Toutes ces choses que les femmes qui travaillent vivent au quotidien ( et même que c’est pas facile tous les jours )

Je sais que je vais encore me faire traiter de féministe à 2 balles, mais aujourd’hui je vais parler du sujet sensible de la place des femmes sur le marché du travail .

Parce que oui, être une femme et une maman est VRAIMENT un défi quand on travaille ou quand on cherche du travail . Et le défi,  ce n’est pas toujours tellement de s’organiser, mais c’est finalement de faire sa place et de se faire respecter en tant que travailleur ou futur travailleur compétent pour ton ( futur ) employeur, équipe, collègue, supérieur, subalterne, clients, fournisseurs et j’en passe .

Parce que le quotidien d’une femme, ça peut ressembler à un parcours du combattant quand :

  • Lors d’un entretien d’embauche ou de demande de changement d’emploi au sein de la société où l’on travaille, on te refuse le poste parce que, bien qu’ils louent vos compétences professionnelles,  les RH  préfèrent ne pas suivre votre candidature parce que vous n’êtes pas assez  » flexible  » vu votre vie de famille. Ou parce que vu ton âge tu risque de vouloir des enfants bientôt.  Ou parce que tu en as trop. Ou pas assez.  Bref. 

 

  • ton Boss s’inquiète de ton envie d’avoir ( encore ) un autre enfant, parce que bon, le congé maternité ça n’arrangerait pas trop la croissance de la société , et s’inquiète que tu sois potentiellement trop souvent absente parce que bon, les enfants ça tombe vite malade ,…… donc,  ton utérus est presque soumis à une enquête interne.

 

  • Tu dois te manger les commentaires grivois et désobligeants si tu as le malheur de porter une jupe un peu courte ( selon leurs critères, c’est à dire, en gros, au dessus du genoux ) , un peu moulante, une jolie robe ou un décolleté qui laisserait légèrement entrevoir le fait que tu ais une poitrine, de jolies chaussures à talons qui mettraient tes jambes en valeur. oui , même en été, pour être tranquille sors ton col roulé !

 

  • On chante les louages de ton compagnon lorsque tu dis qu’il va rechercher les enfants à l’école ou que c’est lui qui s’occupe du repas du soir. Personnellement, je n’ai jamais entendu quiconque se pâmer du fait qu’une femme s’occupe de la préparation d’un repas. Ben oui, c’est le taf de la femme les repas, à la base ……

 

  • On te paie jusqu’à 25% en moins que ton collègue et homologue masculin , qui fait le même travail que toi , juste parce que lui a une paire de couilles. Sans compter le fait qu’on lui proposera plus facilement et rapidement une augmentation ainsi qu’une évolution de poste .

 

  • On va te traiter de folle ou de mère indigne si tu émets l’envie ou le fait que tu bosses à temps plein, parce que tes pauvres enfants n’auraient besoin que d’une chose selon la société, leur mère . Mais attention,  parce que si tu demandes un aménagement d’horaire ou un temps partiel, un congé parental ou autre chose, tu te mangeras des commentaires disant , en gros que  » tu vois tu ne gères pas ta vie donc tu demandes un changement  » et bim c’est mal vu . Et bim ça va te bloquer ta carrière. Parce que tu seras vue comme une incompétente .

 

  • On te tape dans le nez que  » ouais mais vous avez voulu l’égalité , il faut gérer hein maintenant  » . Mais que l’égalité s’arrête juste sur le pas de la porte de la maison parce que chez toi , c’est toi qui te tapes tout le boulot.

 

  • On te trouveras folle si tu as un projet d’entrepenariat ou si tu te lances comme indépendante ( ben oui, qui va s’occuper des enfants ? ) alors qu’un homme lançant sa propre boite sera vue comme un truc génial et courageux ( et on ne lui demandera jamais qui s’occupe de ses enfants )

 

Donc oui, on est en 2017, mais oui, il y a encore un maximum de choses à changer pour les droits de la femme au travail . Il y a encore des portes à ouvrir à coups de pieds , non ?

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Oui mais toi, t’es féministe !

