi . Parce que c’est leur papa. Parce que c’est un bon papa. Parce qu’il est aussi impliqué que moi dans leur vie et que ce n’est pas parce que je les ai porté qu’il doit être mis au second rôle . Parce qu’il les aime .

Donc non, je ne pleure pas quand je n’ai pas mes enfants . Oui , je sors, je ris, je danse, je bois des verres, je fais la fête, du shopping, des expéditions, je voyage ( présentement je suis en vacances d’ailleurs, sans mes enfants ) , je rencontre des gens, je bosse beaucoup plus aussi ( j’ai aménagé mes horaires selon ma garde ) ( oui j’ai de la chance ) , je vis . 

Oui ils me manquent, oui je suis heureuse de les récupérer, oui j’en profite 2x plus quand je les ai , histoire qu’on ai tous des bons souvenirs ensemble en prévision de la semaine où l’on ne sera pas ensemble, oui je sniffe leur pyjama parfois quand ils me manquent trop.
Alors pour répondre à  la question, je ne m’occupe pas moins de mes enfants, je m’en occupe différemment, je gère le temps car je sais qu’il nous est imparti . je les aime INFINIMENT et même si j’ai pris la décision de la séparation ils ne me manquent pas moins pour autant . j’ai fait un choix qui ne fait pas de moi une mère qui délaisse ses enfants . je pourrais même vous dire  » Que du contraire !  » mais ce sera un autre débat pour un prochain article peut être 🙂

Mais les mamans ne sont aujourd’hui plus les seules à s’occuper de leurs enfants et les papas ont une place importante à tenir dans la vie de leurs enfants, et je ne compte pas leur en priver .

 

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Et cette fin d’année scolaire ? Monmonstre et son TDAH

Nous sommes le 28 juin et l’année scolaire se termine . Une année difficile pour mon ainé. Une année secouante, déroutante, et pleine de challenges .

Souviens-toi , je t’expliquais par > ici < le parcours scolaire chaotique de Monmonstre, petit garçon intelligent mais TDAH . Ce 28 juin, c’est un peu l’heure du bilan. Et j’avais envie de le partager ici.

TDAH: Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité TDA

Monmonstre, en total décrochage scolaire en février, nous inquiétait beaucoup, et nous avons entamé un tas de démarches pour qu’il évolue et se remotive : changement d’école, logopède, psy, ….. un long parcours en vue .

Depuis l’article, on peut dire que beaucoup de choses ont changé, évolué.

Tout d’abord, Monmonstre s’est bien intégré à sa nouvelle école . Il s’est fait des copains. là où il était un peu le  » mouton noir  » dans le précédent établissement et se sentait rejeté et humilié de par ses différences, dans cette école il est un enfant comme les autres : intégré, joueur, turbulent, rieur. Il est un enfant comme les autres .

Au niveau de la motivation , c’est le jour et la nuit, ou je dirais plutôt que l’on est passé de la nuit au jour. Il a repris goût à l’école et aux apprentissage . IL AIME ALLER A L’ECOLE . IL AIME APPRENDRE . et il apprend . rien qu’en l’écrivant j’ai envie de pleurer , parce qu’il était tellement loin niveau confiance en lui et motivation que le voir prendre du plaisir à apprendre est juste merveilleux.

Pour finir, au niveau des apprentissages, l’évolution est étonnante . Il lit, écrit, avec de plus en plus d’aisance et de plaisir . Il en joue, en rit, nous écrit des petits mots. Pour nous, c’est inouï . Parce qu’Il ne lisait et n’écrivait pas il y a un peu plus de 2 mois, parce qu’il se sentait totalement incapable d’y arriver.

En ce 28 juin, nos objectifs sont atteints : lui redonner confiance en lui, en ses capacités et le goût d’apprendre.

Le parcours est très loin d’être fini. nous avons beaucoup de choses à travailler encore . Et même si ses progrès ont été très importants dans nouvelle école, le retard d’apprentissage accumulé était important. trop important. Nous avons donc pris la décision avec toute l’équipe éducative et les spécialistes qui l’entourent de lui faire recommencer son année ( 1er ou Cp pour la France ) , afin qu’il ait toutes ses chances d’acquérir des bases solides pour les années à venir.

