maman est là .

Vivre avec notre petit Monmonstre n’est pas toujours facile.

 Mon fils est pour moi le plus beau petit garçon de la terre , mais de la à dire qu’il est le plus sage ……… On est souvent loin du compte.

Dominant, possessif, ses rapports avec les autres sont  parfois compliqués .il est du genre à hurler si je le dispute, et frapper ( fort ) si un enfant lui prend un de ses jouets, ou s’il fait quelque chose qu’il n’apprécie pas

Ses rapports avec sa sœur ont aussi eu beaucoup de difficultés à démarrer. Jaloux maladif, il ne supportait pas que l’on s’occupe d’elle et entrait dans de grosses colères. Il était aussi du genre à la mordre, la faire tomber ou la frapper «  juste comme ça « 

« Quel sale gosse !!!!!! » me direz –vous . Vu de l’extérieur, cela peut se comprendre. Mais je suis sa mère, je l’aime au plus profond de mon cœur et je savais, même si à la base c’est un enfant qui a du caractère, que cette violence ne pouvait être gratuite. Je le connais mon pti boubou, et je sais qu’il n’est pas foncièrement « méchant » . Alors pourquoi agissait-il ainsi. Je me fondais entre incompréhension et tristesse.

Je sentais que la situation m’échappait. J’ai décidé de consulter Ma merveilleuse sage femme, qui a suivi la grossesse de ma fille, et qui est d’une douceur, d’une écoute et d’une compréhension incroyable.

Je lui ai parlé de ses comportements. Nous avons discuté et ensuite elle m’a demandé : « peux-tu me parler de l’histoire de naissance de Monmonstre ? « Et là, sans raison apparente, j’ai fondu en larme.

Il faut dire que ce pti bout d’homme, il est déjà passé par des moments pas toujours facile .

J’avais bataillé pendant plus de 20 mois pour essayer de tomber enceinte, sans succès. Chaque traitement était un échec en fin de cycle. Et cette tristesse qui l’accompagnait. Et à chaque visite chez le gyné,  on découvrait de nouveaux problème. Mon corps souffrait de tout ses traitements, et mon esprit encore plus.

Je m’étais résignée…. Ok j’ai compris, la maternité ce n’est pas pour moi . Je me suis renseignée sur l’adoption et j’ai effacé de ma tête tout désir d’enfanter . C’est alors que quelques mois plus tard, la nouvelle est tombé : j’étais enceinte . de 9 semaines . J’ai pleuré de joie . Mais j’ai eu peur aussi. Car ce bébé, je ne l’imaginais plus. Je me l’étais sorti de la tête, pour me préserver.

Je devais donc intégrer le fait que –enfin- j’allais être maman naturellement. J’aurais dû être heureuse, sauf que j ‘ai vécu cette grossesse la peur au ventre. Je me disais que ce n’était pas réel, que j’allais me réveiller de ce si merveilleux rêve. Je paniquais dés que je ne le sentais plus bouger.

  6 mois plus tard, je tenais mon enfant dans mes bras. Je n’ai pas réalisé tout de suite que j’étais maman. Et puis ils ont dû prendre mon bébé pour le mettre en néonat, car il avait contracté le streptocoque. 6 jours qui m’ont paru une éternité. Nous sommes enfin rentrés  à la maison. Nous avons alors commencé à nous découvrir, tous les 3 .  

Sauf que 6 semaines plus tard, mon militaire de mari partait pour 4 mois et demi en Afganistan . Autant dire que les 4 mois ont été long et pénibles. Chaque jour des attentats, et chaque jour cette peur au ventre. La peur de perdre mon mari.

Enfin revenu, j’ai cru que tout allait enfin rentrer dans l’ordre et que nous allions pouvoir être heureux.

Mais l’homme qui était revenu n’était pas MON mari. C’était un être froid, distant, effacé. Bref, tout le contraire de papa débordé. Les horreurs qu’il avait vu là-bas l’avait rendu vide et sans cœur.

J’avais perdu mon mari ….. Jusqu’à cet électrochoc, dû à une décision, difficile que j’ai prise : la séparation.

Moins d’une semaine plus tard, il me revenait, enfin. Conscient de ses démons mais bien décidé à se battre pour nous 3.

Bref, ces évènements, qui peuvent paraître banaux pour certains, ont été une épreuve pour moi. Tous liés par une peur : L’abandon.

Cette peur de l’abandon – d’avec mon bébé et d’avec mon mari- je l’ai transmis sans le vouloir à mon fils, alors qu’il n’était pas plus grand qu’un grain de riz. Et aujourd’hui, inconsciemment, il en souffre et cela a une incidence sur ses contacts avec les autres. Il agit comme s’il devait toujours se montrer ( souvent en faisant des bêtises:/ ) pour qu’on s’intéresse à lui, alors qu’il n’en a pas besoin .

Alors que dois-je faire ? L’isoler des autres ? Le punir d’être ce qu’il est ? J’ai décidé que non.

Nous lui mettons des limites, chose très importante pour qu’il grandisse, mais surtout nous mettons tout en place pour être le plus calme et rassurant possible avec lui . Pas facile quand il est infernal. Nous essayons de l’entourer le plus possible d’amour, nous essayons de lui expliquer les choses. Nous lui disons chaque jour que nous l’aimons et que nous sommes heureux qu’il soit là.

Et surtout, nous l’encourageons dans ses actes positifs. Et je lui consacre de temps en temps des moments rien qu’à nous, comme une sortie au cinéma, une virée au magasin ou, comme cet après –midi, une balade en nature.

La vie avec un enfant si «  intense et demandeur «  n’est pas toujours simple et peut parfois nous faire perdre les pédales, et Je sais que les autres ne voient en lui qu’un «  sale gosse » mais moi je vois un petit garçon. Le mien.  Et je l’accepte tel qu’il est. oui, il me demande beaucoup d’attention mais c’est aussi un petit treeeessss calin , qui nous donne tellement d’amour et de plaisir aussi . Il est plein d’humour et de curiosité.

Pour l’instant les efforts que nous fournissons pour le rassurer portent leurs fruits, mais petit à petit. Et nous espérons qu’ils seront suffisants pour qu’il puisse grandir dans le bonheur et qu’il devienne un adolescent et un homme heureux et confiant de l’amour qu’on lui porte….

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5 réflexions sur “maman est là .

  1. Joli récit, on oublie simplement des fois de parler à notre enfant, d’expliquer les choses, il comprend tout et ce depuis le plus jeune âge.
    La grosse étape était de comprendre le pourquoi du comment, le reste va suivre…
    L’enfant, pas de mod d’emploi livré à la naissance ! On apprend avec lui ♥

  2. C’est très touchant, as tu pensé a lui parlé de ses premiers mois de vie ? Il paraîtrait que cela fait énormément de bien ( à toi ainsi qu’à ton petit garçon ). En même temps , je ne suis pas une experte, bon courage en tout cas, vous êtes sur le bon chemin.

  3. Jai eu les larmes aux yeux tout le long. Mais tu as bien réagi je trouve beaucoup aurai abandonner, baisser les bras. Mais pas la maman débordé que je connais à travers ce blog. Les enfants sont capable de comprendre quand on leur parle. Alors oui il faut poser des limites mais c’est pour leur bien et c’est super de passé du temp avec chacun de tes enfants…

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