Choisir le sur-mesure

Si vous me suivez sur le blog, vous savez que Cela fait un moment que je reflechis sur ma  » condition  » de femme. Et franchement, je ne sais pas très bien si c’est bien de partager avec vous cette reflexion si personnelle, si profonde sur ma vie, ma place dans ce monde, tant c’est personnel. Et puis, Cette quête me pousse aussi à remettre en question un mode de fonctionnement tellement commun à tous que la  » critiquer  » pourrait en offusquer certain(e)s. Mais après tout, ce blog est mon moyen d’expression, mon antre où je livre ma vie, alors je joue le jeu encore une fois. Et quitte à me faire qualifiée de maman débordée complètement bobo, j’assume .

Il y a presque 2 ans maintenant, je me suis lancée dans une quête aussi bizarre qu’incensée : la recherche du bonheur.

La recherche du bonheur oui, mais surtout du bonheur à travers la découverte de mon moi profond. de ce que je suis, de ce que je veux, de ce que j’aime et de ce que je deteste. Cette quête m’a poussée à quitter mon boulot d’employée commerciale plan plan pour monter mon propre emploi.

Au cours de cette quête j’ai cheminé, je me suis tantôt trouvée, pour mieux me (re) perdre parfois, j’ai essayé, j’ai parfois réussi, j’ai parfois fait des erreurs. J’ai empreinté des chemins qui avaient l’air tellement facile qu’ils étaient d’une difficulté incroyable, j’ai rencontré des gens biens, d’autres moins. Je me suis re-re-perdue, mais pour encore mieux me trouver.

Dans cette quête,j’ai  rencontré beaucoup de femmes, tout aussi larguée que moi dans leurs rôles de super femme-epouse-professionnelle-maman, subissant plus qu’autre chose les inombrables étiquettes que la société nous colle.

Depuis, je me suis demandée si la femme d’aujourd’hui était vraiment heureuse, en fait. Car nous sommes face à tant d’attentes et d’obligations que cela peut vite en devenir oppressant.

Nos mères et nos grands-mères se sont battues pour notre indépendances et c’est très bien. Mais aujourd’hui, J’ai l’impression que ce que nous en avons fait, c’est une prison.

Une prison.

Car aujourd’hui, nous nous enfermons dans une sorte d’obligation de la performance féminine. Nous devons être, certes, de bonnes mères, mais aussi, et j’ai presque envie de dire surtout, d’incroyables femmes actives, de merveilleuses épouses, des minettes tirées à 4 épingles, des professionnelles toujours au top, de supers copines toujours à l’écoute, et des femmes sportives qui prennent soin de leurs corps . Des supers-héros au féminin en quelque sorte.

Mais honnêtement, cela n’est-il pas un peu trop ?

Ne serait-ce pas Trop de choses à faire, de contrats à remplir pour que l’on puisse penser à goûter au bonheur, même seulement un peu ?

Il y a quelques jours, j’ai décidé  que c’etait trop. J’ai souvent Trop de choses à gérer, à m’obliger, pour prendre vraiment conscience de l’essentiel. J’ai donc choisi de choisir. J’ai décidé d’assumer de ne pas pouvoir être tout ça à la fois, et j’ai mis l’accent sur mes priorités, sur mes envies, pour me rapprocher de mon moi profond. quitte à être décriée par les feministes avident de modèles de parfait féminin sur tous les fronts.

Faire moins de choses pour mieux les faire, prendre plus le temps avec ce(ux ) qui compte vraiment. Se libérer des dictats Et choisir ses batailles, Pour être heureux.

J’ai donc ( enfin ) décidé d’arrêter de m’éparpiller. Cela veut dire beaucoup de choses, pour moi, mais aussi pour notre famille. Un nouveau mode de fonctionnement, que l’on va mettre petit à petit en place, calmement, en reflechissant à ce qui est vraiment important à nos yeux, et en reflechissant à comment le mettre en place .

Nous sommes donc en  train de construire papa débordée et moi un mode de vie différent de ce que l’on vie aujourd’hui, hors des vies  » clefs sur porte  » que nous propose la société trop mausade à notre goût. On a choisi de construire un mode de vie sur mesure, à notre image, et à la mesure de ce qui nous semble VRAIMENT important.