être une femme peut comporter quelques avantages : On nous a donné le don de pouvoir fabriquer des minis humains et tout ce qu’il faut pour les nourrir, on est canon en robe, et  le rouge à lèvres carmin nous va mieux qu’aux hommes . Ah oui , on a des boobs . ( bah quoi c’est canon les boobs )

Pour le reste, j’ai beau chercher , plus je vieillis et plus je remarque qu’être une femme dans ce monde c’est juste un défi. Oui.

Pourquoi ?

Parce que dans cette société toute pourrie la femme a un rôle bien défini ( par je ne sais qui ) ( enfin si, on sait, des mecs frustrés ) dont elle ne peut sortir , sous peine qu’on lui ressorte à tout bout de champs  » Oui mais toi, t’es féministe  » . Et tu n’imagines même pas le nombre de fois où on m’a sorti cette phrase. Et avant, je disais que non, je n’étais pas féministe.

Parce que pour moi, être féministe ne voulait rien dire . Parce que pour moi, c’était juste normal qu’en tant qu’être humain je sois considérée  à l’égal d’un autre être humain, même si lui est de sexe masculin. Parce que pour moi ça n’avait pas de sens d’avoir moins de droit sous prétexte qu’on est une femme , avec un utérus et une paire de seins. Parce que pour moi le féminisme n’avait pas lui d’exister étant donné que nous sommes censés être tous égaux .

Et puis j’ai vieilli, j’ai rencontré des gens, je me suis pris la société en pleine face , j’ai fait des enfants et j’ai vu et entendu des remarques et des inégalités entre l’homme et la femme . et j’ai trouvé ça d’une injustice profonde .

Alors oui , je te le dis aujourd’hui , je suis féministe . Et je le resterai tant que :

On trouvera normal qu’une femme reste à la maison pour élever ses enfants et mais égoïste qu’elle  décide un jour d’aller retravailler pendant que son mari s’occupe de leur progéniture après l’école .

On fera une remarque sur la  façon de s’habiller d’une femme,  vu que certains hommes  » ont une libido plus développée  » et  » ont du mal à se retenir en voyant une jolie femme comme toi » ( oui tu peux aller vomir , je l’ai vécu pas plus tard qu’il y a 2 jours )

On prendra le sourire d’une femme envers un homme comme une invitation à aller se tripoter dans les toilettes .

On culpabilisera les mères à prendre un congé parental pour s’occuper de leurs enfants, parce que ça les discrédite auprès de leur employeur ( encore une chiante qui fait des gosses )  .

On leurs proposera moins souvent des promotions parce que  » elles ont des enfants et seraient donc moins disponibles  »

Les femmes seront moins bien payées à poste égal .

On demandera aux petites filles si elles préfèreraient être institutrice ou coiffeuse, et que l’on trouvera bizarre qu’un garçon fasse de la danse parce que  » c’est pour les filles  »

On  dira aux femmes combien de partenaires sexuels il est décent qu’elles aient , ce qu’elles doivent faire de leur corps, leur sexe, leur utérus, le nombre d’enfants qu’il est bien qu’elles aient, si elles peuvent avorter ou non .

On trouvera juste normal qu’une femme se tape le ménage pendant que son gros est couché dans le canapé alors que l’on trouvera extraordinaire un homme qui range un lave-vaisselle .

On demandera aux femmes de ne pas être trop intelligente, parce que une femme à la tête pleine derange ces vieux machos ringards ( coucou Donald ) 

On nous bombardera les yeux et les oreilles avec des pub sexistes ou une femme se retrouve à poil pour vendre une bagnole à des mecs alors que l’on s’insurgera si une meuf veut faire monokini ( ou burkini tiens, tant qu’on y est ) sur une plage en aout .

On nous dira qu’on doit être belle pour faire plaisir aux regards des hommes ( mais pas trop hein, sinon ils ne savent pas se tenir ) mais pas pour elle-même.

On trouvera gênant qu’une femme ait trop confiance en elle et qu’elle ait des idées, des avis sur le monde, la politique, la culture ou la vie en généra . Merde t’es une femme, va faire des mioches et ferme-là bien .

Une jupe courte sera le doit-disant signe qu’une femme est une pute à l’ entre-jambes en mode open-bar.