Ces 3 derniers mois ont été éprouvants, mais nous sommes fiers de son parcours , et heureux d’avoir trouvé enfin une équipe éducative tellement bienveillante, investie et professionnelle.

Monmonstre a eu 2 institutrices merveilleuses, tellement à l’écoute de ses besoins un peu spécifique qu’il est aujourd’hui bien dans sa peau.

La logopède et la psychologue , 2 spécialistes qu’il voit plusieurs fois par semaine, l’aident énormément aussi. Elles lui apprennent beaucoup, l’aident à vivre avec son intensité, ses troubles attentionnels et l’amènent petit à petit à mettre des tactiques en place pour  » compenser  » sans le dénaturer. Et aussi bien à l’école qu’à la maison, cela porte ses fruits. Petit à petit , certes. Il n’y a pas eu de solution miracle , juste beaucoup de travail . Nous avons aussi beaucoup de soutien précieux de la famille .

Cette année éprouvante se termine . Enfin . Déjà . Et même si nous n’avons pas gagné la guerre, on a gagné une bataille, et on a de vrais alliés à nos côtés pour aider notre fils à (re)démarrer avec toutes ses chances.  avec ses spécificités, ses forces, ses faiblesses. Et avec son intelligence aussi , si particulière et si riche .

On continue le parcours cet été : logopède, psychologue, lecture, …. en étant un peu plus cool pour son repos ( et le nôtre un peu aussi ) . On ne lâche rien , on essaie de ne pas trop en faire non plus. On allège le rythme sans le casser, car mon tdah a encore un gros parcours devant lui pour se canaliser, autant son attention que ses émotions tout en mettant en avant ses capacités.

L’année prochaine sera une nouvelle année, avec un nouveau défi : sa réussite. Mais entouré comme ça, ça ne peut QUE aller.

 

 

Ps : Mille mercis aux institutrices, logopèdes, psychologues, spécialistes en tout genre qui s’investissent hebdomadairement pour mon fils . Et merci à tout ceux qui aident ces enfants différents , particuliers, merveilleux . votre aide est précieuse, primordiale, vitale.

 

Le difficile parcours d’un enfant pas tout à fait comme les autres.

Monmonstre aura 7 ans bientôt, dans 10 jours exactement .  Et de prime abord, Monmonstre est un ( plus si ) petit garçon  de 7 ans comme tous les autres. Il est rieur, joueur, aime faire des bétises et est passionné des constructions Légo et de vélo. Il n’aime pas trop les légumes mais les mange quand même la plupart du temps, il oublie toujours de se laver les mains avant de venir manger, essaye toujours de grappiller 15 minutes sur l’heure du coucher, préfère aller jouer dehors plutôt que faire ses devoirs, râle quand je lui demande de m’aider à mettre la table, se chamaille avec sa soeur pour des futilités, collectionne les autocollants de foot et rêve de devenir pompier. ou militaire. ou policier. ou trapéziste. ou les 4 en même temps. Bref, un petit garçon ordinaire.

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Mais en fait, pas tellement que ça .

Monmonstre, depuis tout petit, à toujours eu des difficultés à s’intégrer à un groupe, à comprendre comment fonctionne le monde qui l’entoure, les règles de sociabilisation. Il a toujours été un bébé très agité, qui dormait peu et pleurait beaucoup, mais  il était aussi très souriant et dynamique. Et surtout, c’était notre premier enfant.

Le point de départ des difficultés à été le moment ou il a été scolarisé. Par son rapport différent aux autres et au monde, il a été catalogué. Parce qu’il ne rentrait pas des les cases de l’apprentissage parfait, il a été mis de côté, écarté des groupes classes qu’il a fréquenté . Très avancé dans certains apprentissages comme les math et l’éveil, mais très en retard sur d’autres comme la lecture, il a eu rapidement besoin d’un enseignement différencié que plusieurs enseignantes ont refusées d’appliquer .

Nous nous sommes battu pour le comprendre et savoir ce qu’il avait de différent ce petit gars là, et pourquoi ça coinçait tant dans sa scolarité, à passer de spécialistes en spécialistes, de tests en évaluations en tout genre . Mais ce chemin est long.

