Le difficile parcours d’un enfant pas tout à fait comme les autres.

Monmonstre aura 7 ans bientôt, dans 10 jours exactement .  Et de prime abord, Monmonstre est un ( plus si ) petit garçon  de 7 ans comme tous les autres. Il est rieur, joueur, aime faire des bétises et est passionné des constructions Légo et de vélo. Il n’aime pas trop les légumes mais les mange quand même la plupart du temps, il oublie toujours de se laver les mains avant de venir manger, essaye toujours de grappiller 15 minutes sur l’heure du coucher, préfère aller jouer dehors plutôt que faire ses devoirs, râle quand je lui demande de m’aider à mettre la table, se chamaille avec sa soeur pour des futilités, collectionne les autocollants de foot et rêve de devenir pompier. ou militaire. ou policier. ou trapéziste. ou les 4 en même temps. Bref, un petit garçon ordinaire.

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Mais en fait, pas tellement que ça .

Monmonstre, depuis tout petit, à toujours eu des difficultés à s’intégrer à un groupe, à comprendre comment fonctionne le monde qui l’entoure, les règles de sociabilisation. Il a toujours été un bébé très agité, qui dormait peu et pleurait beaucoup, mais  il était aussi très souriant et dynamique. Et surtout, c’était notre premier enfant.

Le point de départ des difficultés à été le moment ou il a été scolarisé. Par son rapport différent aux autres et au monde, il a été catalogué. Parce qu’il ne rentrait pas des les cases de l’apprentissage parfait, il a été mis de côté, écarté des groupes classes qu’il a fréquenté . Très avancé dans certains apprentissages comme les math et l’éveil, mais très en retard sur d’autres comme la lecture, il a eu rapidement besoin d’un enseignement différencié que plusieurs enseignantes ont refusées d’appliquer .

Nous nous sommes battu pour le comprendre et savoir ce qu’il avait de différent ce petit gars là, et pourquoi ça coinçait tant dans sa scolarité, à passer de spécialistes en spécialistes, de tests en évaluations en tout genre . Mais ce chemin est long.

Depuis qu’il a 4 ans,entre tous les spécialises et les tests, à l’école  mon fils été considéré comme différent des autres selon la norme, les cases et la société qui normalise à outrance. Ce petit gars aussi souriant, hypersensible, câlin , dynamique, enthousiaste et généreux que colérique, distrait, impatient, désorganisé, troublé a été pris en grippe par tout ce système scolaire.

Les devoirs étaient un moment infernal parce qu’il était persuadé de ne pas y arriver, il était fatigué, démotivé et malheureux. Les délais des spécialistes et des évaluations étaient long, trop long, et son cas s’empirait scolairement parlant, et à la maison aussi son comportement empirait tellement son mal-être était profond.Bien entendu, je sais mon fils n’est pas un ange, et je suis consciente qu’il est difficile parfois de faire façon de lui et de ses idées lorsqu’il est dans son monde et arce que oui, je n’ai jamais dit le contraire, mais je n’ai jamais compris que l’on puisse mettre de côté un enfant sous prétexte qu’il a des difficultés, qu’il soit stigmatisé et traîné comme un boulet trop lourd et encombrant.

Jusqu’au jour fatidique où il m’a dit qu’il voulait mourir pour ne plus aller à l’école tellement les autres enfants et l’institutrice ne le considérait pas et qu’il etait trop malheureux. Alors,  lasse de ces nombreuses  réunions, entrevues , discussions avec un corps professoral qui  » attendait des solutions  »  mais ne voulait pas faire l’effort de mettre aussi des choses en place pour aider monmonstre, mais aussi tristes et en colère, nous avons pris la décision radicale de le changer d’école .

Une école loin de chez nous et en ville, mais avec une équipe éducative au taquet , motivée et surtout dans l’acceptation des différences de chacun et constamment dans la recherche d’un apprentissage adapté pour que chaque enfant réussisse au mieux, selon son intelligence et ses difficultés . Depuis , Monmonstre évolue . à son rythme certes, mais il évolue enfin dans ses apprentissages .