On trouvera presque déplacé qu’une femme soit carriériste parce que merde, elle risque de gagner plus qu’un mec au final , et puis de réussir mieux aussi .
Que l’on demandera trop souvent de parler à   » monsieur » pour les factures ou les décisions importantes.

On estimera qu’une femme sans soutif est une allumeuse

On nous rabâchera les oreilles depuis toute petite que notre seul but dans notre vie est d’avoir un mari, une maison et des enfants , sinon t’as raté ta life ma pauvre ET que l’on mettra la pression à une célibataire pour qu’elle se case.

On définira un mec qui va papillonner comme étant un  » don juan  » et une femme qui fait la même chose comme étant une salope .

On estimera qu’une femme trompée l’a été uniquement parce qu’elle ne peut pas satisfaire son mari ( re coucou Donald ) 
 Après, je sais ce que tu vas me dire : que ça a évolué depuis que nos mères et nos grands-mères ont brûlés leurs soutifs en 69, mais crois -moi , rien n’est acquis ( surtout dans ce monde de merde ) ( pardon  ) et tu le sais hein, qu’il y a pas mal de taf et d’illégalité dans ce monde.

Alors le prochain qui me dira,  » oui mais toi, t’es feministe  » , je lui dirai que oui, je le suis . Etqu’ à mon avis je risque fort de le rester . Et puis je vais essayer d’inculquer ça à mes filles, histoire qu’on se marre un peu .

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Je ne suis pas une mère fusionnelle

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Toi qui me suis presque quotidiennement, tu peux constater que dans ma vie, je fais mille et une choses, avec mais aussi sans mes enfants . on part en ballade, on va dans des parcs d’attractions, on sort avec eux. Mais on fait aussi beaucoup de choses sans eux , comme des sorties, des petites vacances à 2 ou entres amis.

Je sais que certaines – ou beaucoup – d’entre vous se disent, commentaires à l’appui, que c’est difficile de vous imaginer sans vos propres enfants plus de 48h. Moi pas.

Entendons-nous bien , j’aime mes enfants, éperdument.  je les ai tous les 3 désirés, ils sont très importants pour moi et je me bats comme une lionne pour eux au quotidien. Mais l’idée de passer une soirée, ou même quelques jours sans eux ne m’effraie pas. je dirais même que c’est un besoin parfois. Pour les aimer encore plus.

J’aime passer des moments avec eux, à ne m’occuper QUE d’eux, à jouer, à sortir, à être leur maman. mais j’aime aussi avoir des moments rien qu’avec mes copines, le temps d’un soir, d’une journée ou d’un week-end. J’aime rentrer à pas d’heure après une soirée festive avec mon chéri et des amis, aller faire du shopping seule, passer 4 jours en citytrip , aller me depasser au sport ,faire un resto,un ciné rien qu’avec des adultes, à être juste une femme.

Je ne suis pas une mère fusionnelle, c’est un fait . Je ne me sens pas l’obligation d’être scotchée à ma progéniture H24, à n’être qu’une maman et à m’occuper d’eux tout le temps, je ne me sens pas à la limite du suicide dés qu’ils sont à plus de 500 m de moi. Je ne sais pas si on peut dire que j’ai coupé le cordon. mais en tout cas c’est ma façon d’être une maman.

Après, j’ai eu du mal un peu à me rendre à cette évidence.  Parce que pour la société  ( les gens ) , être une maman et penser à soi de temps en temps équivaut à les abandonner dans un bois à minuit ou tenter de les revendre sur EBay. Bref, t’es une mère indigne si tu fais autre chose que pouponner une fois que tu t’es reproduite. c’est TON rôle . le SEUL qui compte . comme si tu ne pouvais plus faire que ça . ( et puis ne dit pas ouvertement que tu as une sexualité active ou tu seras en plus qualifiée de mère indigne ET perverse ) . Tu me diras que les mentalités changent, oui, mais lentement , trèèèèèès lentement. et difficilement aussi.

