témoignages de mamans : Palatine raconte sa vie de maman solo

Il y a 5 ans, j’ai décidé de quitter le Super Papa de Princesse Haricot, et, avec lui, une situation familiale très confortable. J’ai quitté aussi tout ce qui faisait ma vie jusque là : mes campagnes, ma maison, ma famille, mon boulot, mes amis (enfin… ceux qui restaient *par expérience, je peux vous garantir que le divorce est une des situations qui permet de faire, ce que j’aime appeler, « l’écologie des relations »*).

Je suis partie en emmenant ma fille, la question ne se posait pas pour moi. Elle avait 6 ans au moment de notre séparation . Avec le recul, je mesure à quel point j’ai fais preuve d’égoïsme.

Les mois qui ont suivis ont été très douloureux, pour toutes les 2. Ma fille perdait tous ses repères et je culpabilisais de les lui avoir enlevé. J’étais très peu soutenue par ma famille, qui ne comprenait pas ma décision, et j’ai donc décidé, désormais, de ne compter que sur moi-même.

Je me suis retrouvée seule à gérer le quotidien, partagé jusque là avec Super Papa et les mamies, les tantines aussi, dans une ville que je ne connaissais pas, sans amis, nouvellement employée dans une boîte où je travaillais à temps plein et où je devais tout apprendre. Mon compagnon de l’époque intervenait peu dans ce qui constituait l’éducation de ma fille, et je comptais surtout sur ma sœur, qui habitait déjà la ville et qui était aussi présente qu’elle le pouvait.

Mais Nous avons dû déménagé une nouvelle fois, lorsque j’ai fais le deuil d’une possible relation avec mon compagnon.  J’ai découvert alors les « joies » de vivre en appartement, les embout’, matin et soir, le stress de ne pas arriver à temps pour récupérer ma Princesse avant la fermeture de la garderie, les difficultés de quitter mon boulot lorsqu’elle avait un petit accident ou ne se sentait pas bien à l’école. M’organiser pour assurer les rendez-vous médicaux (cumul orthodontiste et psy) en pleine journée, les réunions de parents. J’étais debout le matin dès 06h, le temps de me préparer, de réveiller la demoiselle, de m’assurer qu’elle prenne son petit dèj, de préparer les tartines, les collations, les sacs éventuels ; faire la route jusque l’école, bosser 8 à 9h, la récupérer, faire les courses, préparer le repas, m’assurer que les devoirs soient faits, surveiller le bain… et, comme cela, disponible chaque jour jusqu’au soir 21h, heure à laquelle elle se couchait le plus souvent.

Je vivais parfois difficilement cette situation, dans la mesure où ma demoiselle passait la plupart de ses we chez son Super Papa.  J’avais l’impression que notre relation se nouait surtout au travers d’horaires et de contraintes, et les moments où nous pouvions simplement profiter l’une de l’autre étaient rares.

J’avais très peu de relations avec les autres mamans, puisque je déposais ma fille tôt le matin et la récupérais tard le soir, et il m’était difficile de compter sur elles en cas de soucis. Je faisais parfois appel au Super Papa qui me dépannait quand il le pouvait, tributaire de la distance et de ses horaires.

Et  Lorsque Princesse n’était pas là, j’accumulais les heures sup’ au bureau pour me permettre d’alléger mes journées lorsque c’était nécessaire. Et là, ma sœur a quitté la ville.

J’étais toute seule, plus que jamais. Ma famille avait « digéré » la séparation avec le papa de Princesse mais la distance géographique empêchait de compter sur eux au quotidien.

J’étais particulièrement fragile dans les mois qui ont suivis ma deuxième séparation ;  et je me rends compte, avec le recul, que j’ai trouvé la force et le courage, chaque matin, de me lever grâce à elle.

C’est ma fille qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de continuer à avancer, envers et contre tout.

La vie à 2 a été une expérience extraordinaire (euh, oui, nous formons une nouvelle famille depuis plusieurs mois avec Namoureux <3). Beaucoup d’amour, de douceur, de complicité, de moments partagés (soirée « chips », ciné, petite sortie resto, école buissonnière). Nos liens se sont renforcé davantage et j’ai compris que ce que nous avions vécu, dans la joie ou la douleur, nous a rendus plus fortes et plus unies que jamais.

Et il n’est pas plus belle déclaration que lorsque fille vous confie, un soir avant le coucher, les larmes plein les yeux, que vous êtes « la seule personne sur laquelle elle puisse à jamais compter ».

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Une réflexion sur “témoignages de mamans : Palatine raconte sa vie de maman solo

  1. Oh punaise ce témoignage viens a point nommé moi qui suis dans là situation ou je dois prendre là décision… Partir ou rester … Quel courage d’avoir eu le cran de tout lacher…

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