Et puis un jour, après les tests, les visites, les salles d’attentes, les réunions, les résultats et les questions , un diagnostic à été posé : Monmonstre est TDAH, ou  » trouble de l’attention avec hyperactivité  » , surmonté d’une dysharmonie d’apprentissage .

Et après avoir bataillé pour trouver des spécialistes compétents ET disponibles rapidement, Monmonstre est enfin suivi par 1 logopède spécialisée en troubles attentionnel 2x après-midi par semaine qui lui apprend à  » driller son attention  » , ainsi qu’une psy 1x  pour l’aider à vivre avec ses émotions débordantes et les canaliser, mieux s’intégrer aux autres et faire de ses faiblesses des forces dans le futur.

Nous en sommes encore au début de la prise en charge mais enfin, notre fils est reconnu pour ce qu’il est, avec ses faiblesses certes, mais aussi avec ses capacités et la grande intelligence qu’il possède, qui est juste parasitée par ce trouble attentionnel contre lequel nous nous battons . Nous avons enfin mis des mots sur ce qu’il a .

Pour l’instant, nous refusons la médication,  et nous avons la chance d’avoir trouvé une neuropédiatre qui n’est pas adepte non plus des médicaments comme première réponse à ce soucis, cette maladie. Nous sommes ouvert sur le fait qu’il faudra peut être y passer si les méthodes de drill et de spy ne fonctionnent pas après plusieurs mois .

L’objectif actuel est donc de canaliser ce trouble , et de redonner confiance à ce petit garçon affaibli par ce parcours scolaire chaotique. L’année prochaine, il recommencera sa 1ere année ( Cp ) afin de lui donner toutes les chances et acquérir enfin de bonnes bases  sereinement et qu’il ne finisse pas noyé dans un niveau supérieur, et qu’il puisse calmement rattraper son retard accumulé pendant cette difficile année.

Le parcours devant nous est encore long, et l’implication en temps et en argent sont important, mais j’ai la sensation que le chemin devant nous est enfin clair , que nous savons maintenant contre quoi nous battre et surtout que nous avons de bonnes personnes qui entourent notre fils : la logopède , la psychologue et aussi l’équipe éducative, enfin impliquée et active .

Et notre plus belle lueur d’espoir est aujourd’hui de voir notre fils enfin heureux d’aller à l’école et commencer à lire avec joie .

 

( PS : désolée pour ce billet décousu et brouillon tellement il est pour moi encore difficile d’expliquer les mois chaotique que nous avons vécu avec notre fils )

 

 

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45 réflexions sur “Le difficile parcours d’un enfant pas tout à fait comme les autres.

  1. Ça me touche ton article , et je suis heureuse que ton fils se sent enfin bien dans son école . J’ai le même problème pour mon fils il bouge beaucoup ne reste pas concentré (il aura 3 ans dans 6jours ) rien dalarment pour l’instant voilà se qu’on me dit mais la maîtresse n’arrive pas à le canaliser du coup elle le met de côté (de plus mon fils est le seul tous petit …) elle n’y prête pas attention même pas de bonjour et lui fait faire les exercice des moyen . Il est suivi par une orthophoniste la encor la maîtresse me disait qu’il n’en n’avait pas besoin et bien bizarrement il commence a mieu communiquer et elle m’a dit qui était beaucoup trop en avance sur beaucoup de chose que se n’était pas normal pour son âge (pédiatre ma dit la même chose ) . J’ai fini par faire une dérogation il changera d’école en septembre surtout que depuis 1 mois il hurle et ne veut plus aller à l’école …ça m’angoisse personne ne nous aide

  2. J ai l impression de lire l histoire de mon fils il faudrait vraiment que la formation d enseignementface une place aux enfants tdah mon fils pareil fort en éveil et math mais manque de confiance à cause des critiques sur sa lecture ou écriture courage

    • Je suis enseignante en CE1 et je suis particulièrement d’accord avec vous concernant la formation. Nous en réclamons nous aussi de notre côté pour être plus aptes à nous adapter à chaque élève. Malheureusement, trop peu de formations existent et celles qui ont lieu se passent souvent sur temps scolaire et pendant ce temps nous ne sommes pas remplacés dans nos classes … C’est donc particulièrement difficile mais nous espérons voir changer les choses à ce sujet !