Je ne me sens pas indigne, je me sens juste être une mère qui n’est pas qu’une mère . Et puis même que je pense éduquer mes filles dans ce sens tu vois , qu’une femme qui devient mère ne devient pas  » QU’ une mère  » , que la maternité est extrêmement enrichissante, belle, pleine de bonheur, mais que ce n’est surtout pas réducteur à cette seule fonction, sauf si elle le décide ELLES – MÊMES.

J’ai moi-même fait une pause dans ma vie professionnelle pour m’occuper d’eux pendant plus de 2 ans, avant de reprendre une vie profesionnelle il y a peu , par choix, par envie et par besoin. Parce qu’à ce moment là on avait tous besoin que je sois beaucoup là ( problèmes personnels, problèmes scolaires de monmonstre, 3eme bébé en vue , …… enfin toussa toussa quoi  )

Et eux ?

Et pendant que je suis ailleurs, ils font quoi tu me diras ? et bien ils sont avec leur papa à faire les fous, ils crapahutent dans la nature avec leur mouvement de jeunesse, tissent des liens avec leurs grands -parents , font une sortie avec leurs parrains-marraines. Et quand je les retrouve ils ont une tonne de chose à me raconter et moi -aussi .

Je ne me sens pas coupable de vivre des choses sans eux, ni qu’ils vivent des choses sans moi pendant que je vis des choses sans eux ( tu me suis ? ). Et puis en vrai j’en ai un peu marre que l’on  » catégorise  » une mère qui ne reste pas H24 auprès de sa marmaille , qui ose sortir avec des copines, faire du sport ou n’importe quoi d’autres sans ses enfants comme des mères » INDIGNES  » . Parce que tu vois, bizarrement, un père qui fait EXACTEMENT la même chose est juste  » un papa  » aux yeux du monde. Et même plus, s’il s’occupe de SES enfants alors que la maman est absente peu importe la raison, il sera encensée et qualifié de papa merveilleux, et la petite veinarde qui l’aura épousé aurait bien le devoir de le traiter en être divin jusqu’à la fin de ses jours . alors que ce qu’il fait est juste normal . il s’occupe de ses enfants, comme toi tu le fais . ( ne me demande pas si je suis feministe :p )

Je ne suis pas une mère fusionnelle. je fais un tas de choses sans eux, et pour moi.

 

( Bien entendu, je ne juge pas les mères fusionnelles. Je pense qu’il y a tellement de façons d’être une maman , soyez libres d’être vous )

{ Petit coup de gueule de maman debordée ) Quand la blogosphère me donne envie de crier ( Petit Fucking aux blogueuses parfaites inside )

S’il y a bien une chose que m’a appris la maternité, c’est que dans la vie comme avec ses enfants, il n’y a pas de mode d’emploi . Ce qui rend une personne heureuse ne rend pas forcement son voisin heureux . On a tous et toutes des façons différentes de vivre, d’appréhender la vie, de ressentir du bonheur, d’éduquer nos enfants. Et après tout, c’est un peu ça qui est beau dans la vie, ça te donne de la diversité, de l’expérience et de l’ouverture sur les autres. Mes enfants sont tous les 3 différents, et sont différents de ceux de mon voisin. Bref, j’ai appris qu’il faut toujours s’adapter et surtout faire en sorte qu’ils soient heureux avec ce qu’ils sont et ce que je suis .

Par contre s’il y a bien une chose que je déteste et auquel je ne me fais pas , c’est quand une personne prône sa façon de penser et de faire comme LA meilleure au monde, LA parole d’évangile à écouter sans sourciller, parce que vois -tu , SA façon de voir les choses est tellement parfaite que si tu n’acquiesce pas n’applique pas ses préceptes , tu es juste une personne et aussi une mère en carton .

Et comme une loupe sur la vie,  internet et la blogosphère regorge de personnes qui se la jouent parents parfaits .  Rien que la semaine passée, j’ai eu l’immense joie ( ou pas ) d’être confrontée 2 x à des fucking parents soit disant parfaits qui se la jouaient moralisateurs et donneurs de leçons sur les choix d’autres parents . Une sombre histoire sur un choix de chaussures d’abord, puis le choix d’une maman de travailler . Et sur internet encore plus qu’ailleurs, les gens se sentent en droit de dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire, quel choix est le bon et lequel est mauvais . Et donc au final, de juger .