 

( suite au prochain épisode )

 

 

 

 

 

 

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20 réflexions sur “Choisir le sur-mesure

  1. Oui.
    Nous perdons notre vie à essayer de la gagner.
    Je suis medecin 52 ans, fille d une maman professeur retraitée qui etait libérée avant l heure. J ai baigné dans la notion de « femme= independance » et c est ce que je continue à dire aux jeunes filles, ayez un metier , ne vous mettez pas en situation de dependre de quelqu’un.
    Puis, il y a 8 ans, j ai arrete mon boulot. Petage de plomb.
    J eleve mon fils qui a un handicap mental. Je fais la cuisine pour mon mari , je lui lave et repasse ses habits. Je lui prepare ses habits pour lui eviter de choisir des trucs qui vont pas ensemble…
    Je suis plus heureuse qu avant , j ai appris a jouer de la guitare, je me leve, pour mon fils , mais apres , si je veux, je me rendors.
    Je fais presque tout ce que je veux.
    Je ne m ‘habille pas en femme sexy-pute, talons de12, ongles de 5 ,tatouages, , pas pour moi, moi , jean super LTDC, haut american vintage, boots.
    J ai enfin trouvé mon style : faignasse, aimante,bien sapée, jamais debordée, forcément.
    Songez à un truc: si vous deduisez de votre salaire tout ce que vous coute votre job, fringues , voiture, garde des gamins, repas, etc.. Je dois en oublier. Combien vous reste t il?
    C est la grosse arnaque.
    La plus grosse arnaque que les feministes ont monté ,pour notre malheur à presque toutes.
    Valerie

  2. La foi aide beaucoup
    La plupart des femmes que je connais qui ne sont pas croyantes se cherchent constamment et sont perdues à travers les clichés de la société

  3. Assez d’accord avec Arnaud Stéphanie, je viens de signer un cdi avec un semble t-il bon patron, mon mari en déplacement avec les 2 crapauds je pêtais les plombs a la maison, mais la je me questionne beaucoup, ai je fais le bon choix??? On achète c’est indispensable a notre projet familiale, mais etais-je prête a larguer mes bébés a la société pour au final la moitié de ce que la caf me donnait pour être avec Elles…. Dur dur de répondre a la pression sociale de la femme parfaite… Je me suis faite manger par la société j’ai l’impression d’avoir vendu mon âme….

  4. Salut maman débordée,
    j’ai hâte de voir la solution à ton problème qui semble être le même que le mien! 😉
    je crois que pour moi les grossesse ont été un temps privilégié pendant lequel j’ai pu réfléchir à ce que je voulais vraiment mais je n’ai pas encore trouvé la solution pour y arriver. j’espère trouver l’inspiration dans ton prochain post 😉

  5. Comme je te comprend. La vie semble Si compliquée parfois et on essaye tellement de se le cacher. Nous les femmes nous devons montrer a nos époux que nous sommes de bonnes mères et s occuper de nos maris pour que ces derniers ne tombent pas dans les bras de la première fille qui passe. Mais on doit aussi montrer a nos patrons que nous savons assumer nos vies de mères sans pour autant négliger le travail et mériter cette promotion qu il nous donne. Nous devons aussi être forte pour nos enfants. Ne rien laisser paraître. Au final sommes nous vraiment heureuses ? Je ne le pense pas. Nous faisons semblant. On me dit souvent de prendre du temps pour moi mais quand!? Du temps si je dois en faire, c est au détriment de la qualité et une conscience qui me tue. Mais la solution est la c est certain. En faire moins et se réorganiser pour être plus heureuse . Savoir prioritisé et moins en faire et ne pas avoir peur de ce que pourrais penser la femme parfaite de l autre côté de la porte….
    Je trouve ta démarche admirable car il faut un courage surhumain pour se remettre en question et changer les choses. Moi je n y arrive pas. Je ne suis pas heureuse et je fais semblant …
    Courage

  6. Hello,
    Je suis d’accord avec vous sur le côté super héro courir etc…….Néanmoins j’ai passé 4 ans à la maison et bien vive la déprime !!!!! avec un seul salaire il est parfois difficile et pouvoir faire des activités en dehors de la maison et de rencontrer des gens. Aujourd’hui je bosse, c’est hard, l’équilibre est difficile à trouver pour toute la famille mais je ne déprime plus.