  3. merci pour ce billet, mon monstre à moi de 14 ans maintenant est dysphasique et ressemble en tout point aux autres…..pas facile et très long en effet, pour nous la prochaine étape sera l après collège et encore une fois pas beaucoup d’aide

  4. Maman de 2 trés grandes filles (19 et 16 ans), j’ai dés les premières lignes de ton message, pensé à un trouble « dys ». Apparemment c’est plus que cela. Ma fille de 16 ans est « dys ». Je voulais te dire courage car il m’arrive encore d’être confrontée à des professeurs qui ne veulent pas s’adapter, le parcours est long mais cela vaut la peine. Ma fille est en 2nde et suis une scolarité « classique », l’important c’est qu’ils s’épanouissent et trouve du plaisir à aller à l’école.
    Courage

  5. Merci pour ce billet qui m’a profondément émue car je m’y suis retrouvée avec mon petit garçon de 7.5 ans qui a le même parcours… Courage, c’est compliqué et les équipes scolaires ne nous ont pas aidé, nous aussi nous sommes dans la réflexions du changement d’école. Heureusement, nos loulous sont entourés d’amour.

  6. Bonjour, je suis très émus en lisant votre témoignage. J’ai l’impression de retrouver notre propre combat. Notre fils à 11 ans il a plusieurs trouble DYS et je me bats depuis ses 4 ans mais toute les portes se ferment devant nous . Je vous souhaites beaucoup de courage et de bonheur.

  7. Bonjour
    Je vous suis.depuis longtemps….. .
    Je tiens.a.vous accomagner dans votre courage et lutte  » contre » les systemes educatifs un peu bornes…
    J’ ai ete AVS qqs annees mais faute de statut ….
    C’est ma.passion
    J’ai pu rencontrer des enfants des ados merveilleux
    Je suis Tjs en contact avec chacun d’eux …..
    Votre fils.beneficie t’il d’une AVS qqs heures pour l’accompagnement?
    Gros Bisous a votre fils et vos princesses
    Barbara
    Mon profil facebook : jmbaba nous

      • Si besoins j’ai mis pleins d’astuce en place pour aider mes liulous tdah si vous voulez et je vous recommande le documentaire sur you tube qui s’appel decouverte le deficit d’attention par radio canada…. moi ça ma beaucoup aidé au debut …. et puis pour l’aider a s’organiser il y ales routines … les miens deplace un magnet avec leur photo sur un parcours avec des dessins sur une plaque magnétique. .. un peu comme un jeu … pour les étapes importantes comme le matin …. se lever puis s’habiller ensuite déjeuner. … comme ça ils savent ce qu’ils doivent faire et je n’ai pas à répéter 100 fois la même chose … et le systeme de recompense fonctionne bien … chaque semaines on definit des objectifs et chaque soir on colle une gomette verte si il a reussi et une rouge si c’est pas le cas …. on félicite énormément les points verts et on ignore le plus les points rouges…. a la fin de semaine on compte combien de points verts et 1 points vert = 1 minute… et il choisit comment il veut utiliser ses precieuses minutes …. télé promenade jeux de société …… bref il y a pleins de choses a mettre en place pour l’aider !!! Et pour qu’il reprenne confiance en lui …. n’hésitez pas si besoin et pleins de courage a toute la petite famille !!!

  8. Bonjour,
    Je comprend ce que vous vivez car ma sœur à vécu les mêmes problèmes ! Ma nièce était même sous traitement. . Aujourd’hui, elle à 11 ans et elle se débrouille super bien, à son rythme mais elle évolue très bien. Le traitement à même été stoppé il y a plus d’1an maintenant ! Tout va bien pour elle et je suis certaine qu’ il en sera de même pour votre fils ! Bon courage!