J’avoue que ces histoires sommes toute assez futiles à la base m’ont laissées un goût amer en bouche , parce que bordel , j’en ai ma claque de toutes ces blogueuses qui se sentent comme prises d’une mission divine à dire ce qu’il est bien de faire ou pas. Et puis en vrai , qui sommes -nous pour juger les autres ? Parce qu’on a un blog on est meilleur(e)s que les autres ? De quel droit peut-on se permettre de dire que notre façon d’éduquer ou nos choix sont meilleurs ? Et ce ne sont pas des photos Instagram retouchées qui nous donnent le droit de se penser meilleur(e)s que les autres.

Nous faisons des choix. parfois différents certes,  adaptés à notre famille, à nos enfants, à une situation donnée et notre vie certainement, en accord avec nos idéaux oui, mais les meilleurs non.

Alors bon, tu me connais , je n’ai pas su me taire, il a fallu que je dise à ces parents parfaits à 2 balles d’internet et d’ailleurs que c’était bien joli toussa mais qu’au final, mais qu’il n’y a pas une manière d’éduquer et que heureusement, parce que moi , perso, je ne tiens pas à engendrer un monde de clones. Bien entendu je me suis faites insultée ( Mais vraiment ) sur ma vision de l’éducation, on m’a dit que j’étais vraiment idiote et bien imbecile pour ne pas comprendre à quel point SON choix est tellement LA VERITE UNIVERSELLE . que j’étais une débile , une incencée, une inculte, j’en passe et des meilleures .

Bref, après avoir foutu le bordel et mis mon pavé dans la mare j’ai juste cliqué sur  » je n’aime plus  » , parce que bon, personne ne m’oblige à suivre ce genre de blogueuses parfaites et à l’esprit aussi fermé que leur arrière train . Mais il y a une chose qui m’a frappé suite à ces expériences : Il est bien facile de juger les gens quand on est pas dans leurs vies .

Alors je voulais juste vous donner un petit conseil ( ou plusieurs en fait ) les parents débordants : Aimer vos enfants, éduquez-les comme vous le sentez juste et bien pour eux et pour vous, respectez vos enfants et respectez-vous aussi . Mais ne laissez jamais personne vous dire que SA façon est la meilleure .

Travailler si vous le souhaitez, ou ne travaillez pas si vous préférez être la seule à éduquer vos enfants, partez en vacances avec ou sans vos enfants , allaitez ou biberonnez, cododotez ou ne cododotez pas, donnez des plats faits maison ou des petits pots, mettez vos gamins en crèche ou gardez -les à la maison, habillez -les chez Kiabi ( la mode à petits prix ) ou chez catimini, allez boire des verres avec des copines ou restez H24 à la maison , mais surtout , surtout , envoyez bien se faire foutre les bien pensants qui oseraient vous dire ce qui est bien pour vous et vos enfants et qui tentent de vous juger.

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Pluie de bisous à vous ! Et gros fuck aux parents moralisateurs

 

 

 

La mère au foyer est-elle une connasse ?

Internet est un endroit merveilleux où tout le monde et n’importe qui peut parler librement de sujets divers et variés qui lui tiendrait à cœur. ça s’appelle la liberté ma bonne dame, et ça c’est beau.

Internet est aussi un endroit merveilleux où un article partagé ça et là peut partir en sucette en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

C’est un peu ce qui est arrivé à Milie, une blogueuse qui parle d’à peu près tout et que je lis assez souvent ( surtout parce qu’elle parle d’alcool et de sexe aussi , mais bon :p ) et qui a eu la bonne idée ( ou pas ) de partager un article d’une autre blogueuse qui m’était jusqu’alors inconnue . Elle se demandait si être mère au foyer était un métier .

Et cet article a foutu un peu le bordel dans la magnifique blogosphère française et belge, on peut clairement le dire comme ça .