Depuis qu’il a 4 ans,entre tous les spécialises et les tests, à l’école  mon fils été considéré comme différent des autres selon la norme, les cases et la société qui normalise à outrance. Ce petit gars aussi souriant, hypersensible, câlin , dynamique, enthousiaste et généreux que colérique, distrait, impatient, désorganisé, troublé a été pris en grippe par tout ce système scolaire.

Les devoirs étaient un moment infernal parce qu’il était persuadé de ne pas y arriver, il était fatigué, démotivé et malheureux. Les délais des spécialistes et des évaluations étaient long, trop long, et son cas s’empirait scolairement parlant, et à la maison aussi son comportement empirait tellement son mal-être était profond.Bien entendu, je sais mon fils n’est pas un ange, et je suis consciente qu’il est difficile parfois de faire façon de lui et de ses idées lorsqu’il est dans son monde et arce que oui, je n’ai jamais dit le contraire, mais je n’ai jamais compris que l’on puisse mettre de côté un enfant sous prétexte qu’il a des difficultés, qu’il soit stigmatisé et traîné comme un boulet trop lourd et encombrant.

Jusqu’au jour fatidique où il m’a dit qu’il voulait mourir pour ne plus aller à l’école tellement les autres enfants et l’institutrice ne le considérait pas et qu’il etait trop malheureux. Alors,  lasse de ces nombreuses  réunions, entrevues , discussions avec un corps professoral qui  » attendait des solutions  »  mais ne voulait pas faire l’effort de mettre aussi des choses en place pour aider monmonstre, mais aussi tristes et en colère, nous avons pris la décision radicale de le changer d’école .

Une école loin de chez nous et en ville, mais avec une équipe éducative au taquet , motivée et surtout dans l’acceptation des différences de chacun et constamment dans la recherche d’un apprentissage adapté pour que chaque enfant réussisse au mieux, selon son intelligence et ses difficultés . Depuis , Monmonstre évolue . à son rythme certes, mais il évolue enfin dans ses apprentissages .

Et puis un jour, après les tests, les visites, les salles d’attentes, les réunions, les résultats et les questions , un diagnostic à été posé : Monmonstre est TDAH, ou  » trouble de l’attention avec hyperactivité  » , surmonté d’une dysharmonie d’apprentissage .

Et après avoir bataillé pour trouver des spécialistes compétents ET disponibles rapidement, Monmonstre est enfin suivi par 1 logopède spécialisée en troubles attentionnel 2x après-midi par semaine qui lui apprend à  » driller son attention  » , ainsi qu’une psy 1x  pour l’aider à vivre avec ses émotions débordantes et les canaliser, mieux s’intégrer aux autres et faire de ses faiblesses des forces dans le futur.

Nous en sommes encore au début de la prise en charge mais enfin, notre fils est reconnu pour ce qu’il est, avec ses faiblesses certes, mais aussi avec ses capacités et la grande intelligence qu’il possède, qui est juste parasitée par ce trouble attentionnel contre lequel nous nous battons . Nous avons enfin mis des mots sur ce qu’il a .

Pour l’instant, nous refusons la médication,  et nous avons la chance d’avoir trouvé une neuropédiatre qui n’est pas adepte non plus des médicaments comme première réponse à ce soucis, cette maladie. Nous sommes ouvert sur le fait qu’il faudra peut être y passer si les méthodes de drill et de spy ne fonctionnent pas après plusieurs mois .

L’objectif actuel est donc de canaliser ce trouble , et de redonner confiance à ce petit garçon affaibli par ce parcours scolaire chaotique. L’année prochaine, il recommencera sa 1ere année ( Cp ) afin de lui donner toutes les chances et acquérir enfin de bonnes bases  sereinement et qu’il ne finisse pas noyé dans un niveau supérieur, et qu’il puisse calmement rattraper son retard accumulé pendant cette difficile année.

Le parcours devant nous est encore long, et l’implication en temps et en argent sont important, mais j’ai la sensation que le chemin devant nous est enfin clair , que nous savons maintenant contre quoi nous battre et surtout que nous avons de bonnes personnes qui entourent notre fils : la logopède , la psychologue et aussi l’équipe éducative, enfin impliquée et active .

Et notre plus belle lueur d’espoir est aujourd’hui de voir notre fils enfin heureux d’aller à l’école et commencer à lire avec joie .