  9. je suis emu en lisant cette chronique et moi aussi tellement choquer des gens qui abandonne ses enfants perturber qui ont simplement besoin d’attention et de soutien car je c a quel point c difficile car mon enfantsest en cliss qui maintenant s’apelle uliss mais je ne c toujours pas quel est son diagnostique tout en passant par des psy tests de tous les genres….

    • Ah les fameuses  » CLIS » où sont mis, à mon sens, un peu pêle-mêle tous les enfants différents et en « échec scolaire » selon le système classique..1ère étape de l’éviction du système. Faites attention..Si je me permets cette remarque c’est parce que nous avons connu ça avec le fils de mon conjoint. Depuis sa dernière année de maternelle il a été catalogué  » enfant associable – avec de très gros troubles de l’apprentissage » . Très vite il a été éjecté du système scolaire  » classique ». S’en sont suivies 12 ans de consultations en tous genres et de « ballades » dans tous les établissements specialisés possibles et imaginaux. Résultat : il a passé la majeure partie de sa vie avec des enfants dérangés aux troubles mentaux bien plus sévères,sachant qu’a la base c’était un enfant hypersensible et très intelligent. Aujourd’hui notre fille de 6ans 1/2 sait mieux lire que son frère de 18 ans. Donc système adapté oui, mais surtout surtout ne vous reposez pas uniquement la dessus en tant que parent. Boostez-le!

      • Mon fils est resté dans l’enseignant ordinaire, c’est juste les enseignantes qui adaptent leur pédagogie pour qu’il comprenne, et il est suivi à l’exterieur par 2 intervenantes : 1 logopède et 1 spy . je ne suis pas du tout pour mettre ces enfants dans un enseignement specialisé :/

  10. Je pense que cet article va parler a beaucoup de personnes! Plein de courage pour l’accompagner dans ce parcours hors normes… On a l’impression que la normale, dans le sens de la distribution normale des capacités cognitives deviens de plus en plus étroite avec le systeme scolaire et que de plus en plus enfants tombent hors normes… Désolant! Heureusement beaucoup ont des mamans formidables, meme si elles sont débordées :p

  11. coucou
    ma belle ! je voulais te dire combien je te comprend , je vis la même situation avec mon fils de presque 5 ans , nous sommes passé par des moments très très difficile mais depuis peu tout s’éclaire pour nous et notre fils va mieux et fait d’énormes progrès d’où l’importance d’avoir une équipe pluridisciplinaire vraiment compétente , je t’envoie pleins d’ondes positives , courage !! bisous de la réunion 😉

  12. Merci pour votre témoignage comme je retrouve mon fils dans ce que tu décris pour l instant nous sommes qu’au stade des tests mais l incompréhension du système scolaire m’est très pénible et me rend triste car mon fils souffre il va avoir 9ans le 2 mai et je sais que notre parcours du combattant ne fait que commencer

  13. Ton billet me touche énormément et je sais ce que c’est de ne pas rentrer dans les cases en ayant un neveu atteint du cmv maladie qui fait qu’il est handicapé avec un gros retard psycomoteur et que pour les autres c’est un boulet!

  14. Bonjour, inscrite à votre newsletter je lis toujours avec plaisir vos billets! Aujourd’hui hui il me touche plus particulièrement car mon fils âgé de 5 ans et demi vient après des nombreux spécialistes et un parcours chaotique scolairement( il s est fait frapper par son enseignante dans son ancienne école et nous ne l avons su que fin d année) il a « enfin » été reconnu avec un TDAH et maintenant à nous et lui d apprendre à vivre avec cela dans une fratrie de 3 petits mecs où il est au milieu et du mal à trouver sa place…. Je vous souhaite du courage, de la patience et un amour débordant en espérant en être capable moi aussi. Helene

  15. J’aimerais vous féliciter en tant que parents. Votre fils a bien de la chance d’avoir des parents aussi attentifs et qui tentent de trouver des solutions pour qu’il se sente mieux. Je suis maman d’une petite fille qui n’est pas encore scolarisée mais si dans l’avenir je devais me retrouver face à la même situation que vous, j’espère avoir la même force, le même courage et discernement que vous. Bravo !