Personnellement j’ai trouvé cet article assez intéressant bien que surfait et exagéré, et il m’a fait réagir positivement, ayant dans ma vie de maman eu l’opportunité de vivre ces 2 vies ( mère travaillant et mère au foyer ) sur la façon dont la société voit la femme , c’est à dire mal . Parce que oui, si tu as la chance ( ou pas ) de ne pas être née avec une bite entre les jambes, tu es jugée sur tes moindres faits, gestes et choix, c’est comme ça , tu paies ta féminité. et tu veux savoir ce qui est le pire dans l’histoire ? c’est que ce sont des femmes qui sont le plus à juger leurs comparses . Si ça c’est pas malheureux ?

Je crois ( mais je ne parlerai pas en son nom ) que Milie ne s’attendait pas à tant de réactions ( et de virulence ) au partage de cet article. Du coup, elle a réagi sur son blog ( par > ici < ) histoire de continuer le combat et de répondre aux réactions  ( Je te conseille de lire l’article il est très sympa )

Parce que oui, il y a eu clairement 2 clans , qui se sont dit que c’était sympa de se foutre sur la gueule virtuellement façon  » Gang Of New-york  » ( désolée mais je suis assez fan de Léonardo DiCaprio ) . C’est aussi ça que l’on appelle la liberté d’expression . Mais même les blogueuses chevronnées comme moi ( quand je dis chevronnées je veux dire vieille en vrai ) savent qu’il y a des sujets sensibles , parfois on ne peut empêcher de recevoir 2-3 coups dans les dents, même sans le vouloir.

Et comme j’aime bien les battles à la con, que j’ai toujours une pièce à mettre au trou comme dirait l’autre, je me suis inspirée de cette petite guerre des fers à repasser pour me poser une question ( à la con )

 » La mère au foyer est-elle une connasse ? » 

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C’est vrai, on est en droit de se poser la question en fait . Cette femme, que dis-je, cette mère qui décide , de son plein gré ( du moins je l’espère ) , de ne vivre QUE de monsieur propre et de couches sales , balayant d’un revers des centaines d’années de combats féministes pour rester au foyer à s’occuper de sa famille, laissant tomber au passage toute considération pour la femme qu’elle est . Toutes ces années de lutte pour que tu choisisses de t’occuper de tes enfants . c’est tout bonnement honteux .

Cette femme qui passe son temps à le perdre justement, à jouer à la dînette avec ses enfants , qui a une journée entière pour faire  le ménage alors que d’autres n’ont qu’une 1h par jour pour le faire (et encore) et qui arrive encore à se plaindre qu’elle est fatiguée.

Cette femme qui ,n’étant pas rémunérée (à juste titre) vu qu’elle ne fout rien de ses journées , profite sans vergogne de l’argent de son mari qu’elle dilapidera en shopping et autres démonstrations tupperware .

Cette femme qui ose ne pas participer à l’économie nationale étant donné le fait qu’elle garde elle-même ses enfants qui ne vont donc ni en crèche ni à la garderie, n’est pas porteuse d’ouverture d’emploi ( mais de places en crèche pour celles qui travaillent si, c’est déjà ça ) . Elle, qui,  ne bossant pas, ne cotise même pas pour la caisse des pensions ( à laquelle elle n’aura pas droit vu qu’elle n’a rien foutu ) .

Celle là-même qui profite de ses enfants toute la journée et les voit grandir , a le temps de leurs faire des gâteaux et des repas équilibrés alors que les femmes qui travaillent qui n’ont pas le temps sont presque obligées de taper un plat surgelé  dans le micro- onde tellement elles sont débordées .

Après tous ces arguments contre l’accusée, je crois que l’on peut dire que oui . La mère au foyer est une connasse .A ce titre je pense que l’on devrait la brûler . Rien de tel qu’un petit bûché comme au bon vieux temps .

Mais avant de lancer le barbecue, me vient une question :  » Que penser de la mère qui travaille ?  » 

Cette femme qui jette ses enfants à la garderie trop tôt le matin pour vivre sa vie professionnelle à fond et abreuver sa soif d’indépendance , et qui OSE laisser leur papa  s’occuper d’eux en soirée alors qu’elle participe à une dernière réunion .