    En tout cas J’ai hâte de lire la suite et d’apprendre comment vous, la famille débordée, allez ré-équilibrer tout ça. Les expériences sont toujours bonnes à prendre. bon courage

  7. Oh comme j’aime cet article! Tout ça parce que je m’y retrouve à 100% !
    J’ai décidé cette année, moi aussi, « d’être heureuse ». Je commence déjà par l’étape Psy. et c’est la que je retrouve exactement ce que tu décris : ma psy m’a dis que je voulais tout faire bien. Et que je culpabilisais pour plein de choses. Alors que je fais les choses bien. Pour enfin me dire que NON, je ne suis pas WonderWoman!! ( Ah bon?? ^^)
    bon, c’est seulement la deuxième séance, mais je suis déjà contente! Là où je bûche, c’est sur le point professionnel. (prochain sujet chez la psy, j’espère) Je suis assistante maternelle agréée depuis les 1 an de mon fils. Je me suis dis comme vous, Corananas, pourquoi allez bosser si c’est pour dépenser mon salaire en crèche et essence et ne plus avoir de vie de famille? Du coup je bosse à la maison sauf que… je pète les plombs!! Mais voila, comment sortir de mon trou, faire quelque chose que j’aime (faudrait déjà que je trouve QUOI??) SANS mettre ma vie de famille de coté, point « essentiellement existentiel » (ou existenciellement essentiel? ) à ma vie. Et c’est là que tout bug… je ne sais pas comment m’y prendre, … je cherche les clefs, alors si vous en avez… je prends!
    Vous souhaitant à Toutes ( et à moi aussi ^^) de vous trouver….vraiment….

  8. A chacun son bonheur, ce qui est important c’est de le trouver pas de le comparer a celui des autres!!! Continuez ainsi et vivement la suite!

  9. C’est une réflexion par laquelle je pense nous sommes en quelque sorte obligée de passer au moins une fois a partir du moment ou on est devenue mere et on se rend compte que nous ne sommes pas des super héroïnes comme dans les séries télé ! Pour ma part, est arrivé mon crapaud, premier, un peu en avance mais aujourd’hui en pleine forme, on s’inquiète, on veut changer et puis on finit par reprendre le cours de cette vie ou l’on doit tout faire et bien en plus … Et puis arrive ma princesse, deuxième, un peu en retard cette fois et on s’inquiète de nouveau, on veut encore changer et puis on arrive a 30 ans et on se rend compte qu’on ne peut pas tout faire et surtout qu’on est pas heureuse comme ça alors on prend une décision radicale et on arrête de vouloir être super woman et on décide de vivre avec un peu moins certe mais sûrement avec beaucoup plus de chaleur, de joie, de bonheur et d’amour qu’avant car finalement c’est notre obsession de la liberté qui nous aliène car on l’interprète mal et on se sent obligée de répondre a tout ces dictats de la société alors que la vraie liberté est celle qu’on se crée pour notre bonheur et celui de notre petite famille. Aujourd’hui sans pression professionnelle autre que la mienne je me sens libre et heureuse et mon mari et mes enfants aiment beaucoup cette nouvelle moi qui finalement est celle qui a toujours était la vraie moi ! Merci a toi de partager toute ces pensées qui finalement sont aussi un peu les nôtres et nous aident a faire notre petit chemin !

  10. Je suis assez d’accord avec toi. Après arrêtons de tout mettre sur le dos des féministes et de la société, car grâce à elles nous avons le choix. Nous pouvons être indépendante, accro à nos boulots, mère au foyer… Pour moi travailler est une nécessité à mon bien-être, après c’est à nous de faire les bon pour être heureuse.
    Mais il est vrai que se mettre des limites et accepter que l’on ne peut pas tout faire est difficile. Pour ma part, il m’a fallu un deuil familial pour que je me rende compte que j’accordai trop d’importance à mon boulot (pas forcément en terme de temps), que pourtant j’adore.
    J’essayai d’être une super maman, une femme d’intérieur et une amante au top mais ça m’a épuisée. Et c’est moi toute seule qui me suis mise la pression…
    Ce qui fait que comme toi je me sens perdu, il faut que je réajuste mes repères, mes prioriés mais en attendant c’est le flou artistique.
    Je pense qu’effectivement chacune doit faire ce qui la rend heureuse (dans la limite du possible hein…. Passer 3 mois d’hiver au Seychelles risque d’être un peu compliqué lol), s’organiser pour se garder du temps pour soi.
    Et ce qui n’est pas fait le jour même sera fait un autre jour… Oui, je sais ça fait mal au oreilles ^^ »