  16. Une fille TDAH de bientôt 22 ans, que je porte encore à bout de bras, un fils très précoce de bientôt 20 ans, que je porte encore à bout de bras, et un petit dernier aussi précoce, de 6 ans, que je vais devoir porter à bout de bras.
    C’est fatigant, on se sent parfois (souvent) seule au monde face au système qui n’est pas prévu pour eux, mais on y va gaiement (ou pas, ça dépend).
    J’aurais pu les noyer mais je suis terriblement lâche. 😉

  17. Bonjour,
    Merci pour votre témoignage si touchant…
    Je reconnais cette sensibilité….Et je me reconnais aussi.
    Mon fils Clément 3 ans et demi,a un retard de langage important et je connais le rejet du système scolaire…
    Il est suivi dans un camps 1 fois par semaine,puis par une orthophoniste 1 fois par semaine.
    Il a aussi d’autres troubles,comme l’agitation,la nervosité,un sommeil catastrophique…
    Comment votre fils a été diagnostiqué TDAH? et a quel âge?
    Beaucoup de courage a vous et votre famille…

  18. En tant qu’enseignante en élémentaire, j’ai régulièrement dans ma classe des enfants « différents »… et je peux vous assurer que je fais tout ce que je peux pour les aider… mais nous n’avons pas de formation pour accueillir ces élèves particuliers, c’est vrai et nous sommes régulièrement désarmés face à des comportements qui perturbent les autres enfants de la classe… Comment faire quand un élève se met à hurler, à se lever, à frapper… sans raison apparente le plus souvent… Les 26 autres enfants de la classe n’ont pas non plus à subir ces « violences » que je peine à canaliser. Comment ne pas stigmatiser cet enfant différent…? Pourtant les enfants entre eux comprennent les différences et les respectent. Même avec ses « privilèges » parfois, car, lui, il a le droit de se lever, lui, il a le droit de parler fort sans chuchoter, lui il a le droit de nombreuses choses qui leur sont interdites et cela crée aussi de la frustration chez les élèves « classiques »… ce qui engendre malheureusement, inconsciemment, un rejet, une certaine jalousie…
    Cela me perturbe aussi, j’arrive en classe parfois avec une boule au ventre en me demandant ce qui va bien pouvoir arriver, encore aujourd’hui… Après avoir passé la soirée sur internet à chercher des informations sur les troubles et tenter de trouver des solutions… je fatigue… et pense souvent ne pas être à la hauteur. Pourtant à la base, j’étais motivée pour mon métier, mais je ne suis pas devenue enseignante pour ça… on me l’impose.
    Ne tirez pas sur les professeurs systématiquement, on fait ce qu’on peut… mais on peut peu… très peu…

    • je comprends votre désarroi et je tente de ne pas tirer sur l’enseignement . mais je ne peux pas faire semblant qu’il ne sait rien passé entre moi fils et l’enseignante qui avait tendance à traiter mon fils comme un boulet, tant au niveau de la façon de l’impliquer que verbalement, elle lui donnait même des noms pas très gentils, donc les autres enfants de la classe s’en donnaient eux aussi à coeur joie.

      Dans l’ecole dans laquelle il est maintenant, la GRANDE différence est qu’il n’est pas rejeté mais ce n’est pas pour autant que l’enseignante le laisse tout faire, loin de la , elle est asse  » stricte  » avec lui ( ces enfants ont besoin d’un cadre très clair ) mais toujours dans la bienveillance et dans l’explication. Ces enfants sont fatiguants je le comprends, mais ils ont BESOIN d’enseignants qui ne les traite pas comme des idiots, car ils sont souvent très intelligents . ils ont besoin d’avoir confiance en leur capacité et en leur enseignant. Courage à vous ❤