 

( PS : désolée pour ce billet décousu et brouillon tellement il est pour moi encore difficile d’expliquer les mois chaotique que nous avons vécu avec notre fils )

 

 

Pourquoi mes enfants se disputent-ils ?

Depuis un bon moment , je suis face à un problème au sein de ma fratrie débordante : Mes 2 grands se disputent constamment .

Du lever au coucher , pour un oui, pour un non, pour un rien. Et ça me mine à un point que tu n’imagines même pas. Et il y a peu, une psy m’a conseillé de les laisser  » régler  » leurs conflits d’eux-même. En bref, de ne pas intervenir . Alors tu me diras que je m’alarme pour pas grand chose, que TOUS les frères et soeurs se chamaillent . Mais tu vois, le problème c’est qu’ils ont une fâcheuse tendance à se taper dessus ( oui je sais ) et je ne sais souvent pas comment le gérer. je leurs explique combien c’est mal, qu’ils sont frères et soeurs et qu’ils doivent se respecter et s’aimer . après tout, ils sont se que nous avons et se qu’ils ont de plus cher. Mais à 6 et 4 ans, ils n’ont apparemment pas compris cette évidence, et passent le plus clair de leurs temps à se batailler .

Mais au final, leurs disputes me pèsent . Alors pour me remonter le moral, pendant une semaine j’ai listé les raisons pour lesquelles ils se disputent. Et puis au final les raisons sont tellement idiotes que ça m’a fait rire, alors je me suis dis que vous aussi ça vous fera sourire, parce que peut être que vous vivez la même chose dans votre fratrie .

Voici donc un panel des raisons les plus absurdes des disputes entre mes enfants : 

 

Parce qu’ils veulent la même place dans le canapé . alors que c’est un canapé 6 places .

Parce qu’ils ne veulent pas regarder le même dessin animé.

Parce que son frère la regarde manger .

Parce que ce n’est pas comme  » ça  » que l’on boit un cacao.

Parce que Ptitedernière fait des sourires à l’un et pas à l’autre.

Parce que son frère a pris la couverture qu’elle voulait . bordel j’ai 8 plaids dans la maison . Mais nonnn, c’est justement cette couverture-là qu’elle veut .

Pour aller dans le bain en premier.

Pour ne pas aller dans le bain en premier.

Pour se laver avec Ptitedernière.

Parce qu’elle ne veut pas faire la course pour s’habiller le matin et que lui oui.

Pour être à côté de Ptitedernière dans la voiture .

Pour descendre ( ou monter , c’est selon ) de la voiture en premier.

Parce qu’il regarde à travers SA fenêtre à ELLE .

Pour ouvrir la porte d’entrée en premier.

Parce qu’il ( ou elle ) a pris un jouet dans son bac . jouet dont elle ( ou il ) avait oublié l’existence depuis plusieurs mois .

Parce que sa soeur a un verre plus rempli que le sien.

Parce qu’il aurait moins de légumes que a soeur dans son assiette . pas qu’il en veuille plus hein, ne rêvons pas )

Parce qu’il parle trop fort .

Parce qu’elle chante et qu’il n’aime pas cette chanson là.

Parce qu’il refuse qu’elle conduise la fusée . ( WTF ???? )

 

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Je me dis qu’il vaut mieux en rire . Et que peut-être ça passera.

Et chez toi, ça se passe comment dans ta fratrie ?

 

 

 

Je ne suis pas qu’une mère.

Je suis une maman. Depuis plus de 6 ans.Et je partage ma vie de maman depuis quoi, 4 ans je crois . Je parle couches, nuits pourries, grossesse, enfants, bons plans, toussa toussa.

Mais je ne suis pas qu’une mère. je ne suis pas qu’une maman débordée. Je dirais même qu’à dire vrai, je suis surtout autre chose. Un tas d’autres choses .

Je suis une mère oui, parce que j’ai mis au monde 3 merveilles . Mais je suis étonnée que la société me  » case  » dans une catégorie. Je déteste ça moi, être catégorisée. Et puis je ne suis pas qu’un utérus bourré d’hormones .