  11. Il me parait essentiel d’arriver à lâcher prise et à choisir quelles sont ses priorités (plus facile à dire qu’à faire mais bon).
    Mais je voudrais préciser quelque chose : Le féminisme n’exige pas du tout que les femmes soient parfaites, c’est le patriarcat qui demandent tout aux femmes. Le but du féminisme est de se libérer de cela justement et de pouvoir avoir le choix de sa vie. Les médias balancent une image complètement faussée du féminisme malheureusement.
    Bref tout ça pour dire que le problème c’est que maintenant qu’on peut travailler, on se retrouve pratiquement dans l’obligation ET de travailler ET de continuer à faire le travail domestique, de s’occuper des enfants. Les autres taches ne sont guère plus partagées qu’avant. Dans ces conditions, il est presque impossible de vivre sereinement.

    J’ai hâte de lire la suite du billet en tout cas. 🙂

  12. Est-ce que ce sont vraiment les féministes qui nous obligent à avoir une vision de la femme telle que tu la décris ? Je n’en ai pas l’impression mais la société, la publicité, la consommation oui.
    Qui veut que tu sois tirée à 4 épingles, avec un corps de déesse, des ongles peints, montée sur des escarpins de 12 cm ? Le lobby de la mode
    Qui nous oblige à travailler 39 h et tout gérer à la maison ? Personne à part la pression que nous pouvons nous mettre nous même de vouloir tout gérer sans rien déléguer. Et on sait où ça nous mène : burn out !
    Il n’y a pas de modèle féminin, chaque femme est unique et à partir du moment où tu trouveras ton équilibre c’est à dire où tu penseras que chaque chose (professionnelle, familiale, sociale) est à sa juste place dans sa vie, tu te sentiras en harmonie avec toi même, bien dans ta tête, bien dans ton corps.

  13. J’ai très envie de lire la suite. Je viens de devenir mère, j’aimerais changer de route professionnelle pour faire ce que j’aime vraiment : tout cela soulève beaucoup de questionnements…

  14. Pingback: { J’ai testé pour vous } un week-end en famille avec Abritel | Chronique d'une maman débordée

  15. Je te rejoins à 2000%. Et d’ailleurs, il faut arrêter de croire qu’être féministe, c’est vouloir une femme qui fait tout de A à Z, qui bosse, qui s’occupe de la baraque, du mari et des moufflets. Ça, c’est une vision « ancienne » du féminisme, celui de nos mamans et de nos grand-mamans. Etre féministe aujourd’hui et depuis toujours d’ailleurs, c’est vouloir que la femme soit l’égale de l’homme. C’est vouloir que la femme ait le choix de choisir comme tu dis. C’est vouloir que la femme puisse faire ce qu’elle veut : travailler ou non, allaiter ou non, porter une putain de jupe ou non,sans être regardée de travers.
    Je trouve ça formidable que tu te sois demandé si les femmes étaient heureuses. C’est ça, le féminisme. Et pour répondre à cette question, j’ai choisi moi, d’être heureuse. A bac +5, je nai pas envie (oui oui, tu as bien lu) de passer 60h par semaine au travail pour ensuite me taper les lessives, changer 3 couches et aller au lit. Ce que je veux, ce qui me rend heureuse, c’est mon travail de maman. Je l’assume mais ce n’est pas toujours facile d’expliquer pourquoi mon kif est de repasser les chemises de Papounet, faire les petits pots de Hibou. D’ailleurs, je ne devrais pas avoir à le faire. Les personnes qui me connaissent bien ne se posent pas de questions, ils savent que nous sommes heureux comme cela, et au final, c’est bien la seule chose qui compte : être heureux !

  16. Pingback: Choisir le sur-mesure #2 La mise en place | Chronique d'une maman débordée

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