  19. Bonjour,
    Je suis maman mais aussi enseignante, et je reconnais malheureusement bien ce que vous décrivez. Nous sommes assez démunis face aux difficultés d’apprentissages que peuvent rencontrer certains enfants ( avec ou sans troubles spécifiques) et les pédagogies alternatives n’ont pas encore trouvées leur place dans ce système.
    Mais quand je lis votre témoignage, je reconnais un de mes élèves, diagnostiqué TDAH en début d’année, mais « catalogué » (ce mot n’est pas juste à mon sens, mais il est sûr qu’après une année commune, on connait les enfants, et on est capable de les décrire, on connait leurs points forts et leurs points faibles, …) comme enfant demandant beaucoup d’attention et ayant de grosses difficultés scolaires. Il est arrivé dans notre école en CE1, l’année de CE2 a été horrible, tant pour lui que pour son maître (qui lui hurlait dessus sans arrêt!) et voilà qu’en fin d’année, lors de la répartition, je le prends dans ma classe. Commence alors pour moi une mission supplémentaire à celle d’enseigner à mes élèves et de leur faire aimer ces moments, m’occuper de cet élève et trouver quelque chose qui lui permette enfin de « faire ses preuves ».
    J’ai donc découvert un élève en recherche perpétuelle d’attention, avec des relations aux autres très très compliquées, des facilités dans certaines matières mais surtout d’énormes difficultés à se concentrer (exactement ce que l’on m’avait décrit!), mais aussi, un enfant drôle, qui adore le foot, qui aimerait avoir des copains et de bons résultats ( Merci à la bienveillance, qui fait partie intégrante de mon enseignement, voire même de ma personne!). Petit à petit, nous avons créé un lien inédit pour lui, une relation de confiance! Nous lui avons fixé des objectifs scolaires et sociaux en fonction de ses capacités et de sa fatigue du moment (car cela joue énormément), nous avons aussi organisé des temps de classe, pour que les autres comprennent que son comportement n’était pas forcement une agression, que tout le monde avait le droit à une seconde chance, que comme eux, il voulait juste avoir des copains, etc… mais aussi que j’avais les mêmes attentes « de base » envers lui qu’envers tous les autres ( LE RESPECT de soi et des autres) et qu’ils pouvaient venir me trouver à n’importe quel moment pour gérer un problème avec cet élève en employant notre méthode. Mes collègues étaient prévenus, et m’envoyaient les élèves pour que l’on gère ensemble.
    Ce fut compliqué, étant enceinte (et très malade pendant les 3 premiers mois!!), j’ai énormément pris sur moi, surtout que les résultats n’apparaissaient pas, mais nous n’avons rien lâché!
    4 mois après l rentrée, ma classe avait un tout autre visage: cet enfant a réussi à créer des liens avec ses camarades, ses résultats se sont améliorés et surtout il a pris confiance en lui.
    J’ai été arrêtée aux vacances d’hiver, mais le gros du travail avait été fait, ma remplaçante étant briefée, elle a continué à mettre en place les mêmes méthodes, et dès que je reviens à l’école, il me court dans les bras, me dit qu’il est moins puni, qu’il réussit mieux et qu’il travaille en groupe (chose impossible en début d’année!!).
    Tout cela pour vous dire qu’il ne faut pas perdre espoir, qu’il suffit parfois de peu de choses pour qu’un enfant s’épanouisse, il faut tomber sur les bons enseignants!!

    Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite, je sais que votre quotidien sera parfois compliqué, mais il ne faut jamais perdre espoir ni dans votre enfant, ni dans le corps enseignant!

  20. C’est un très beau témoignage !
    Comme je salue votre investissement et votre force !
    J’ai pour habitude de faire le combat inverse : faire comprendre aux parents que l’enfant a un souci et lui faire faire des tests adéquats afin qu’il puisse avoir un suivi efficace et le faire évoluer au mieux de ses capacités… Je suis instit’ en 1ère primaire 😉 Ce n’est pas évident de se faire entendre que ce soit d’un côté ou de l’autre 😓
    Bravo à votre p’tit bonhomme de n’avoir pas stigmatisé l’école et bon courage à vous tous pour la suite 😁

