En chemin …

Être une femme, ça peut paraître tellement simple, en apparence.

Petite, j’ai longtemps cru que se percher sur des talons de 10 cm et mettre du rouge à lèvres suffit à faire une femme . Ado, j’ai  fait mes premiers essais de feminité. Souvent grossier, souvent trop voyant, ou trop discret. Et je me disais qu’avec le temps, je prendrais la main et le trait s’affinera.

Et le temps venu, je me suis perchée sur des talons de 10 cm et j’ai mis du rouge à lèvre. et j’ai enfilé ma vie de femme. Mais jamais je ne me suis vraiment  » femme  » . Je n’ai jamais su comment me comporter en vraie femme.

Alors je me suis dit que la maternité ferait de moi une femme, le temps venu. Et puis un jour je suis devenue maman, 2 fois.

Et cette satanée feminité, je l’ai attendue, encore et encore. Et au contraire, je l’ai sentie s’eloigner. La fatigue, le manque de temps, les enfants, le travail me donnait l’impression de m’eloigner de la femme en moi.

Lasse, j’ai laissé cette quête en sommeil, ne laissant transparaitre que la mère, Pendant plusieurs mois. Je me suis assommée de travail, d’obligations, de contraintes. Parce qu’être une maman me semblait plus facile et plus accessible que d’être une femme. Mais j’avais tord. Parce que comment être une mère lorsqu’on ne sait pas comment être une femme ?  Comment savoir ce que l’on veut dans la vie quand on ne sait même pas quelle est notre place dans celle-ci ?

Il y a quelques temps, cette quête de féminité c’est donc révélée importante. Pour moi, pour mon mari, pour mes enfants. Pour connaitre la place que je dois tenir dans ma vie, dans mon couple, dans ma famille. Pour que je sache qui je suis, ou je vais, où je suis et comment je me pose, enfin. Pour que mes enfants sachent, aussi qui je suis, qui ils sont et quelle est leurs places dans cette famille.

Alors j’observe, je regarde, j’analyse les femmes autour de moi. Et je me pose des questions sur elles, sur leurs vies : sont-elles des femmes actives ? Des femmes au foyers ? Sont-elles douces ou rebelles ? Se trouvent-elles belles ? Comment gèrent-elles leur quotidien ? Comment trouvent-elles de la joie dans leurs vies ?

Et là , je me suis rendue compte d’une chose importante : il y a autant de feminité que de femmes sur la terre. Il y a des femmes douces, des électriques, des sportives, des actives, des lassives, des entreprenantes, des rêveuses, des soucieuses, des originales, des conventionnelles, des sensuelles. Elles sont elles, et c’est ce qui les rends femmes.

Je commence à comprendre que ce n’est pas la féminité qui fait la femme, mais que c’est la femme qui fait sa feminité. Et à 30 ans, j’ai enfin décidé de tenter de découvrir la femme que je suis , et de l’écouter. Je vais tenter de savoir ce qu’elle veut vraiment de la vie, et comment elle veut être heureuse.

à 30 ans, je découvre  ( petit à petit ) que je suis une femme, et que cette femme a le droit au bonheur. Que tout n’est pas que stress, contraines et obligations, mais aussi plaisir, joie et laisser-aller. à 30 ans, je tente de goûter aux petits bonheurs simples de la vie, aux plaisirs niais, aux sourires béas et à la simplicité d’un moment partagé.

à 30 ans, je ne sais pas encore quelle femme je suis, ni vers quel chemin elle va me mener, mais à 30 ans, j’ai enfin décidé que le chemin serait beau.

 

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10 réflexions sur “En chemin …

  1. Très beau texte ! Tu as tout à fait raison, ça fait du bien de l’entendre on est chacune différentes mais chacune des femmes quand même

  2. Oh comme je te comprends… j’ai les mêmes sentiments que toi, est-ce le fait d’avoir 30ans qui nous fait réagir?
    Je cherche aussi la femme que je suis parce que la facilité pour moi c’est aussi et surtout d’être mère!
    2 merveilles qui me disent que je suis jolie quand je me maquille et me « deguise » en fille!!
    Tellement plus simple d’être en jean er basket pour mon boulot que je ne m’habille plus que comme ça!!
    Comment faire alors? Je cherche et espère trouver avant mes 40ans!!
    Merci pour tes articles qui me font ne pas me sentir seule!

  3. Les larmes aux yeux en lisant votre texte… Je crois qu’à presque 40 ans il est temps que je cherche… et que je trouve qui je suis en tant que femme. Comme vous dites, pour moi avant tout, mais aussi pour mon mari et mes enfants. Bonne quête à vous 🙂

  4. C’est aussi le genre de chose que je me dis de temps à autre, surtout lorsque je vois mes copines qui semblent s’être « trouvées » en tant que femme. Moi, je n’arrive pas. Maman, oui. Epouse, un peu comme je peux. Copine, pas de problème. Mais femme… quand j’aurai le temps. Peut être que c’est ça, au fond. Profiter et ne pas trop se poser de question. N’empêche que. Les talons de 10 cm, je les sens pas, j’vais me casser la gueule, alors que les autres y arrivent. Tant pis…

  5. Comme tu le dis si bien, être femme, ce n’est pas seulement porter des talons de 10 cm et mettre du rouge à lèvres, ça serait bien trop réducteur et cliché !
    Ne nous laissons pas abuser par les images des magasines, ne succombons pas aux « normes » que voudraient nous imposer les publicitaires, les créateurs.
    Bonne quête de la femme qui est en toi !

  6. Très beau texte!
    J’ai eu 40 ans cette année et je me sens bien dans ma féminité (même si j’ai moins le temps avec mes loulous : 1 papa et 1 petit garçon et que mon corps a changé avec la grossesse). Par contre, je me souviens très bien comment j’étais mal dans ma peau à 30 ans et à l’époque j’étais célibataire et sans enfant bien-sûr! Je déprimais grave, à tel point que je ne voulais pas fêter mon anniversaire alors que j’adore le fêter d’habitude… Heureusement j’avais des amis qui m’ont obligé à le fêter!
    Tout ça pour dire que je crois que 30 ans est un âge charnière pour une femme et qu’il est normal de se poser des questions. Vous avez maintenant 10 ans pour profiter de vos réflexions et de votre famille et arriver à l’âge canonique de 40 ans!!!! Have fun et carpe diem.

  7. Je pense que l’on s’y retrouve toutes un peu…
    Je pense qu’on se sous-estime trop, on ne se sens peut-être pas « femme » mais les autres peuvent nous percevoir comme telle…
    Je comprends tout à fait ce que tu ressens, 31 ans, mère d’un garçon de 19 mois, je suis au même stade que toi.
    J’étais plutôt garçon manqué étant petite.
    Adolescente, j’ai tenté d’être féminine (trop, pas trop, pas assez…).
    J’ai tenté être plus « femme » en entrant dans la vie active mais avec difficulté : peur d’être remarquée, peur du regard des autres.
    Je suis devenue maman, mais manque de temps, de sommeil et prise par le quotidien, ma priorité était pour mon fils… Mon couple battait de l’aile…

    Maintenant, mon homme (qui a bien changé depuis qu’il est père) et mon fils me donnent beaucoup de force, beaucoup d’espoir surtout.
    Ils me construisent, ils me donnent les éléments pour être plus « femme »…

    Je suis une « femme » heureuse.

    Merci pour ton article…

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