Je suis aussi une femme. je suis SURTOUT et avant tout une femme. Une femme qui a des opinions, des valeurs , des envies, des besoins. Et ces besoins ne passent pas que par la maternité. NAN .

Et je suis surtout une femme qui prône la liberté. ma liberté de mère, mais de femme aussi. la liberté de choix, la liberté d’être qui je suis et surtout tout ce que je veux être, d’être pour ou contre quelque chose, de ne pas être qu’amour maternel, je prône aussi la liberté d’expression , la liberté de procréation ou pas, la liberté de contraception, la liberté sexuelle, la liberté d’être, la liberté de mouvement.

Donc, n’en déplaise à ceux qui ne me considère QUE comme une maman ,  mon esprit libre est beaucoup trop grand pour être contenu dans une seule case, surtout pas dans la case  » maman « .

Alors vraiment , je vous parle surtout de ma maternité oui, mais j’ai un tas d’autres choses à dire et je les dirai, si l’envie m’en prend, et peu importe les réactions épidermiques de certaines personnes qui considèrent qu’une maman ne peut pas avoir d’autres opinions que sur le choix de la marque des couches.

Et comme dit le grand Philosophe Youssoupha ( ben quoi ?? )   » plaire à  tout le monde c’est plaire à n’importe qui  » .

Et comme je suis certaines que vous êtes des centaines à être des femmes libres autant que des mamans, je vous envois pleins de bisous et je vous le dis , il n’y a pas de plus bel exemple pour nos enfants que de voir leurs mamans prôner leur liberté.

 

 

 

 

Avoir 3 enfants : Pour ou contre ?

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Depuis que j’ai fait Ptitederniere, je reçois tout un tas de commentaires, de messages et de mails me posant des questions sur l’arrivée d’un 3 eme dans une famille. Beaucoup d’entres vous aimeraient, hésitent, ne savent pas si elles oseraient ( ou oseront ) franchir le pas du 3eme ou pas. Tout ces messages me vont droit au coeur, parce que cela veut dire que je fais un peu partie de votre vie et ça me fait très plaisir. mais jusqu’à maintenant, je ne savais pas trop quoi vous répondre. Et en vrai , je crois que je n’ai pas de recul pour ça. 6 mois à 5, c’est beaucoup et c’est peu en même temps.

Et puis parfois, ça me fait peur de vous répondre, quand je reçois des questions du genre « crois -tu que je devrais faire le 3eme ou pas ? « . C’est délicat. imagines que je dise  » vas-yyyyy fonce !!!!!  » et que tu enfantes un démon qui te pourriras l’existence  ? Et bien tu vas me détester. Je n’y tiens pas.  Mais vous me faites confiance, alors je me suis dis que j’allais vous répondre dans un article où je vous parlerai de ma toute petite expérience de maman de 3 enfants.

 

Avoir 3 enfants au quotidien 

 

Et bien je ne te cache pas que ça dépote sa mémé, 3 enfants à la maison. on ne s’ennuie jamais, et ça c’est le moins que l’on puisse dire. On ne s’arrête jamais.

Les préparer, faire le taxi, penser pour 3 , le ménage , les lessives , les courses, les couchers, les bains, les devoirs, les repas, …. Comme d’habitude tu me diras…. mais x3. Tout ça avec un greffon pas du tout autonome , forcément . Et puis à moins que tu en fasses 3 enfants sur 3 ans, la différence d’âge entre les enfants est là, leurs besoins aussi. tu as un grand qui est scolarisé, qui a des devoirs à faire, des activités, …. et à l’extrême un bébé avec des besoins de développement, de calme, de repos et d’éveil bien différent.

Ici , pour l’instant , nous n’avons pas encore trouvé l’équilibre parfait mais nous y tendons de plus en plus . Mais je tiens à noter que pour l’instant, je n’ai pas repris mon activité professionnelle en tant que telle ( et je n’ose pas encore y penser lol ) j’ai donc le temps mais un bébé à temps complet à la maison ( le mais n’étant pas péjoratif )

 

La fatigue 

 

Parlons-en, c’est important.  il y a la fatigue des nuits coupées, le tout couplé à l’energie des grands en journée. ce n’est pas toujours simple à gérer, si tu comptes l’energie à dépenser pour les tâches supplémentaires.