  21. Votre post est très touchant, j’ai l’impression que vous parlez de mon fils de 4 ans et demi dans vos premières phrases et les qualitatifs que vous employez sont adaptables a mon petit Loulou, pb de socialisation, d’intégration au groupe mais enfant joyeux, souriant, câlin… On me dit qu’il est trop jeune pour poser un « diagnostic » mais j’avoue que je m’inquiète secrètement pour lui et mon cœur de maman me dit qu’il y a qqchose…. Il adore compter mais refuse le plus souvent d’écrire… Il est plutôt précoce d’après la maîtresse et le pédiatre qui lui a fait passer des tests…, bref on verra bien mais je crains qu’on le diagnostic TDAH (ou autre )également dans qqs années….
    Merci de me donner l’occasion de parler de ça , c’est la première fois que j’en parle qui plus et publiquement….
    Bon courage a vous

  22. Très touchée par ce post en tant que maman de deux petits monstres de 3 ans et demi et 2 ans et demi, et surtout en tant qu’enseignante en maternelle. Je n’arrive pas à comprendre encore que certains enseignants passent à côté d’enfant comme le vôtre. J’essaie depuis le début de ma carrière de considérer chaque enfant comme individu avec leurs différentes capacités, leurs compétences, leurs troubles…j’essaie tant que je peux de guider les parents vers des professionnels de santé car c’est vrai qu’en tant qu’enseignante, on ne peut pas tout gérer et surtout ce n’est pas notre rôle de diagnostiquer… en tout cas plein de courage et bravo à votre « monmonstre » de faire des progrès: je l’encourage!!!

  23. Merci pour ce témoignage. Mon fils est dys. Pas facile. Chemin tortueux. De mon expérience, l’enseignement néerlandophone en Belgique est plus ouvert.
    Peut-être une piste à creuser : il est allé suivre une formation chez Michèle Blocq à Braine-Le-Chateau. C’est une kinésithérapeute qui a développé une méthode destinée à aider les dys, hyperactifs et autres enfants en difficultés. Il s’agit d’améliorer leur perception spatio-temporelle et de les rendre plus « présents » et d’ainsi mieux se concentrer et plus longuement. Cela a fait une différence pour mon fils. L’école a tout de suite apprécié les progrès.

      • Bonjour Rachel. Il s’agit d’une Kinésithérapeute. En Belgique, la méthode s’appelle « Les racines de la vie ». En France, on parle de « l’induction du mouvement conscientisé » . Méthode développée par Marcelle Procus.

  24. merci d’avoir partagé cela avec nous
    il est difficile et je suis bien placée pour le savoir d’avoir une enfant à la fois adorable et au comportement infernale, elle a 10 ans et je ne sais que faire…..
    il n’est pas évident de se lancer dans un parcours de test mais c’est tellement épuisant à vivre au quotidien que c’est peut être la seule solution, mais mon généraliste n’est pas trop pour…..
    bref je ne suis pas sortie…..
    bon courage pour la suite vous avez pris la bonne décécision

    i

  25. Bonsoir,
    Je viens de prendre connaissance de ton article, qui me touche énormément. Sans exagérer, j’en ai quelques larmes qui coulent, car quelque part, j’avais l’impression que tu parlais un peu de ma fille. Ce serait trop long à expliquer et je ne saurais pas par quoi commencer, tant ces années passées ont été difficiles, et le sont encore bien plus… Je croise les doigts pour que ton petit amour se sente mieux et que cela se passe mieux au quotidien. Car au-delà de ces moments très dur à passer pour eux, pour nous… c’est avant tout leur bien-être qui prime. On ne sera heureux que si notre amour l’est aussi. Ton article me donne un peu d’espoir pour la suite, car nous aussi nous avons démarré notre « travail » il y a quelques mois. Juste une chose, peux-tu préciser si la nouvelle école de ton fils est une école « classique » ou « spécialisée » ? Et surtout, comment as-tu trouvé une équipe pédagogique ouverte sur ce que vous rencontrez ? J’avoue être parfois découragée devant la rigidité du système… Courage à vous en tout cas !
    Karine (maman de petite princesse de 6 ans et demi et de petit bout de 15 mois).