Cette femme qui laisse à une autre l’occasion de s’occuper de son enfant , de le nourrir, de le changer , de jouer avec et l’éveiller tout ça pour gagner de l’argent qu’elle dépensera en  fringues et sacs hors de prix lors de sa sortie shopping qu’elle s’accorde sur son temps de midi.

Celle qui ne peut pas être présente à la sortie de l’école , laissant aux grands-parents le soin d’aller chercher sa pauvre progéniture . Les malheureux  enfants, c’est odieux , vraiment.

Celle – là aussi qui n’a même pas le temps de faire le gâteau d’anniversaire de son aîné , vu qu’elle ne fait que travailler , et qui fonce au Carrouf chercher un Cake marbré qu’elle agrémentera de quelques malheureuses bougies.

 

En fait, maintenant que j’y pense, elle aussi c’est une connasse.

Alors, on la brûle aussi ?

 

Donc, si on est toutes des connasses , tu crois qu’il y aurait moyen que l’on arrête de se taper dessus pour des âneries ( et des préjugés à la con )  et que l’on se concentre sur l’essentiel : Etre heureuse ?

Parce qu’après tout, être une mère au foyer ou qui travaille, je crois que l’important est de faire le choix de la vie qui nous convient à nous , à ce moment là de notre existence, qui nous rend heureuse et équilibrée , à la maison ou au travail.

 

Mais maintenant, si vous voulez,  vous pouvez aussi continuer à vous taper dessus joyeusement, ça me fait des idées d’articles comme ça .

 

Signée une connasse parmi tant d’autres

 

Je ne suis pas qu’une mère.

Je suis une maman. Depuis plus de 6 ans.Et je partage ma vie de maman depuis quoi, 4 ans je crois . Je parle couches, nuits pourries, grossesse, enfants, bons plans, toussa toussa.

Mais je ne suis pas qu’une mère. je ne suis pas qu’une maman débordée. Je dirais même qu’à dire vrai, je suis surtout autre chose. Un tas d’autres choses .

Je suis une mère oui, parce que j’ai mis au monde 3 merveilles . Mais je suis étonnée que la société me  » case  » dans une catégorie. Je déteste ça moi, être catégorisée. Et puis je ne suis pas qu’un utérus bourré d’hormones .

Je suis aussi une femme. je suis SURTOUT et avant tout une femme. Une femme qui a des opinions, des valeurs , des envies, des besoins. Et ces besoins ne passent pas que par la maternité. NAN .

Et je suis surtout une femme qui prône la liberté. ma liberté de mère, mais de femme aussi. la liberté de choix, la liberté d’être qui je suis et surtout tout ce que je veux être, d’être pour ou contre quelque chose, de ne pas être qu’amour maternel, je prône aussi la liberté d’expression , la liberté de procréation ou pas, la liberté de contraception, la liberté sexuelle, la liberté d’être, la liberté de mouvement.

Donc, n’en déplaise à ceux qui ne me considère QUE comme une maman ,  mon esprit libre est beaucoup trop grand pour être contenu dans une seule case, surtout pas dans la case  » maman « .

Alors vraiment , je vous parle surtout de ma maternité oui, mais j’ai un tas d’autres choses à dire et je les dirai, si l’envie m’en prend, et peu importe les réactions épidermiques de certaines personnes qui considèrent qu’une maman ne peut pas avoir d’autres opinions que sur le choix de la marque des couches.

Et comme dit le grand Philosophe Youssoupha ( ben quoi ?? )   » plaire à  tout le monde c’est plaire à n’importe qui  » .

Et comme je suis certaines que vous êtes des centaines à être des femmes libres autant que des mamans, je vous envois pleins de bisous et je vous le dis , il n’y a pas de plus bel exemple pour nos enfants que de voir leurs mamans prôner leur liberté.

 

 

 

 

Quand j’étais petite ….

Quand j’étais petite, on voyait souvent des enfants jouer en rue. On prenait nos pieds, nos Skateboard ou nos vélos, et on sillonnait notre ville ou notre village des heures entières, sans que ça n’inquiète nos parents. On avait juste la consigne se montrer de temps en temps, et de ne pas partir trop loin. Mais on partait toujours trop loin.