Tant que ton bébé ne fera pas ses nuits, tu vas en baver. et si comme ptitederniere ton bébé n’est pas trop trop adepte des siestes et ne se plait que sur toi ( et c’est normal, c’est un bébé ) et bien tes journées filent à la vitesse grand V. Pour l’instant, j’ai peu le temps de me poser, sauf le soir, vu que maintenant ptitederniere fait ( + ou – ) ses nuits . mais j’en profite toujours pour récuperer le retard accumulé en journée accroché à mon bébé .

 

Le temps pour soi 

 

Hahaha . rien que le titre me fait rire. Mais c’est important, parce qu’on en a besoin. Alors oui, je sors sans mes enfants, et j’ai donc le choix entre sortir avec les copines ou avec papa débordé. dans le premier cas, pas trop trop de soucis, le papa les garde ( bon il faut s’accrocher niveau horaire toussa toussa mais voila ) mais si tu veux une soirée ou plus rien qu’avec ton chéri, là tu dois être bien entourée. Parce que faire garder 2 enfants c’est une chose, mais 3 c’est tout de suite trèèèès différent. Les gens acceptent facilement de te garder 2 enfants en même temps. Mais 3, NEVER . ou rarement .

Alors j’avoue j’ai ENORMEMENT de chances à ce niveau. j’ai des parents , des beaux-parents , des amies, des parrains et des marraines en or, ce qui fait que l’on sait plus ou moins facilement les faire garder séparement . mais jamais au pied levé, ça demande de l’organisation .

Du coup, je tiens à 2 choses importantes chaque mois : ma pause beauté ( coiffeur ) et une petite sortie avec cheri . ça me ressource, et ça me permet d’être au plus près de qui je suis . Parce que je sais que certaines se sentent à 100% Maman et je respecte ça, mais ce n’est pas mon cas. J’ai un besoin fort de me sentir aussi être une femme , avec moi-même et avec mon mari .

Et de temps en temps, une petite sortie entre copines.

 

La gestion de la fratrie 

 

avoir 3 enfants, même quand il y a des petits , ça veut aussi dire gérer les relations entre les enfants . Et chez moi, hélas, les 2 grands sont comme chiens et chats. Ils se chamaillent sans arrêt, même s’ils s’aiment beaucoup et on des moments de complicité. Et la venue de ptitederniere a adoucit les relations d’un côté, car s’ils ont bien un point commun, c’est qu’ils l’adorent et la chouchoutent à mort. Mais c’est aussi une source de conflit car ils sont très jaloux de la relation que l’autre a avec ptitederniere. Surtout Monmonstre en fait . donc , il faut tenter de leur apprendre à vivre ensemble . c’est merveilleux . et pas toujours facile.

 

Et au final ?

Je dirais qu’en vrai, il n’y a pas de recette miracle, qu’avoir une famille c’est beau , c’est merveilleux, et les enfants sont le plus beau des cadeaux que la vie puisse nous faire . Mais ce n’est pas magique non plus. les enfants , ça ne se fait pas sans effort, ça ne s’éduque pas tout seul et puis ça demande du temps, et plus tu en as plus ça en demande. plus tu as d’enfants plus le quotidien est complexe, mais plus l’amour est grand aussi.

Alors si tu n’as pas peur de sortir de ta zone de confort, et que si au fond de toi, tout au fond, tu sens que l’amour que tu as pour cet enfant vivant juste en pensée est tellement fort , alors fais -le, et crois-moi tu vas en avoir besoin de cet amour pour tout gérer  , mais sache qu’ il t’en donnera tellement aussi.

Mais si tu hésites trop, alors attends. Parce que faire un enfant, en fait, je crois que ça ne se réfléchit pas. c’est comme une pulsion, une envie incontrôlable de sauter dans le vide . ça ne se calcule pas, c’est comme ça. Et parce qu’un enfant, c’est trop de bonheur. Mais pas que. ça te pousse à bout parfois, dans tes derniers retranchements. ça te donne envie de crier, de frapper, de t’enfuir loin parfois.

C’est complexe la maternité, c’est plein d’amour et de haine,  de miel et de sel, de rigolade et d’énervement, et c’est ce qui la rend belle . Mais il ne faut pas s’y perdre  non plus .