    • Bonjour Karine,

      c’est une école Ordinaire, mais qui a beaucoup plus l’habitude des  » problèmes  » d’apprentissage. ils ont souvent dans leurs élevés des enfants qui ne parlent pas français, donc ils ont l’habitude de mettre en place des choses . et puis l’équipe pédagogique est très motivée . en fait c’est le bouche à oreille , en discutant de nos soucis à des proches , …. voila 🙂
      courage à toi en tout cas, c’est difficile mais n’oublions pas que le plus important c’est que nos enfants soient épanouis et bien dans leur peau .

      • Merci beaucoup pour tes infos. Oui ça me fait du mal de la voir au final souffrir. Mais il faut tenir bon ! J’espère tomber également sur des personnes attentives et à l’écoute… Merci encore !

  26. Et bien moi, du haut de ma petite expérience de maman d’un bonhomme de 7 mois, je peux dire l’amour inconditionnel que vous lui portez car vous n’avez rien laché pour accompagner votre fils. L' »école » voulait me briser moi qui était « normale » alors j’imagine ce que ton monstre a vécu mais c’est de l’histoire ancienne. Bon vent à ce p’tit bonhomme qui a et trouvera sa place, j’en suis sûre.

  27. QUand je lis ton récit et les spécialistes que tu as mis en place je ne peux pas m’empêcher de pensé que cela va prendre tellement de tous et de souffrance pour ton petit bout. ALors je t conseille d’aller chez un kinésiologue qui a fait un module d’kinêsiologie éducative. CAr en générale les enfants hyper actif on des réflexes enfantins non inhibés et les kinésiologue font des miracles en peu de temps. Moi le mien est hyperactif et bien en deux séances il est méconnaissable ce fut pour moi de l’ordre de la magie. C’est un amie à moi instit et kinésiologue qui l’a traité. ET lui même me dit que cela marche trop bien il a 10 ans. ALors essaie au pire cela te coûtera quelques sêances seulement.
    EN attendant courage

    • JE me relis et que de fautes, là c’est grave. Le mien est dyslexique pas hyperactif je me suis trompée en écrivant. ET les kinésiologues traitent les différents DYS et les hyperactifs de façon rapide et efficace. LIsez le livre : « papa, maman Je n’y arrive pas » et vous reconnaîtrez toutes vos loulous .

  28. quel désatre peut causer le système scolaire standard parfois………….ça m’attriste beaucoup pour ton petit bout, je suis heureuse de lire qu’il reprend goût à aller à l’école, je suis sûre que les progrès se feront naturellement maintenant qu’il est dans un environnement sain pour lui, qui le considère et cherche à le comprendre! bravo et courage pour toute l’énergie et l’amour que vous mettez dans cette recherche…..tout de bon !! 🙂

  29. Pingback: Et cette fin d’année scolaire ? | Chronique d'une maman débordée

  30. Pingback: { Rétrospective de vos coups de cœur sur le blog } Les articles les plus lus de 2016 ! |

  31. Coucou 🙂 cet article me surparle! le problème, c’est de gérer aussi la détresse de ces ptits bouts. Et les médecins qui te disent tout et son contraire. Ceux qui sont contre Ritaline ou concerta, et ceux qui te regardent comme si t’étais la reine des c… parce que t’hésitent à leur faire avaler ces trucs. Aujourd’hui, mon ptit gars a 18 ans, avale des médocs parce qu’il veut faire des études ( vaste sujet études ou médocs? etc… ) … mais le plus dur a été de voir les troubles anxieux s’installer … !!! Et eux, alors eux, il faut les surveiller étroitement. Je suis là pour vous deux 🙂 bisou

  32. Bravo pour cette persévérance et bon courage. Grâce à vous il sera un petit garçon heureux avec des faiblesses et des forces comme tout le monde.

  33. Il faut attendre que l’enfant soit scolarisé pour savoir? J’ai un petit garçon de 2 ans je le retrouve énormément dans les symptômes je ne sais plus quoi faire pour l’aider.

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