Je me souviens qu’avec mes frères et soeur , on s’aventurait dans les bosquets, les terrils, les sous-bois derrière chez nous. On construisait des cabanes, on se racontait des histoires, on était des princesses et des chevaliers en haut de notre tour. On rencontrait des copains d’aventures avec qui se bagarrer, et on finissait par aller boire un chocolat chaud chez le voisin. On était libre.

Et puis il y a eu Marc Dutroux , Fourniret, et les autres. Il y a eu l’affaire  »  Julie et Melissa  »  et toute cette horreur pédophile . Le drame  , la honte, et la peur surtout . Alors petit à petit,  les enfants ont désertés les rues, leurs parents leurs ont achetés des consoles pour qu’ils ne soient pas bien loin. Parce que courir les rues était devenu trop dangereux, et qu’il faut se méfier même du voisin. On a commencé à avoir peur des camionnettes blanches . Les vélos sont restés dans les jardins , et les gamins ont fini collés à leur tv, parce que c’est plus sûr, et que là au moins, les parents peuvent les surveiller .

Quand j’étais ado, mes copines et moi n’attendions qu’une chose, le week-end . On était de toutes les fêtes, ou presque. Le samedi soir, on se donnait rendez-vous chez l’une d’entre nous pour se préparer, on discutait de choses aussi futiles qu’essentielles quand on a 16 ans : de nos embrouilles avec nos parents, de nos petits copains, de l’école, de l’amour, de sexe, de notre vie et de ses changements. Et puis l’un des parents nous conduisait à une soirée pas loin, à un concert de la salle du coin, au match de volley de l’équipe où le petit copain d’une d’entre nous jouait ( et parce qu’il avait des copains trop mignons ) ,  où l’on retrouvait d’autres bandes de jeunes. On promettait d’être sage et de ne pas boire . On finissait avec un coup dans l’aile ( à avoir bu 3 Bacardi , LA boisson de notre époque ) et à fricoter ou à refaire le monde avec une bande de garçons, à jalouser une bande de filles,  et on finissait sur un banc dehors à rire de tout et de rien. Et nos parents venaient nous récupérer à l’heure convenue, eux en pyjama et aux yeux à moitié endormis dans la voiture, nous en riant de nos nouvelles péripéties dont nos parents ne soupçonnaient rien . ( Enfin c’est ce que l’on pensait ) .

Plus tard, plus grand, on a préféré fréquenter les ciné, les brasseries, les terrasses ou les restos pour refaire le monde, pour se retrouver le vendredi ou le samedi après une grosse semaine de cours ou de boulot. Pour fêter l’anniversaire de l’un, la promotion de l’autre. On était libre.

Et puis aujourd’hui il y a les terroristes en  noirs, sans Dieu ni loi, il y a des attentats dans les salles de concerts, dans les restaurants, dans les rues, qui sèment l’horreur et la peur . Aujourd’hui, à chaque fois d’un enfant va vouloir aller voir le match de son équipe préférée, qu’un ado va vouloir aller voir son groupe fétiche en concert ou qu’un adulte va vouloir aller se détendre d’une grosse semaine en allant manger un bout au resto avec ses amis , des parents vont avoir peur . Certains parents diront non à leurs ados, se faisant passer pour d’horribles parents. D’autres accepteront, parce qu’il faut vivre malgré tout , mais vont vivre les pires vendredis et samedis soirs de leurs vies, car leurs enfants, petits ou plus grands , ne sont pas sagement dans leurs lits, mais vivent simplement leur jeunesse .D’autres appréhenderont de voir leurs enfants , adultes pourtant, se payer un citytrip dans une grande ville d’Europe, ou partir quelques jours pour le boulot et ne seront soulagés qu’une fois ceux-ci rentrés.

Nos enfants et nos ado n’auront pas vraiment la même enfance que nous .Parce que c’est clair, maintenant nous avons peur , et nos enfants aussi Et même si je ne veux pas vivre en faisant gagner ces chiens noirs sans Dieu ni foi,  nos enfants ne seront pas aussi libres que nous, car ils ont perdu l’insouciance dont on a tellement profité.

Le monde à changé. Et je n’aime pas ce monde .

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